JEAN-PIERRE BISSON
JEAN-PIERRE BISSON 1944 -1995
Acteur, Réalisateur ,Scénariste Français
Issu d’un milieu modeste, Jean-Pierre Bisson naît le 15 février 1944 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Durant les années 60, il exerce le métier d’instituteur, mais ses convictions anticonformistes exprimées avec fougue et violence se heurtent rapidement au conservatisme de l’Éducation Nationale. Il démissionne et devient reporter-photographe pour la maison de disques Pathé-Marconi.
Le milieu du spectacle convient mieux à son tempérament expansif et il décide de devenir comédien. Inscrit au cours Dullin, il a Jean-Pierre Darras, Jean-Paul Moulinot et Lucien Arnaud pour professeurs. Jean-Pierre Bisson débute modestement sur la scène du théâtre de Chaillot dans “L’Agression” suivi, en 1966, par des rôles plus importants dans “Les Justes” de Camus et “Le Silence de la Mer” de Vercors.
Les bouleversements apportés par les événements de mai 1968 coïncident avec son esprit contestataire et ses conceptions artistiques novatrices. Il s’engage avec passion dans l’écriture et la mise en scène de différents spectacles tels que “Le Matin rouge”, “La Passion en bleu, blanc, rouge” et “Sarcelles sur Mer”, qu’il joue lui-même. Il interprète alors son premier rôle au cinéma, un intellectuel de gauche devenu ouvrier, frère de Marie-José Nat, dans "Élise ou la vraie vie" de Michel Drach.
Nommé directeur du Centre Dramatique National de Nice en 1975, il monte des spectacles originaux et controversés avant de quitter l’institution trois ans plus tard. Interprète de Musset, Sartre, Shakespeare, Genet, Strindberg ou Lorca.
Il poursuit également sa carrière d'acteur de second rôle dans "Lily aime-moi" avec Patrick Dewaere en 1975. Puis en 1982 "Le quart d'heure américain" avec Gérard Jugnot.
Il enchaîne avec Jacques Rouffio, le réalisateur de "La Passante du sans-souci" l'engage dans son film "Mon beau-frère a tué ma soeur" avec Michel Serrault, Michel Piccoli, Juliette Binoche. Puis il tourne avec Robert Enrico "Zone rouge" ce film n'etait pas à la hauteur du style qu'Enrico nous avez habitué dans ses films "Le Vieux fusil", "Le Secret" "Les Aventuriers"...
Bisson poursuit également ses activités d’auteur dramatique avec “Toute honte bue” (1982), “Balise de toi” (1985) et “La peau trop fine” (1992).
Jean-Pierre Bisson se complaît dans la noirceur, le cynisme et l’arrogance dissimulant parfois une sensibilité d’écorché vif tel le maître chanteur manchot, brutal et pitoyable de "Mort un dimanche de pluie".
"Mort un dimanche de pluie" de Joel Santoni
NICOLE GARCIA-JEAN-PIERRE BACRI-J-P BISSON-DOMINIQUE LAVANANT
Mais à partir des années 80, il apparaît de plus en plus fréquemment au cinéma, composant, avec une évidente délectation, une galerie d’individus peu recommandables : PDG fripouille désinvolte "Association de Malfaiteurs", aux côtés de François Cluzet, Christophe Malavoy, Hubert Deschamps (au mieux de sa forme), Veronique Genest.
"ASSOCIATION DE MALFAITEURS" de Claude Zidi
Il donne la réplique à Jean-Pierre Marielle dans "Les Mois d'avril sont meurtriers" tueur sadique, le comédien atteint des sommets dans la monstruosité tranquille et méthodique.
(à voir absolument), ainsi qu'un film que je n'ai jamais vu, hélas, j'aimerais bien le découvrir! "La Couleur du vent" réalisé par Pierre Granier-Deferre, grand metteur en scène français.
Il aura marqué le cinéma français des années 70-80. "La Veuve Couderc", "Le Chat" "Etoile du Nord", "Le Train", "Adieu poulet" et tant d'autres, passion oblige, je me ferai un plaisir de dénoncer ma passion à l'égard du cinéaste. Yves Boisset et Jean-Pierre Bisson se retrouvent à nouveau pour le tournage de "La Tribu". médecin pourri ( il me semble qu'il se suicide au volant d'une voiture stationnée près de la clinique ou le scandale arrive...). Puis il enchaîne "Radio Corbeau" . Il est un commissaire de police méprisant et malsain...
Un film inédit à découvrir ! "Le Cri des hommes" d'Okacha Touita. En 1990, il joue aux côtés François Négret, Jean-Pierre Bisson, Patrick Bouchitey, Serge Reggiani dans "Plein fer". Il participe à "l'épopée incroyable de "37,2 le matin" qui marquera un tournant dans la façon de capter l'image, le son, l'esthétique, et un nouveau cinéma est né. Puis un film intimiste "Lune froide" de Patrick Bouchitey; Il poursuit avec "Germinal" de Claude Berri, Jean-Pierre Bisson gargotier vicieux change de répertoire en contribuant au générique.
Très présent à la télévision, il y interprète notamment “La Maréchale d’Ancre” (1979), “Une Vie de Van Gogh” (1982), “La Sorcière” (1982), “L’Affaire de la rue de Lourcine” (1985), “L’Inconnue de Vienne” (1986), “Le Fils Cardinaud” (1986), “Chantons en chœur” (1987), “La Croisade des enfants” (1987), “L’Argent” (1987), “Le Suspect” (1989), “La Goutte d’Or” (1989), “La Nuit des fantômes” (1990), “Mes Coquins” (1990), “Les Carnassiers” (1991), “Comme un bateau, la mer en moins” (1992), “La Règle de l’homme” (1993), “L’Affaire Abkari” (1993), “La belle de Fontenay” (1994) et “La Nouvelle tribu” (1995). En 1994, il réalise et interprète "Montana Blues", sorti sur les écrans trois mois avant sa mort survenue le 12 décembre 1995 à Beaune en Côte d'or, la cause du décès serait due à une crise cardiaque.
Avis/ J'ai toujours apprécié ce grand comédien parfois un peu méconnu du grand public, et pourtant on ne peut pas oublier son rôle d'escroc au col blanc dans "Association de malfaiteurs" de Claude Zidi, ou bien son rôle déjanté au côté de Dominique Lavanant méconnaissable tellement son rôle est totalement inédit...). Un regret, sa disparition aussi prématurément, un âge encore jeune, et sûrement que cette absence manquera au cinéma français qui gardera un goût amer de ne pas vu joué d'autres rôles à sa mesure...
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1969
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Elise ou la vraie vie – de Michel Drach avec Marie-José Nat |
| 1974 | CM Ce que savait Morgan – de Luc Béraud avec Anouk Ferjac |
| 1975 | Lily, aime-moi – de Maurice Dugowson avec Miou-Miou Mon cœur est rouge – de Michèle Rosier avec Antoine Fontaine |
| 1976 | Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... – de René Allio avec Antoine Bourseiller |
| 1982 | Le quart d’heure américain – de Philippe Galland avec Anémone |
| 1985 | Une femme où deux – de Daniel Vigne avec Sigourney Weaver Mon beau-frère a tué ma sœur – de Jacques Rouffio avec Michel Serrault Mort un dimanche de pluie – de Joël Santoni avec Dominique Lavanant Zone rouge – de Robert Enrico avec Sabine Azéma 37°2, le matin – de Jean-Jacques Beineix avec Jean-Hugues Anglade Suivez mon regard – de Jean Curtelin avec Andréa Ferréol |
| 1986 | Association de malfaiteurs – de Claude Zidi avec Christophe Malavoy Les mois d’avril sont meurtriers – de Laurent Heynemann avec Jean-Pierre Marielle La nuit de l’océan – de Antoine Perset avec Jeanne Moreau |
| 1987 | La maison de Jeanne – de Magali Clément avec Marie Trintignant Ravi / Lucky ravi – de Vincent Lombard avec Assumpta Serna La goutte d’or – de Marcel Bluwal avec Farid Chopel Un éclat de vie ( una botta di vita ) de Enrico Oldoini avec Bernard Blier CM D’une heure à l’autre – de Pierre Devey avec Rachel Genevin |
| 1988 | La couleur du vent – de Pierre Granier-Deferre avec Philippe Léotard Radio corbeau – de Yves Boisset avec Claude Brasseur Moitié-moitié – de Paul Boujenah avec Michel Boujenah |
| 1989 | Le cri des hommes – de Okacha Touita avec Roland Blanche Plein fer – de Josée Dayan avec Bernadette Lafont |
| 1990 | La tribu – de Yves Boisset avec Jean-Pierre Bacri Jean Galmot, aventurier – de Alain Maline avec Christophe Malavoy |
| 1991 | Lune froide – de Patrick Bouchitey avec Jean-François Stévenin |
| 1992 | Bonsoir ! / Bonsoir ou le visiteur du soir – de Jean-Pierre Mocky avec Michel Serrault Germinal – de Claude Berri avec Gérard Depardieu |
| 1994 | Montana Blues – de Jean-Pierre Bisson avec Valeria Bruni Tedeschi + scénario |
| 1995 | Pourvu que ça dure – de Michel Thibaud avec Gérard Darmon |
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