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17 janvier 2026

LEE MARVIN, AU-DELA DE LA GLOIRE

LEE MARVIN         1924 - 1987

Acteur Américain 

Lee Marvin a prétendu une fois que, s'il a appris à devenir acteur, c'est grâce à son passage dans les Marines au cours de la Seconde Guerre mondiale. "C'était la seule façon de survivre", a-t 'il expliqué.  "Quand on devait se battre, j'étais terrifié du début jusqu'à la fin. Et pour cela, il fallait des dons d'acteur. Comme je ne pouvais pas montrer que j'avais peur, je devais faire semblant d'être dur !" Et c'est ainsi que pendant plus de trente années que Lee Marvin a joué les durs à l'écran, non sans succès d'ailleurs. A cet égard, on est surpris d'apprendre qu'il est né à New York, le 19 février 1924 , son véritable nom est Lamont Marvin Jr. Issu d'une famille aisée. Sa mère rédigeait tous les mois une chronique dans un journal de mode et son père était responsable d'une agence de publicité.

 

Enfant "rebelle"; est renvoyé de nombreuses écoles privées de l'Est, enrôlé dans les Marines alors qu'il est encore étudiant en 1943, il est blessé par un éclat d'obus japonais, et doit être hospitalisé pendant plus d'un an. On lui offre par hasard un rôle de figurant dans une pièce locale. De plus en plus attiré par le métier d'acteur, il entre à l'American Theater Wing, interprète différents rôles "Off-Broadway" dans "Roadside" et arrive finalement sur la Great White Way, c'est-à-dire à Broadway, en 1951, dans "Billy Budd" de Herman Melville. La même année, il débute au cinéma avec un petit rôle dans une comédie sur la marine "La Marine est dans le lac" (You're In The Navy Now) de Henry Hathaway. Durant dix ans, tient des petits rôles puis des seconds rôles.

 

Costaud, séduisant, le visage buté, Lee Marvin tourne peu de comédies : le western et le polar sont ses domaines de prédilection. Il en fait des douzaines avant de voir son nom précéder le titre. Parmi ses meilleurs rôles initiaux, citons "Règlement de comptes" (The Big Heat,1953) de Fritz Lang, fabuleux film noir, où il est le gangster sadique, bras droit d'un grand bonnet de la pègre. Des scènes mémorables comme celle où il jette du café bouillant au visage de sa maîtresse (Gloria Grahame) lui valent de devenir le symbole de la violence aveugle et brutale; "L'équipée sauvage" (The Wild One,1954) de Laszlo Benedek, le premier film de motards, souvent interdit, dans lequel il est l'âme damnée de Marlon Brando, un mari dans "Ouragan sur le Caine" (The Caine Mutiny,1954) d'Edward Dmytryk avec Humphrey Bogart, et le "dur" de province qu'il incarne dans "Un Homme est passé" (Bad Day at Black Rock,1955) de John Sturges n'est qu'une variation sur le même thème. Par la suite, Lee Marvin créera des personnages multiples mais toujours déplaisants, qu'ils soient foncièrement mauvais comme le voleur des "Inconnus dans la ville" (Violent Saturday,1955) de Richard Fleischer ou "normaux" mais antipathiques, tel le colonel corrompu du film de Robert Aldrich "Attaque" (Attack !,1956). 

 

Cette tendance atteindra son apogée lorsque John Ford le choisira pour être l'un des héros de "L'Homme qui tua Liberty Valance" (The Man Who Shot Liberty Valance,1962), film dans lequel Marvin campe un bandit (Valance) absolument "irrécupérable". Après ce personnage de mauvais garçon, le comédien ayant l'impression d'avoir épuisé tous les registres de la méchanceté, décide d'exploiter la veine comique. Dans "La Taverne de l'Irlandais" (Donovan's Reef,1963), truculente comédie de John Ford sur le thème du "retour à la nature" de marins américains dans les mers du Sud, il incarne une sorte "d'affreux jojo" qui aurait grandi trop vite. Loin de servir -comme dans "L'Homme qui tua Liberty Valance" - de simple faire-valoir à John Wayne, il s'impose face à son grand partenaire et, de beuveries en bagarres homériques, donne consistance à son personnage. Lee Marvin obtient le rôle principal du film "A bout portant" (The Killers,1964) de Don Siegel. 

 

Ce sont d'ailleurs ses talents de pitre qui ont permis à Lee Marvin d'accéder au rang de star, ce grâce à "Cat Ballou" (1965) de Elliot Silverstein. Dans ce western comique qui lui valut un Oscar, l'acteur interprète deux rôles : celui d'un cruel tueur à gages et celui de son frère, ancien pistolero, porté sur la bouteille. Bien que toutes ses tentatives pour avoir l'air féroce échouent lamentablement - il perd toujours son pantalon au mauvais moment -, le "bon" parvient au cours du duel final à rassembler l'énergie suffisante pour vaincre son frère. Cette scène constitue une sorte d'adieu symbolique de Lee Marvin à son passé d'infamie. A partir de cette date, en effet, le comédien allait, fort de sa stature de vedette, donner une orientation nouvelle à sa carrière cinématographique et, avec des résultats nettement plus brillants sur le plan artistique, camper toute une série de portraits d'hommes d'action aussi denses que dépouillés. Ainsi, après avoir été relégué en fin de générique pendant si longtemps, Lee Marvin se hisse t'il enfin en haut de l'affiche. La star qu'il est se montre désormais dans les films de "gros durs" qui ont marqué les années 60 et 70, avec le souci d'imprimer un relief nouveau aux rôles de brutes, souvent psychopathes, qu'il incarne. La même année, il joue dans "La Nef des fous" (Ship of Fools), une grosse production de Stanley Kramer. Ceux-ci peuvent être du bon côté de la loi, comme le mercenaire des "Professionnels" (The Professionals,1966) de Richard Brooks, ou des marginaux revenus de tout, comme le gangster résolu à se venger de ceux qui l'ont trahi du "Point de non retour" (Point Blank,1967) réalisé par John Boorman, mais dans tous les cas ils sont sujets à des accès de violence qui contrastent avec leur impassibilité coutumière. C'est encore John Boorman qui dirigera Lee Marvin dans le film suivant "Duel dans le Pacifique" (Hell the Pacific,1968) où il est opposé à Toshiro Mifune. C'est grâce à l'appui de Lee Marvin, qu'il put tourner ce "Duel dans le Pacifique", dont le sujet le séduisait particulièrement. Marvin souhaitait ardemment tourner avec Mifune qu'il admirait. C'est dans le rôle du chef du commando des "Douze salopards" (The Dirty Dozen,1967) de Robert Aldrich, film de guerre dans lequel Marvin incarne un personnage à la fois dur et rebelle, que ce genre de composition inimitable remporta le grand succès auprès du public.

 

L'acteur n'en revint pas moins périodiquement à des personnages burlesques de buveurs invétérés, dans la veine de "La Taverne de l'Irlandais", et participa même à une comédie musicale, "La Kermesse de l'Ouest" (Paint Your Wagon,1969), avec Clint Eastwood et Jean Seberg, prêtant sa voix rauque et mélancolique à la chanson "Wandering Star", qui fut un grand succès. Puis les films se font plus rares, Lee Marvin semble en perte de vitesse. C'est à cette période, qu'il annonce vouloir prendre sa retraite mais il continue à un rythme plus lent : "Les Indésirables" (Pocket Money,1971) de Stuart Rosenberg avec Paul Newman, "Carnage" (Prime Cut,1972) de Michael Ritchie avec Gene Hackman. Il retrouve Robert Aldrich pour "L'Empereur du Nord" (Emperor of the North,1973) aux côtés de Ernest Borgnine et Samuel Fuller qui participe au scénario de "L'Homme du clan" (The Klansman,1974) de Terence Young, où il campe un laconique policier du Sud, et, les années passant, son jeu atteint presque à la stylisation. Puis, Richard Fleischer le dirige dans "The Spikes Gang" plus connu à la télévision sous le nom de "Du sang dans la poussière"(1974) avec Gary Grimes et Ron Howard. Deux ans plus tard, il donne la réplique à Roger Moore dans "Parole d'homme" (Shout at the Devil,1976) de Peter Hunt, lequel dirigera de nouveau Lee Marvin dans "Chasse à mort" (Death Hunt,1981).

 

En 1979-1980, Lee Marvin tourne "Au-delà de la gloire" (The Big Red One), sous la direction de Samuel Fuller, dont c'était un très vieux projet, un film de guerre à nouveau. Pour incarner le personnage de l'Américain, Yves Boisset avait immédiatement pensé à Lee Marvin dont c'était le premier film en France, "que, disait le cinéaste, était en lui-même le mythe et la légende du tueur implacable." Et ce fut "Canicule" (1984) avec Miou-Miou, Jean Carmet, Victor Lanoux et Bernadette Lafont. Ses deux derniers films tournés respectivement en 1985 et 1986 soit "Les Douze salopards 2" (The Dirty Dozen) d'Andrew V. McLaglen et "Delta Force" (The Delta Force) de Menahem Golan n'ont rien changé à la carrière cinématographique de l'acteur. Lee Marvin succombe à une crise cardiaque le 29 août 1987 à Tucson (Arizona), il avait 63 ans.

*Affiches-ciné * Cinetom

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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