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20 juin 2026

WIM WENDERS, AU FIL DU TEMPS

WIM WENDERS                    1945

Réalisateur, Producteur Allemand

Errant à travers une Europe culturellement colonisée par l'Amérique, les héros de Wim Wenders cherchent sans la trouver une réponse à leur angoisse. Toute son œuvre est ainsi dominée par un profond malaise. Wim Wenders est né le 14 août 1945 à Düsseldorf, il est très tôt en rapport avec le monde du cinéma. A l'âge de six ans, en effet, ses parents lui donnent un vieux projecteur à manivelle avec lequel il visionne les films que possède son père et qui ont pour vedettes Charles Chaplin et Buster Keaton. Enfant de l'occupation américaine, l'impérialisme culturel yankee, cinéma hollywoodien et rock'n roll entre autres, qui submergea l'Allemagne de l'après-guerre, a laissé en lui une marque indélébile.

 

Après l'école, il entreprend, en 1963, des études de médecine qu'il abandonne deux ans plus tard. Une année de philosophie,, puis Wim Wenders se rend à Paris en 1966. Il se présente au concours d'entrée de l'I.D.H.E.C (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques) mais échoue. Spectateur assidu de la Cinémathèque, il y acquiert sa culture cinématographique. Définitivement gagné par le démon du Cinéma, il rentre en Allemagne en 1967 et s'inscrit à la "Hochschule fur fernsehen und film" de Berlin où il étudie la réalisation. Les premiers courts métrages qu'il réalisera entre 1967 et 1970, il est alors encore étudiant à l'école de cinéma de Munich, et se révèle avec une position ambigüe et inconfortable de jeune Allemand qui vit dans un monde américanisé. Il tourne le premier d'une série  de cinq courts métrages, "Schauplatze" en 1967. Puis "Same Player Shoots Again" (1967) emprunte son titre et s'inspire, dans sa construction et son montage, du jeu de flipper. "3 Amerika-nische LPs" (1969) est un entretien entre Peter Handke et Wim Wenders. Tous deux parlent du rock'n roll et s'interrogent sur la matière de concilier émotion, image et son. Au cours de cette période, pendant laquelle il exerce également une activité de critique cinématographique auprès de plusieurs revues d'Outre-Rhin, Wenders se lie d'amitié avec Peter Handke au point de devenir l'un de ses plus proches collaborateurs et un romancier de renom.

 

De nombreuses scènes de "3 Amerika-nische LPs" sont tournées derrière la vitre d'une automobile, figure de style qui dominera le premier long métrage de Wenders filmé en noir et blanc : "Summer in the City" (1970), travail de fin d'études cinématographiques. Il y use délibérément d'une narration "destructurée" pour raconter l'histoire d'un homme, qui, alors qu'il vient de sortir de prison, cherche à trouver ses amis dans Munich et Berlin. Wenders définit lui-même son film comme "un documentaire sur la fin des années 70 et sur les modèles de pensée en vogue en 1969 et 1970". La plupart des travaux ultérieurs de Wenders sont déjà en puissance dans ce film de jeunesse et, en filigrane, on peut déjà repérer ses thèmes favoris : la solitude, la tristesse des villes, le plaisir que procure la musique rock...Sur le plan formel, le film se distingue par son rythme lent mais aussi par l'influence du western américain, notamment des "Implacables" (1955) de Raoul Walsh et de "L'Homme de l'Ouest" (1958) d'Anthony Mann, sur lesquels Wenders avait publié entre autres des critiques dans un journal munichois à la fin des années 60. Un autre thème important qui apparaît également - et déjà - dans ce premier long métrage est celui du voyage : "Summer in the City" entraîne le spectateur à Munich, Berlin et Amsterdam. Le voyage n'est pas seulement un mode narratif il est surtout un moyen de regarder le monde (à travers les vitres d'un avion, le pare-brise d'une voiture...) A l'exception de "La Lettre écarlate" (Der Scharlachrote Buchstable,1973) - un film dont Wenders dira non sans humour : "Les puritains n'avaient pas de flipper, aussi je me suis désintéressé du sujet" - tous les grands films de Wenders se construisent autour d'un voyage, et les paysages y jouent un rôle aussi important que les personnages.

 

Dans "L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty" (Die Angst des Tormanns  beim Elfemeter,1972) - une adaptation du roman de Peter Handke - l'intérêt de Wenders se porte sur un "paumé" qui, au terme d'un voyage sans but, finit par se retrouver à la frontière de l'Allemagne de l'Ouest et de l'Autriche. Le gardien de but Bloch a passé la nuit avec une caissière de cinéma et au matin l'a étranglée. C'est alors que commence son voyage, qui n'est nullement le récit d'une fuite devant la police (à aucun moment Bloch n'essaye d'éviter l'arrestation), mais un désir d'échapper à un vide, catalysé par un échec professionnel (il n'a pas arrêté le penalty et s'est fait expulsé du terrain par l'arbitre). Ce film fut présenté à la Mostra de Venise 1972 et fut la première coproduction à gros budget de la Filmverlag der Autoren (Compagnie des auteurs) avec la télévison allemande. C'est en grande partie grâce au succès du roman de Peter Handke que Wenders réussit à sortir de l'anonymat : "Je connaissais Peter (...) depuis longtemps : il n'avait pas encore écrit de livres, ni moi fait de film. "L'Angoisse" était un roman assez connu et considéré à cette époque. C'est d'ailleurs à cause de l'importance du roman que j'ai pu faire le film. Les gens de télé ne m'auraient pas donné d'argent pour un scénario personnel (...) (Wim Wenders" par Jan Dawson).

 

C'est encore avec le concours de la Filmverlag, société de production et de distribution qui soutenait alors les jeunes cinéastes, que Wenders tourna "Alice dans les villes"(Alice in den Strädten,1974) avec son équipe habituelle : les opérateurs Robby Müller et Martin Schäfer, le monteur Peter Przygodda et comme interprète principal Rüdiger Vogler. Ce film s'inspire du premier voyage que Wenders fit aux Etats-Unis et contient nombre d'éléments autobiographiques. Felix, un jeune photographe venu aux Etats-Unis pour y réaliser une série de photos de repérages, rencontre, à l'aéroport, une jeune femme accompagnée d'une petit fille de neuf ans. Tous trois sont sur le point de s'envoler pour Amsterdam lorsqu'au dernier moment la mère d'Alice disparaît. Elle laisse un message succinct : "Je vous rejoindrai par le vol suivant." Le reste du film retrace alors les efforts de Felix et d'Alice pour retrouver, à partir d'une photographie, la maison de la grand-mère de l'enfant, qui habite la Ruhr. Cette variation typiquement européenne de "La Barbe à Papa" (Paper Moon,1973) de Peter Bogdanovich, fournit à Wenders l'occasion de rendre hommage à sa terre natale. Il nous montre avec justesse l'Allemagne d'aujourd'hui à travers les tribulations de Felix et Alice, qui jouent en quelque sorte aux détectives privés. "Alice dans les villes" est, dans l'œuvre de Wenders, le premier volet d'une trilogie du voyage, ou de l'errance, qui sera suivi de "faux mouvement" (Falsche Bewegung,1975 et "Au fil du temps" (Im Lauf der Zeit,1976).

 

Avec son film suivant, "Faux mouvement", Wenders poursuit son exploration en établissant un parallèle entre l'Allemagne de 1975 et celle de 1795, année où Goethe écrivit son "Wilhelm Meister", dont Wenders s'inspire librement pour composer son scénario. Une fois encore, Wenders a travaillé avec Handke, et l'intérêt de ce dernier pour les problèmes de communication rejoint les propres préoccupations de Wenders sur la solitude de l'individu et sur sa difficulté à établir le dialogue avec lui-même, les autres et l'environnement. L'ensemble du film témoigne des problèmes de créativité dans les années 70, problèmes que vit le personnage principal, écrivain "en panne d'écriture". Cette angoisse est particulièrement bien rendue dans la séquence de la gare, grand moment de mise en scène : par un ample mouvement de caméra sur les rails, Wim Wenders suggère les multiples voies qui s'offrent à l'écrivain.

 

Vers le milieu des années 70, le voyage prend dans l'œuvre de Wenders une dimension presque épique, et l'on peut dire qu'avec "Au fil du temps", le cinéaste donne vraiment toute sa plénitude au genre du film "de route". Pendant trois heures, le spectateur va "voyager" avec deux personnages à bord d'un camion. Refusant tout trame, Wenders explique son parti pris : "Je n'aime guère susciter une tension ou me voir contraint de mettre le spectateur dans l'attente de quelque chose qui arrive ou doit arriver. Dans "Au fil du temps", il n'y a pas d'histoire à proprement parler." Tourné en noir et blanc (la photographie est signée par Robby Müller), le film s'inscrit, en la dépassant, dans la tradition des "road movies" américains, tels "Easy Rider" (1969) ou "Macadam à deux voies" (1971). Au cours d'une interview qu'il accorda à la revue américaine "Thousand Eyes", Wenders déclara : "Tous mes films sont absolument européens." Si d'évidence "Au fil du temps" renvoie au genre américain du type : "deux-amis-prennent-la-route", ses deux héros, contrairement à leurs modèles hollywoodiens, resteront à la fin de leur parcours mutuel des étrangers l'un pour l'autre...et pour eux-mêmes. Wenders contestera davantage encore ce thème de l'amitié virile dans le film suivant "L'Ami américain" (Der amerikanische Freund,1977). Jonathan, un encadreur de Hambourg, se trouve embarqué dans une cauchemardesque affaire de meurtre, par l'entremise d'un énigmatique Américain, Ripley, qui se sert de leur amitié pour arriver à ses fins... Découvert en France l'année précédente alors qu'il avait déjà réalisé six longs métrages, Wim Wenders était attendu au tournant par les critiques. En passant de ses films d'errance contemplatifs à cette adaptation en couleurs d'un roman de Patricia Highsmith, le réalisateur a conservé son attention aux moyens d'évasion et s'applique encore à nous aider à voir le monde tout en brossant un thriller baroque et hyper-réaliste aux couleurs de mort et de sang. Admiratif du cinéma américain et de quelques autres réalisateurs dont il se sent proche il nous offre en outre un savoureux dîner de têtes auquel sont conviés Nicholas Ray (Johnny Guitar), Dennis Hopper (Easy Rider), Samuel Fuller (Shock Corridor), Jean Eustache (La Maman et la putain), Daniel Schmid (L'Ombre des anges) ou Gérard Blain.

 

Deux ans après "L'Ami américain", dont il avait confié un rôle au cinéaste Nicholas Ray, Wenders se rend à New York pour y coréaliser un film avec ce dernier; Nicholas Ray devait interpréter en outre le personnage principal, un marchand d'œuvres d'art. Après deux mois de préparation, il devint évident que leur passionnant projet ne pourrait aboutir : Nicholas Ray était déjà rongé par le cancer qui devait l'emporter en mai 1979. "Nick's Movie" (Lightning Over Water/Nick's Movie,1980) se transforme alors, avec le total assentiment de Nicholas ray, en un terrifiant document sur son agonie. "Nick's Movie" suscita une grande émotion dans tout le milieu du cinéma et son réalisateur fut l'objet de virulentes controverses. Beaucoup l'accusèrent en effet d'avoir exploité avec une complaisance morbide l'agonie d'un homme. En fait, ce film était bien au contraire l'hommage d'un metteur en scène allemand à un maître du septième art.

 

Wim Wenders allait affronter des problèmes d'un tout autre genre avec "Hammett" (1982), un thriller reposant sur la vie du romancier américain Dashiell Hammett. Outre le conflit qui l'opposa au cours du tournage, à son producteur, en l'occurrence Coppola, pour des dépassements de budget et de délais, Wim Wenders déçut l'attente des cinéphiles et du public. Le film fut un échec commercial et fut présenté en compétition officielle au 35e Festival de Cannes.. Conçu pendant une interruption du tournage de "Hammett", "L'Etat des choses" (Der Stand der Dinge,1982), bien accueilli par la critique, témoigne, sur un ton très désabusé, des difficultés rencontrées par Wenders en tant que cinéaste. Ce film "à clé" montre en effet une équipe cinématographique dans l'attente d'un improbable bailleur de fonds. Il a obtenu le Lion d'Or au Festival de Venise en 1982. Wenders déclara : "L'Etat des choses" est probablement le film le plus noir que j'ai réalisé. Un film noir, non seulement par son apparence (...) mais aussi par son humeur (qui je suppose, était la mienne à cette époque).

 

Wim Wenders remporte la Palme d'Or du Festival de Cannes avec "Paris, Texas" (1984) qu'il coproduit lui-même avec la société française Argos Films. Avec cette histoire simple et bouleversante écrite par Sam Shepard, qui raconte la quête d'un homme interprété par Harry Dean Stanton, parti avec son fils, à la recherche de sa jeune épouse, qui n'est autre que Nastassja Kinski, il se mesure au road movie, genre spécifiquement américain inspiré par les romans de Jack Kerouac. Après plusieurs films tournés à l'étranger dont "Tokyo-Ga" (1985), essai sur le réalisateur Yasujiro Ozu pour qui il éprouve une immense admiration. Winders avait déjà réalisé deux films à la façon de journaux filmés : "Rever Angle" (1982) et "Chambre 66" (1982). Puis il tourne deux ans avant la chute du mur, "Les Ailes du désir" (Der Himmed üer Berlin,1987), Prix de la mise en scène à Cannes, Bruno Ganz y interprète un ange invisible aux humains prêt à devenir mortel pour l'amour d'une belle trapéziste (Solveig Dommartin) qui, elle, rêve de triompher de la pesanteur. Commencé sans véritable scénario, écrit au jour le jour, ce film aux images qu'on croirait parfois tournées en état d'apesanteur du haut des cieux ("Le Ciel au-dessus de Berlin" selon le titre original), montre les blessures d'une ville partagée en deux. Il s'achève par la mention "à suivre".

 

Six ans plus tard "Si loin, si proche !" (In Weiter Ferne,1993), Grand Prix du Jury à Cannes, est né - dit Wenders - de l'envie d'exposer à une autre réalité le regard de l'ange car non seulement Berlin à changé mais aussi le monde". Entre-temps, il réalise "Jusqu'au bout du monde" (Bis ans Ende der Welt,1991), un "road-movie par excellence" tourné dans neuf pays sur quatre continents. D'abord présenté dans une version de trois heures avant d'être rétabli dans sa version initiale de 4h36, il anticipe sur l'omniprésence des écrans et notre dépendance aux images. Tourné après "Lisbonne Story" (1994), "The End of Violence" (1997) s'intéresse aux différentes formes de violence dans nos sociétés et plus particulièrement à son impact médiatique, ici à travers un producteur de films d'action, lui-même confronté à la violence dans sa vie privée.

 

En 1999, Wenders accompagne à la Havane Ry Cooder, à qui l'on doit la musique de "Paris Texas". Il y réalise "Buena Vista Social Club" (1999), portrait d'un groupe de vieux musiciens cubains, dont Compay Segundo - qui, sortis de l'oubli et filmés lors de plusieurs concerts à travers le monde, connaissent une seconde jeunesse. En mars 1996, la maison de disques World Circuit, installée à Londres, organisa un voyage à La Havane pour procéder à quelques enregistrements. A l'origine, l'idée était de réunir des musiciens africains et cubains, avec l'aide de Ry Cooder. En deux semaines, trois albums furent enregistrés, dont "Buena Vista Social Club". Ry Cooder fit écouter à Wim Wenders la cassette d'un premier mixage, conquis à son tour par cette musique et par la description que lui fit Ry Cooder de ses musiciens et de La Havane. Wenders commença le tournage de "Buena Vista Social Club", un documentaire qu'il définit lui-même comme un "musicumentaire", documentaire qui fut présenté au 49e Festival de Berlin. Auparavant, le réalisateur avait déjà réalisé deux autres documentaires : "Tokyo-Ga" et "Carnet de notes sur vêtements et villes" (Aufzeichnugen zu Kleindern und Städten,1989). Wim Wenders réalisa "Les "Lumière" de Berlin" (Die Gebrüder Skladanowsky,1996) en collaboration avec les étudiants de la HFF (Ecole supérieure du Film et de la Télévision) de Munich, l'école qu'il avait fréquentée de 1967 à 1970. Dédié à "tous les pionniers inconnus du Cinéma", le film fut tourné en grande partie avec une caméra manivelle de l'époque du muet. Pour ce film, il imagina, à l'origine, un concert (musique et chansons), d'une durée de 85 minutes, qui est interprété en même temps que la projection du film."The Million Dollar Hotel" (2000) obtint le Prix du Jury au Festival de Berlin 2000, produit par Mel Gibson, également acteur principal, et écrit par Bono, le chanteur du groupe U2, et Nicholas Klein, le scénariste de "The End of Violence", a pour cadre un fameux bâtiment aujourd'hui délabré, devenu le lieu de refuge de tous les marginaux de Los Angeles.

 

Comme indiqué à plusieurs reprises ci-dessus, Wenders était fasciné par l'Amérique, ses paysages et ses mythes, il est devenu citoyen à part entière de Los Angeles et dresse dans "Land of Plenty/Terre d'abondance" (Land of Plenty,2004), un portrait nuancé d'un pays en pleine confusion après les attentats du 11 septembre. "Don't Come Knocking" (2005), co-écrit et interprété par Sam Shepard, est à nouveau un "road-movie" dans la tradition de "Paris,Texas" sur un acteur de western vieillissant parti à la recherche de sa fille. Attentif aux autres arts, Wim Wenders est l'auteur de "The Soul of a Man", premier film d'une mini-série sur le blues initiée par Martin Scorsese de "Pina" (2011), son premier film en 3D sur la chorégraphe Pina Bausch. C'est en 1985, que le réalisateur assista pour la première fois à un ballet de Pina Bausch, très impressionné par le spectacle, il fit la connaissance de la chorégraphe et devint ami avec elle. Au fil de leur amitié, l'idée d'un film en commun vit le jour. Mais pour le réalisateur se posait le problème de la forme adéquate permettant de rendre compte de l'art de Pina Bausch. Deux jours avant les essais de tournage en 3D à Wuppertal, le 30 juin 2009, Pina Bausch mourut. Bouleversé, Wenders décida finalement d'en faire un film. Puis il enchaîna avec un documentaire "Cathédrales de la culture" (The Berlin Philarmonic,2014) dont il signe le segment sur la Philharmonie de Berlin, puis "Le Sel de la terre" (The Salt of the Earth,2014), portrait du photographe Sebastiào Salgado, dont les photos témoignent des conflits, famines et exodes dans les coins les plus reculés de la planète. En 2018, Wim Wenders produit, co-écrit et réalise un documentaire sur la vie et les objectif du Pape François dans "Le Pape François : Un homme de parole" (Pope Francis : A Man of His Word. Et enfin, en 2023, il met en scène "Anselm : Le bruit du temps" (Anselm. Das Rauschen der Zeit), sur l'œuvre et le parcours du plasticien Anselm Kiefer. Le film fut tourné en 3D à propos duquel le réalisateur déclara : "Il n'y a pas d'autre moyen d'expression qui permette de "voir autant". "Pour vivre une expérience en 3D -renchérit-il - vous devez utiliser d'autres zones de votre cerveau que pour absorber une "image plate" (...) Le langage du film "Anselm" ne doit absolument rien à ce que j'ai fait auparavant. Nous l'avons découvert exclusivement à travers notre confrontation avec l'œuvre d'Anselm Kiefer" (...) Ce que j'aime le plus dans les documentaires, c'est qu'à chaque fois ils peuvent réinventer leur forme même. Dans "Anselm", nous avons filmé les plus étonnantes œuvres d'art, des toiles, des sculptures, des dessins, des bâtiments et des paysages (...)".La même année, Wenders raconte dans "Perfect Days" - qui vaut à son comédien Köji Yakuso le prix d'interprétation à Cannes - le quotidien d'un employé municipal chargé de nettoyer les toilettes publiques d'un quartier de Tokyo et reçoit le Prix Lumière à Lyon, où sont également organisées trois expositions de ses photos.

 

*Affiches-ciné * Cinetom

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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