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1 mars 2026

ISABELLE HUPPERT (2)

ISABELLE HUPPERT     1953

Comédienne, Productrice Française

Le mystère est dans la nature de cette authentique comédienne française. Petite et menue, avec son visage parsemé de taches de rousseur et son air un peu lymphatique. Isabelle Huppert représente l'une des plus grandes actrices du cinéma français et international. Bref, elle a quelque chose des femmes fatales à la Lauren Bacall qui a contribué à faire du cinéma le septième art. Cela étant, elle peut aussi nous révéler d'autres facettes de son personnage, tantôt grave, tantôt comique, tout en gardant une part de mystère qui ne fait qu'accentuer sa séduction.

Après une éducation bourgeoise et cultivée à Ville d'Avray, son père dirige une entreprise et aime les voyages, sa mère professeur d'anglais joue du piano. Isabelle Huppert obtient une licence de russe et vient à la comédie dès l'adolescence. Au conservatoire d'art dramatique, elle a pour professeurs Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez.

 

Isabelle Huppert a trois sœurs, elle est la dernière, née le 16 mars 1953 à Paris, comme indiqué ci-dessus, elle a passé son enfance à Ville d'Avray et a suivi ses études à Saint-Cloud puis au conservatoire de Versailles. A dix-sept ans, elle passe son bac et le concours d'entrée au conservatoire national. Petit à petit son avenir dans le domaine artistique se dessine. Après avoir obtenue une licence de russe, elle s'inscrit au conservatoire d'Art Dramatique. C'est au même moment que lui parviennent les premières propositions.

Une première figuration dans "Faustine et le bel été" (1971) de Nina Companeez, à la télévision une émission sur Proust de Claude Santelli et une dramatique "Madame Baptiste" d'après Maupassant. Puis le cinéma s'intéresse à Isabelle Huppert avec "Le Bar de la Fourche" (1972) d'Alain Levent aux côtés de Jacques Brel, "César et Rosalie" (1972) de Claude Sautet, où elle interprète le rôle de la petite soeur de Romy Schneider. En 1974, elle tourne aux Etats-Unis "Rosebud" (1974) d'Otto Preminger et y fait une tournée théâtrale avec "L'Avare". Après des premiers pas hésitants, Isabelle gagne ses galons de comédienne grâce à deux films, le premier est signé par Yves Boisset avec "Dupont Lajoie" (1975) où elle est violée par Jean Carmet, l'autre est de Bertrand Tavernier "Le Juge et l'Assassin" (1975) pour lequel elle se voit décerner le prix Suzanne Bianchetti. Mais elle fut également la fille d'Annie Girardot dans "Docteur Françoise  Gailland" (1975) de Jean-Louis Bertuccelli.

 

En 1976, Isabelle Huppert va connaître un succès non négligeable avec le film  "La dentellière" (1976) de Claude Goretta, ce long métrage est en premier lieu l'extraordinaire rencontre d'une actrice avec un personnage de roman. En effet la description physique de Pomme correspondait trait pour trait à celui d'Isabelle Huppert. Parallèlement à sa carrière cinématographique "Les Valseuses" (1973) de Bertrand Blier et "Aloïse" (1974) de Liliane de Kermadec, la comédienne se consacre également au théâtre. Aussi a-t-on pu la voir, en juin 1977, dans "On ne badine pas avec l'amour", mise en scène par sa sœur Caroline. Avec le succès de "La Dentellière", Isabelle Huppert a déjà la joie d'accepter ou de refuser ses rôles. Isabelle voudrait voir un cinéma moins misogyne : "J'aimerais qu'à l'écran les femmes aient des rôles actifs qu'elles nouent et dénouent les intrigues.." En 1977, autre film, autre présentation au Festival de Cannes, dans la section "Quinzaine des réalisateurs": "Les Indiens sont encore loin" de Patricia Moraz, le film s'inspire d'un fait divers authentique : le suicide d'une jeune lycéenne de dix-sept ans qui, sans raison apparente, s'était laissée mourir dans la neige. En 1978, Isabelle Huppert obtient le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de Cannes pour le film de Claude Chabrol "Violette Nozière" avec Stéphane Audran et Jean Carmet. Puis, elle enchaîne avec "Les Sœurs Brontë" d'André Téchiné avec Isabelle Adjani et Marie-France Pisier. Les années 70 s'achèvent avec un film de Jean-François Adam "Retour à la bien-aimée" (1979) ou Isabelle Huppert donne la réplique à Jacques Dutronc et Bruno Ganz.

 

En 1980; Isabelle Huppert est à l'affiche de quatre films, "La Porte du Paradis" (Heaven's Gate) de Michael Cimino avec Kris Kristofferson, Christopher Walken et John Hurt, qui n'eut pas le succès escompté; "Loulou" de Maurice Pialat, lequel avait choisit Gérard Depardieu pour interpréter le loubard; "Sauve qui peut (la vie)" de Jean-Luc Godard, qui représentera la Suisse au 33e Festival de Cannes; et "Les Héritières" réalisé par Marta Meszaros dont le thème principal est la maternité. En 1981, on retiendra trois autres films "La Dame aux camélias" de Mauro Bolognini avec Gian Maria Volonte, "Les Ailes de la colombe" de Benoit Jacquot avec Michele Placido, Dominique Sanda et Jean Sorel. Deux interprétations où il lui arrive d'être passionnée et romantique jusqu'à mourir d'amour. Un clin d'œil tout particulier au film de Michel Deville "Eaux profondes" avec Jean-Louis Trintignant où elle impose néanmoins, à cette époque, l'image de la perversité faite femme et dissimulée sous le masque de l'innocence, puisqu'elle consomme les hommes comme un mante religieuse; Rose, dans "Coup de torchon" (1981) de Bertrand Tavernier, embrase par sa sensualité débordante une bourgade africaine; Frédérique, dans "La Truite" (1982) de Joseph Losey, met son corps au service de son ambition; dans "La Femme de mon pote" (1983) de Bertrand Blier, la pulpeuse Viviane sème la zizanie entre ses deux soupirants qu'incarnent Coluche et Thierry Lhermitte; quant à "La Garce" (1984) de Christine Pascal, elle change d'identité comme de perruque pour mieux tenir les hommes en son pouvoir et les contraindre, pour son plaisir, à la violer !     

 

Jean-Luc Godard la dirige dans "Passion" (1982), présenté en sélection officielle à Cannes 1982, se veut une réflexion impressionniste sur l'usine et le cinéma, le travail et l'amour. Deuxième sœur d'Isabelle, Caroline Huppert signe son unique long métrage avec "Signé Charlotte" (1985), aux côtés d'Isabelle Huppert, Niels Arestrup et Christine Pascal. Isabelle excelle en incarnant une marginale, chanteuse punk et sous la direction de Josiane Balasko, elle y joue une sorte de Marilyn de banlieue avec une robe rose fluo. En 1988, Isabelle Huppert a reçu le Prix d'interprétation féminine pour son rôle de Marie dans "Une Affaire de femmes" de Claude Chabrol, lors de la 45e Mostra de Venise. Puis elle tourne sous la direction d'Andrzej Wajda "Les Possédés" (1988).

Début 1989, Isabelle Huppert est remontée sur les planches pour interpréter "Un mois à la campagne" de Tourgueniev. Une nouvelle occasion de changer d'emploi car, dit-elle : "Il y a danger à ne faire que ce qui vous ressemble : vous ne ressemblez plus à rien. Le violon sonne faux (...) Il faut travailler maintenant à être heureuse. (...) Je recommence à trouver de beaux rôles, ma tête recommence à plaire." Lors d'une tournage de "La Vengeance d'une femme" (1990), Isabelle Huppert déclara, concernant le réalisateur de ce film : "Doillon a une manière très particulière de tourner avec de longs plans-séquence; donc, si c'était difficile pour les autres, c'était difficile pour moi. Mais jamais de manipulations médiocres et mesquines. C'était une sorte de corrida, il y a une mise à mort dans laquelle j'étais l'œil du metteur en scène".

 

Les années 90 sont pour Isabelle Huppert celles d'une indiscutable consécration. Certaines de ses collaborations sont durables, surtout avec deux metteurs en scène qui marquent la carrière de l'actrice : son travail avec Claude Chabrol s'enrichit d'une "Madame Bovary" (1991) très crédible et frémissante, mais aussi d'une arnaqueuse ordinaire de casino avec "Rien ne va plus" (1997) et de l'inoubliable postière de "La Cérémonie" (1995) qui devient, en toute inconscience perverse, une sanglante meurtrière.  Au Festival de Venise 1995, Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire reçurent un double prix d'interprétation pour leurs rôles. Isabelle Huppert retrouve une ultime et sixième fois Chabrol pour le tournage de "Merci pour le chocolat" (2000) où elle est tout autant glaçante, elle incarne tout bonnement le Mal. Dirigeante d'une entreprise chocolatière suisse, elle tisse sa toile pour éliminer ceux qui la gênent, jusque dans sa sphère privée et familiale. Un rôle salué par un prix d'interprétation au Festival de Montréal.

 

La carrière cinématographique d'Isabelle Huppert est sublimé dans des rôles bien différents les uns des autres, avec "Malina" (1991) de Werner Schroeter, on met en évidence l'interprétation de la comédienne : "(...) personne ne sera insensible à l'exceptionnelle performance d'Isabelle Huppert, inexprimable par les mots parce qu'au-delà des mots et qui aurait cent fois mérité le prix d'interprétation féminine sans les préjugés du jury, lors de sa présentation en Compétition Officielle au 44e Festival de Cannes 1991. Dix ans après "Coup de foudre", la réalisatrice Diane Kurys dirige à nouveau Isabelle Huppert dans "Après l'amour" (1992), elle définit la comédienne comme "une amie, et une actrice rare. Très intelligente. Je me disais toujours que si je faisais un film où je me projetais moi, à mon âge, je la prendrais, elle. Il y a une adéquation entre elle et moi (...)

 

Sa carrière épouse en parallèle les voies d'une notoriété internationale, avec des visites dans l'univers névrotique de Werner Schroeter, une composition en costumes dans une co-production prestigieuse estampillé Taviani, et surtout une étonnante entrée dans la famille Hartley. De 1994 à 1999, on retiendra quatre films non négligeables, le premier est "Amateur" (1994), le jeune prodige new-yorkais en fait une ancienne nonne fascinante et séductrice, auteur de romans de pornographiques qui se prétend à la fois vierge et nymphomane et qui est obnubilée par la mission de sauver quelqu'un. Isabelle Huppert joua dans ce quatrième long métrage de Hal Hartley uniquement parce qu'elle le lui avait demandé ... et qu'il avait accepté. Le deuxième fut "Les Affinités électives" (1996) de Paolo et Vittorio Taviani. Quant aux deux derniers films "L'école de la chair" (1998) et "Pas de scandale" (1999) furent réalisés par Benoît Jacquot avec Vincent Lindon pour partenaire dans les deux longs métrages Hormis les personnages mitonnés par Chabrol, elle tourne autant avec Benoît Jacquot, que ce soit dans ses drames bourgeois ou une adaptation de Marivaux. Les robes à froufrous lui vont décidément bien, puisqu'elle endosse avec autorité, pour Patricia Mazury, celles de Madame de Maintenon, maîtresse du Roi-Soleil et fondatrice de l'école de "Saint-Cyr" (2000). Un rôle historique qu'elle tient avec autorité et qui rejoint celui de Marie Curie dans une reconstitution signée Claude Pinoteau dans "Les Palmes de monsieur Schutz" (1997), inspirée très librement de la vie de Pierre et Marie Curie avec sur toile de fond leurs travaux à l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, au cours desquels ils ont découvert le polonium et le  radium.

 

Mais il sera injuste d'éluder deux personnages contemporains, derrière laquelle la notoriété envahissante de l'actrice, peut-être, s'est quelque peu effacée. Dans "La Séparation" (1994) de Christian Vincent, elle se déchire avec Daniel Auteuil, avec cruauté, mauvaise foi mais aussi vulnérabilité. Dans "La Vie moderne" (2000) de Laurence Ferreira Barbosa, elle est bourgeoise mariée sans enfant, empêtrée dans un confort matériel sans âme, en pleine crise de bovarysme, elle s'ennuie... Cependant dans ce film, on peut noter la présence de sa propre fille, Lolita Chammah, lancée sur ses traces. "Comédie de l'innocence" (2000) de Raoul Ruiz fut présenté en sélection officielle au Festival de Venise 2000, aux côtés d'Isabelle Huppert, Jeanne Balibar et Charles Berling. En 2001, au Festival de Cannes, Huppert reçoit son second Prix d'interprétation féminine pour "La Pianiste" de Michael Haneke, où elle se présente impressionnante dans un registre de dureté et de froideur apparente. A propos du film et de son personnage, Huppert déclara : "Ca parle de choses extravagantes qui, en même temps, nous concernent directement. J'ai trouvé plus de raisons de le faire que de ne pas le faire. C'est un rôle extraordinaire, comme on en trouve très peu dans une vie d'actrice. C'est l'histoire d'une femme qui n'est jamais devenue une femme. Elle en a toutes les apparences extérieures, mais à l'intérieur de son univers domestique, elle est restée une toute petite fille. C'était amusant à jouer. Dès qu'elle est chez elle, elle a douze ans, à cause de la relation de dépendance dans laquelle la tient sa mère (Annie Girardot). Et puis, il y a l'amour de la musique, il y a la cruauté, le désespoir, il y a l'ironie. Je retrouvais complètement l'univers d'Elfriede Jelinek, que je connais bien puisque c'est celle qui avait écrit le scénario de "Malina" de Werner Schroeter." (in "Synopsis", quotidien de Cannes, no 6,14 mai 2001). Son tempérament s'accorde particulièrement à celui de Haneke et leurs collaboration se poursuivra sur "Le Temps du loup" (2003) et "Amour" (2012). Devenue non seulement l'une des actrices phares du cinéma français, mais aussi mondial, elle se livre volontiers à de nouvelles expérimentations, comme celle proposée par le jeune réalisateur François Ozon avec "8 Femmes" (2002), où elle excelle dans un rôle de vieille fille aux cheveux tirés aux côtés d'une pléiade de comédiennes comme Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Fanny Ardant.

 

Olivier Dahan la dirige dans "La Vie promise" (2002) qui débute sur les trottoirs de Nice, où le personnage de Sylvia se prostitue. Une figure que Isabelle Huppert a conçue comme "un personnage musical une sorte de lonesome cow-girl", où la rébellion, l'incapacité à s'ancrer dans une normalité, une quotidienneté, le voyage, la fuite en avant, le goût de l'ailleurs, la quête de soi". Un duo inattendu Isabelle Huppert - Catherine Frot dans "Les Sœurs fâchés" (2004) dans le premier long métrage de Alexandra Leclère dont le thème est une femme qui arrive de province afin de rendre visite à sa sœur à Paris et déjà leur conversation laissait deviner que l'une possédait le bonheur après lequel l'autre courait en vain. Elle aussi à la tête d'une famille en pleins tourments dans le fascinant "Home" (2008) d'Ursula Meir, où elle tente d'enfermer les siens dans une maison coupée de l'extérieur. Entretemps en 2005, elle avait été dirigé par Patrice Chéreau dans "Gabrielle" aux côtés de Pascal Greggory pour la quatrième fois. La comédienne travaille également, durant cette période, avec l'un de ses mentors, Claude Chabrol, qui en fait une juge d'instruction aussi sexy que décidée dans "L'Ivresse du pouvoir" (2006). Elle a également pour partenaire le jeune Jérémy Régnier qui joue le rôle de son fils dans "Nue propriété" (2007) de Joachim Lafosse.

 

Des rôles de mère, elle a endossé souvent ce rôle, cette figure maternelle parfois effrayante ou sulfureuse dans "Ma Mère" (2004) de Christophe Honoré, d'après l'œuvre de Georges Bataille. Dans "L'Amour caché" (2009) de Alessandro Capone, où elle instille des relations complexes, sinon névrotiques, avec Mélanie Laurent, de même avec Nicolas Duvauchelle dans "White Material", ou encore Lolita Chammah, sa propre fille dans la comédie "Copacabana" (2010) de Marc Fitoussi. Isabelle Huppert retrouve pour la cinquième fois le réalisateur Benoît Jacquot pour "Viva Amalia" (2009), solaire adaptation du roman de Pascal Quignard. Dans les années 2010-2025, on retiendra plusieurs autres films comme celui d'Anne Fontaine "Mon pire cauchemar" (2011) pour lequel, la réalisatrice écrivit le scénario en pensant à Benoît Poelvoorde et à Isabelle Huppert : "Je voulais ces acteur et aucun autre pour une histoire qui se réfère à une expérience personnelle en rapport avec mon fils et un copain, dont le père extravagant vivait dans une grande précarité, le personnage d'Agathe est un mélange d'Isabelle et moi". Huppert retrouve pour la sixième fois Benoît Jacquot pour "Eva" (2018) aux côtés de Gaspard Ulliel et Richard Berry. C'est aussi les retrouvailles avec Anne Fontaine qui lui offre le rôle de Claire dans "Blanche comme neige" (2019). Habituée aux personnages extrêmes, Isabelle Huppert jouait pour la première fois une psychopathe terrorisant dans "Greta" (2019) de Neil Jordan. Pour le tournage de "La Daronne" (2020) de Jean-Paul Salomé, Huppert ne parlant pas arabe, elle fut amenée à apprendre ses répliques phonétiquement plusieurs mois en amont du tournage. En 2022, c'est Michele Placido qui la dirige dans "Caravage", et Anthony Fabian, en tant que réalisateur, producteur et scénariste propose à Huppert "Une Robe pour Mrs.Harris" (Mrs. Harris Goes to Paris). Les deux derniers films que l'on peut retenir à ce jour, reste "La Syndicaliste" (2023) de Jean-Paul Salomé et "La Femme la plus riche du monde" (2025) de Thierry Klifa, pour lequel elle est nominée pour la meilleure actrice, lors de cette dernière cérémonie des César. Personnellement, j'estime qu'avoir obtenu qu'à deux reprises cette récompense, par rapport aux 17 nominations, cela est bien peu ! mais avec les César il ne faut jamais être étonné... (Certains ne l'ont jamais eu : Patrick Dewaere, Lino Ventura etc)

*Affiches-ciné * Cinéma français * Cinetom

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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