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CINETOM
12 octobre 2009

GILLES GRANGIER, 50 ANS DE CINEMA

         GILLES GRANGIER            1911 - 1996

                  Cinéaste Français

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Auteur de quelques uns des plus grands succès de Jean Gabin, Fernandel, Bourvil, mais il a également composé quelques unes des oeuvres les plus atypiques tels que "Danger de mort" ou "Le désordre et la nuit". Pour ma part, il restera un grand artisan du cinéma français. "Le Cave se rebiffe", "Gas-Oil", "Archimède le clochard", "Les Vieux de la vieille", "Maigret voit rouge", "Le rouge est mis", "Trois jours à vivre", tant de films qui m'ont marqué....Gilles Grangier s'est attaché tout au long de sa carrière, à réaliser des films sans autre ambition que celle de plaire au plus large public.

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Gilles Grangier est né à le 5 mai 1911 à Paris, ses parents auraient souhaité que leur fils préparât les Arts et Métiers pour devenir ingénieur. Mais, sans le savoir, ils lui transmirent leur passion du music-hall et du spectacle tant et si bien que Gilles, au lieu de se consacrer aux études - il échoua au bac - passait ses après-midi au cinéma. Gilles Grangier n'avait que 17 ans lorsque son père est mort. Après son service militaire, il tenta en vain de s'acclimater à l'imprimerie, au commerce des cuirs et peaux; il se trouva plus à l'aise comme guide pour touristes américains car, ainsi, il était en contact avec le monde artistique.

En 1934, il franchit les grilles des Studios de Saint-Maurice où il est engagé pour figurer dans "FEDORA" de Louis Gasnier : il ne quittera plus le cinéma et se rendit compte de sa passion débutante pour le Septième Art. Ce fut la vogue des films historiques, ce qui lui permit de vivre de la figuration pendant plusieurs années : "Koenigsmark" de Maurice Tourneur, "La Bataille" de Nicolas Farkas. 

Il suit la filière : assistant-régisseur, régisseur, assistant-réalisateur, ce dernier poste pour la première fois en 1936, auprès de Georges Lacombe qui tourne "LE COEUR DISPOSE". Pierre-Jean Ducis, René Pujol, Richard Pottier, Sacha Guitry, entre autres, lui permirent d'apprendre le métier de réalisateur auquel il put enfin se consacrer à partir du film de Pierre-Jean Ducis et son film "Le Plancher des vaches" (1939) et ce fut grâce au tournage de ce film, que Gilles Grangier fit la connaissance de Noël-Noël qui le recommanda aux producteurs du film et complèta sa participation d'assistant dans d'"ADÉMAI BANDIT D'HONNEUR" (1943). Grangier confirma avoir été assistant régisseur dans "MAYERLING" d'Anatole Litvak.

Gilles Grangier aura participé de près ou de loin à un nombre considérable de longs métrages aux côtés de cinéastes ayant une nuance de tournage bien différente les uns des autres. On peut citer : "Les Secrets de la Mer Rouge" de Richard Pottier, "J'arrose mes galons", "La Garnison amoureuse", "Mademoiselle Mozart" avec Danielle Darrieux, "Dernière valse" d'Edmond T. Greville, "La Peau d'un autre" de René Pujol et "L'appel de la vie" de Georges Neveux.

Puis il y eut la rencontre avec Sacha Guitry dans "Désiré", des retrouvailles avec Pujol dans trois autres films (Les gangsters du Château d'If, Un de la Canebière, Trois artilleurs au pensionnat). Dans l'ordre chronologique, on peut citer "Les Trois Valses" de Ludwig Berger, pour lequel Grangier reconnait avoir été secoué par sa méthode travail, mais très efficace, quant à la suite de sa carrière future....Il poursuit avec "Le Plancher des Vaches" avec Noel-Noel et "Le Camion Blanc" de Léo Joannon.

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Une autre rencontre importance celle avec Raimu dans le film de Georges Lacombe "Monsieur La Souris". Gilles Grangier énonca: "En tant qu'assistant je disais à Raimu : "On pourrait peut-être..."et Raimu me coupait : "Ah, qu'est-ce que c'est ? C'est encore une idée du canard (Georges Lacombe), ça?". Il explosait tout le temps. Et il avait une méchanceté certaine parce que sur le plateau, il y a un truc qui ne trompe pas quand tu as une grosse vedette avec un cachet de trente briques, et aux passerelles, des gars à quarante francs de l'heure. La vedette est leur gagne-pain, bien sûr, mais ils ont du respect pour elle.

Avec Gabin, c'était toujours comme ça. Avec Raimu, non. J'ai vu des marteaux tomber des passerelles à quelques centimètres des pieds de Raimu. Il gueulait comme un âne et partait dans sa loge. Il ne voulait plus tourner. Pour moi, Harry Baur était un bien plus grand acteur que Raimu. C'était aussi un type remarquable. Gabin l'adorait... Entretiens avec François Guerif -50 ans de cinéma avec Gilles Grangier.

Après avoir tourné son premier film "ADEMAI BANDIT D'HONNEUR" entre janvier et mai 1943  Saint-Paul de Vence, et avoir connu un petit succès de presse, Grangier  enchaîne avec "LE CAVALIER NOIR" (1945), le tournage devait être effectué par Jacques de Baroncelliec, mais celui-ci se désista à cause du débarquement en Normandie... cette première collaboration avec Georges Guétary fut un gros succès populaire, ce qui incita les producteurs à renouveller avec l'acteur dans "TRENTE ET QUARANTE" (1945) aux côtés de Martine Carol, Jeanne Fusier-Gir et Jean Parédès. Parlant de Martine Carol, Gilles Grangier énonca "Elle était belle, très vive,mignonne...Elle avait des dons pour la comédie, il n'y a pas de doute. Sa diction était juste, spontanée. Je n'aurais pas parié sur une grande carrière dramatique pour elle, mais elle était incontestablement formidable dans la fantaisie et la légèreté". "Pour ma part, je n'ai jamais trouvé qu'elle était un sex-symbol"...

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En 1946, un autre film, une autre histoire avec "LECON DE CONDUITE" (1945) avec Odette Joyeux, André Alerme, Gilbert Gil, Maurice Baquet, Yves Deniaud et Jean Tissier. Grangier reconnait aisément qu'il souhaitait pour les deux premiers rôles deux autres comédiens, Micheline Presle et François Périer. Quant à Jean Tissier, Grangier indique qu'il ne fallait pas trop lui en demander, car il devenait trop lunatique...

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Une rencontre importante celle entre Gilles Grangier et Fernandel dans "L'AVENTURE DE CABASSOU" (1945), en parlant de Fernandel, Grangier dit : Il avait des dons assez extraordinaires, Fernand, que ce soit dans les drames de Pagnol ou dans le comique. Il avait des trouvailles étonnantes. Je l'ai vu dans un tour de chant quand j'étais troufion à Metz; il a tenu deux heures et fait un malheur. Il avait des possibilités énormes, mais il se pliait difficilement...Le film fut produit par le frère de Marcel Pagnol, René Pagnol.

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Il poursuit sa carrière cinématographique avec "RENDEZ-VOUS A PARIS" (1946) avec Annie Ducaux, Claude Dauphin, Marguerite Moréno, Jean Tissier et Jean Debucourt, puis "HISTOIRE DE CHANTER" (1946) avec Luis Mariano pour interprète principal, à ses côtés, Julien Carette, Noel Roquevert et Arlette Merry. Le film n'eut pas le succès escompté, Grangier avait préféré Carette à Bourvil....

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Considéré par certains historiens du cinéma comme le meilleur film de Gilles Grangier, "DANGER DE MORT" (1947) faillit représenter la France au festival de Cannes. Il aurait été retenu par le comité de sélection s'il n'avait été projeté devant celui-ci inachevé, sans musique et avec un montage provisoire. Grangier, qui relate ce contretemps à François Guérif dans "Passé la Loire c'est l'aventure" (Éditions Terrain Vague Losfeld, 1989), déplore que Pathé, producteur et distributeur, n'ait fait aucun effort pour défendre le film qui essuya un « cuisant échec commercial ».
Dans le même entretien, le cinéaste évoque ainsi Fernand Ledoux : « C'était un ancien séminariste et il en avait gardé un côté mystique et une immense culture philosophique. Il était aussi adepte de Gandhi et pratiquait le yoga. »

 

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Le 22 janvier 1948 est la sortie du film "PAR LA FENETRE" qui marque la rencontre de Grangier et Bourvil. Grangier reconnait avoir un bon souvenir du tournage, tout en insistant sur l'agacement provoqué par la prestation de l'actrice Suzy Delair, qui n'était pas demandé par le cinéaste, lui préférant l'actrice Michèle Philippe. Mais Clouzot insista pour que sa compagne soit l'interpréte principale du film.

Parlant de Bourvil,  le  cinéaste dit : C'était quelqu'un de blagueur, toujours très gai. Pendant le tournage, une voiture venait nous chercher tous les matins. Elle prenait Bourvil juste avant moi. Et celui-ci, pour m'appeler, jouait un solo de clairon dans la cour de mon immeuble. Inutile de dure que ce réveil matinal n'était pas du goût de tous. J'ai dû faire promettre à Bourvil de laisser le clairon chez lui. Le lendemain, à sept heures moins le quart du matin, il se pointait avec un accordéon!...

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1948-1949, deux autres films, le premier avec François Périer et Sophie Desmarets : "FEMME SANS PASSE", le suivant "AMEDEE" avec Rellys et Annette Poivre.

Avec "JO LA ROMANCE" (1949), Gilles Grangier écrivit dans son livre "Flash-back" (Éd. Presses de la Cité, 1977) en parlant de l'acteur principal du film : Georges Ghétary, " Il fallait beaucoup l'entourer, lui donner des facilités, écrivit Gilles Grangier dans son livre "Flash-back" (Éd. Presses de la Cité, 1977). En dehors de sa voix, il n'avait pas tellement de dons, mais à force de travail il a constamment progressé, tant et si bien qu'il a connu l'apothéose (à Broadway) ".

C’est dans "AMOUR ET COMPAGNIE" (1950) – le quatrième interprété par Georges Guétary sous la direction de Gilles Grangier – qu’apparaît pour la dernière fois à l’écran Jean Sinöel, mort peu après le tournage, le 30 août 1949 (il était né le 13 août 1868), au terme d’une carrière de près de 150 films débutée en 1931.

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1949-1950 : Deux films: "AU PETIT ZOUAVE" (1949) permit d'unir pour le cinéma Dany Robin et François Périer, dans une comédie ou Grangier appréciait la qualité du film, le jeu d'acteur de François Périer...et "Les Femmes sont folles" (1950) avec un Raymond Rouleau inatendu

Gilles Grangier déclara à propos de son film "LES PETITES CARDINAL" (1951), son dix-huitième long métrage : "J'étais ravi de tourner avec l'extravagant Saturnin Fabre, le fou le plus grandiose qui eût jamais écumé la scène et l'écran " (in "Flash-back", Éd. Presses de la Cité). Claude Dolbert, le producteur, d'une ladrerie légendaire, consentit une rallonge exceptionnelle, compte tenu des exigences de la reconstitution historique.

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En 1950, Gilles Grangier  tourne deux films successifs avec le même acteur, Jean-Pierre Aumont : "L'HOMME DE JOIE" et "L'AMANT DE PAILLE". Le premier est sorti au Moulin-Rouge le 8 décembre 1950, le suivant au Normandie, un mois plus tard. Le cinéaste raconte dans son entretien avec François Guérif "Passé la Loire c'est l'aventure : "Le pauvre Jean-Pierre Aumont avait tendance à mélanger ses répliques et ne plus savoir dans quel film il était. D'autant plus qu'il interprétait, à chaque fois, un séducteur. En outre, Louis de Funès, qui ne jouait que dans "L'homme de paille", faisait exprès de venir sur le plateau de "L'Homme de joie" pour semer le trouble dans nos esprits...

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1951, deux autres films, deux autres histoires et de nouveaux comédiens, dans "LE PLUS JOLI PECHE DU MONDE", Georges Marchal donna la réplique à sa compagne Dany Robin, l'un des plus célèbres couples du cinéma français du moment. Puis dans le deuxième récit :"L'AMOUR MADAME" (1951) ce fut Arletty et sa gouaille légendaire aux côtés de François Périer, Mireille Perrey, Jeanne-Fusier-Gir, Josette Day, Yvonne de Bray et Jean Marais.

Après le franc succès qu'a connu Grangier avec "Le plus joli péché du monde" avec le couple Georges Marchal et Dany Robin, il récidive avec "DOUZE HEURES DE BONHEUR" (1952), un tournage qui a eu lieu entre le 28 avril au 12 juin 1952. Puis il entreprend une autre réalisation avec François Périer, Anne Vernon et Folco Lulli avec "JEUNES MARIES" (1953) il s'agissait d'un film franco-italien dont les dialogues sont signées de Charles Spaak avec une collaboration de Bernard Borderie.

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"LA VIERGE DU RHIN" (1953) est le premier des douze films que Jean Gabin et Gilles Grangier ont tourné ensemble, jusqu’à "SOUS LE SIGNE DU TAUREAU" (1969). « Gabin jouait le patron d’un automoteur ; ce sont des péniches indépendantes. Alors j’ai fait construire une fausse barre. Le vrai pilote était en haut et Jean dans un endroit plausible, très bien organisé par les décorateurs. Pour les besoins de l’histoire, nous devions monter et descendre le Rhin, d’où les nombreux extérieurs. (…) On devait le teindre et, un jour, il est sorti de chez le coiffeur avec les cheveux mauves. Le film était en noir et blanc, on s’en moquait un peu. Jusqu’au moment où deux Strasbourgeoises, passant par là, s’arrêtèrent pile devant lui, en disant : “T’as vu Gabin ? Il est rien môôche !” Furieux, il leur répliqua : “Et mon cul, vous voulez le voir ?” » (in “Passé la Loire, c’est l’aventure”, entretiens de Gilles Grangier et François Guérif, Terrain Vague - Losfeld, 1989). Disparue en 1954 à 36 ans, Andrée Clément tenait ici son dernier rôle.

 

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"POISSON D'AVRIL" (1954) est un film marquant à plus d’un titre. Il constitue la première collaboration de Michel Audiard avec Gilles Grangier (Jean-Paul Guibert, le producteur, était le beau-frère d’Audiard). Les deux hommes devaient retravailler ensemble sur une douzaine de films jusqu’en 1968, notamment sur huit du même cinéaste interprétés par Jean Gabin (dont GAS-OIL, LE SANG À LA TÊTE, LE ROUGE EST MIS, LE DÉSORDRE ET LA NUIT, LE CAVE SE REBIFFE et SOUS LE SIGNE DU TAUREAU). Ce fut aussi la première rencontre cinématographique de Bourvil et de Louis de Funès, qui devaient triompher dix ans plus tard dans "LE CORNIAUD" (1965) et "LA GRANDE VADROUILLE" (1966) : « De Funès est resté seulement quatre jours sur le film, se souvenait Gilles Grangier. Il était très drôle. Lui et Bourvil ont tout de suite sympathisé. C’était difficile de ne pas sympathiser avec Bourvil, qui était très agréable et avait toujours le sourire aux lèvres. J’ai retrouvé de Funès avec Gabin dans "LE GENTLEMAN D’EPSOM". De Funès était encore très charmant à ce moment-là. Après, il a eu un peu la grosse tête. » [in « Passé la Loire, c’est l’aventure », entretien avec François Guérif, Terrain Vague Losfeld, 1989] C’est également dans ce film que l’on entend pour la première fois une chanson de Robert Lapointe (« Aragon et Castille ») interprété par Bourvil. « Boby » Lapointe (1922-1972) allait devenir célèbre avec « Avanie et framboise » chanté par lui-même (et sous-titré) dans TIREZ SUR LE PIANISTE de François Truffaut (1960).

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1955, Grangier retrouve pour la deuxième fois Fernandel pour le tournage du  film "LE PRINTEMPS, L'AUTOMNE, ET L' AMOUR". Grangier affirme avoir refusé d'engager Brigitte Bardot au profit de Nicole Berger, il se rendit compte de son erreur, mais bien trop tard....Il indique que Fernandel n'était pas très commode, il était convaincu que sa présence suffisait à tout arranger. Mais l'acteur et le cinéast se sont bien entendus dans l'ensemble. Aux côtés de Fernandel et Nicole Berger, Claude Nollier, Philippe Nicaud, Andrex, Denise Grey, Georges Chamarat et Fernand Sardou.

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Gilles Grangier, qui avait déjà dirigé Jean Gabin dans "La Vierge du Rhin" (1953), d'après le roman de Pierre Nord fut à l'origine de la rencontre de Gabin avec Michel Audiard, qui se concrétisa avec "GAS-OIL" (1955). Par la suite, Grangier devait tourner dix autres films avec Gabin en vedette, jusqu'en 1969, dont huit adaptés ou dialogués par Audiard. De son côté, ce dernier est l'auteur de dix scripts de films de Gabin réalisés par d'autres cinéastes dont Jean Delannoy (3), Henri Verneuil (3) et Denys de La Patellière (2)..

Grangier indiqua en parlant du film, ce fut le premier film de Marcel Bozzuffi, l'un des premiers de Roger Hanin. Et puis, il y avait Jeanne Moreau qui était formidable. Elle avait beaucoup de finesse et une féminité extraordinaire.

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Pendant le tournage du film "LE SANG A LA TETE" (1956), Grangier précisa :"J'ai eu quatre opérateurs. J'ai commencé avec un Anglais, puis il a été malade. Armand Thirard est venu le remplacer au pied levé, mais il n'a pu rester que huit jours; après, j'ai eu Pierre Petit, puis Thomas. Ces changements n'arrangeaient pas les choses avec "le Vieux" (Gabin, bien sûr). Il avait ses habitudes : quand il ne voyait pas le même opérateur, il était affolé ! Heureusement, les gens de La Rochelle ont tout sauvé. Les marayeurs nous avaient adoptés parce que Gabin avait des réparties formidables. Je me souviens d'une poissonnière, une bonne femme insupportable, grosse gueularde. Elle s'approche un jour de Gabin et lui dit : "Vous me plaisez bien, je ferais bien un enfant avec vous !". Et lui, sans se démonter : "C'est une bonne idée, ça, ma pauvre dame, mais j'ai peur qu'on n'ait guère le temps !". (Gilles Grangier, "Passé la Loire c'est l'aventure", Ed. Terrain Vague, 1990).

Le cinéaste a su tirer profit de son expérience pour développer les prises de vues en extérieur, en utilisant une cabine de camion au ras d'un travelling auto. La caméra était sur le plateau. Il n' y avait  qu'une carcasse de camion, et tout cela fonctionnait. Ce qui se passait derrière était en extérieurs réels....Ces trois films tournés avec Gabin permirent au cinéaste de marquer des points avec "La Vierge du Rhin", "Gas-Oil", et "Le Sang à la tête"....

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"REPRODUCTION INTERDITE" (1957) est le seul film joué en vedette par le comédien Paul Frankeur : «Le producteur, Lucien Viard, voulait faire un film avec Paul Frankeur, expliqua Gilles Grangier. (…) Il était très ami avec lui et ne trouvait pas juste qu’il soit toujours réduit au rôle de faire-valoir. Je connaissais bien Paul, qui était un ami et avec qui j’avais fait plus d’une douzaine de films. Né à Belleville, ancien camelot comme Yves Deniaud, Paul avait été amené au théâtre par Raymond Bussières. Je l’aimais beaucoup et je n’étais pas le seul. Des gens comme Alexandre Breffort, Albert Simonin, Yvan Audouard étaient ses ardents défenseurs. Certains m’ont reproché de ne l’avoir pas mis plus souvent en vedette. Mais tous les acteurs ne sont pas des premiers rôles…» (in «Passé la Loire, c’est l’aventure», entretiens avec François Guérif, Terrain Vague, Losfeld, 1989). C’est Annie Girardot qui avait lu le livre de Michel Lenoir à la faveur d’un voyage en train et qui le recommanda à Gilles Grangier. Michel Lenoir était alors le pseudonyme de Michel Lebrun, auteur réputé de romans policiers (plus de 80 titres) dont une dizaine devait fournir des sujets au cinéma, et qui allait devenir dans le courant des années soixante, le «scénariste le mieux payé de France». Insatisfait des recettes, le producteur ressortit le film sous le titre MEURTRE À MONTMARTRE, ce qui est mensonger, étant donné que l’action ne se passe jamais sur la Butte… «… Il paraît que MEURTRE À MONTPARNASSE faisait trop long sur l’affiche» précisa Gilles Grangier.

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1957, c'est "LE ROUGE EST MIS" avec Jean Gabin, Annie Girardot, Lino Ventura, Paul Frankeur, Marcel Bozzuffi, Paul Frankeur et Jean-Pierre Mocky. Auguste Le Breton est, avec Albert Simonin, l'un des principaux artisans de l'école du Film Noir "à la française" qui prit son essor au milieu des années cinquante. Ses romans ont inspiré une dizaine de films : "Du Rififi chez les hommes", "Razzia sur la Chnouf", "La loi des rues, "Rafles sur la ville", "Du Rififi a Paname, Brigade anti-gangs, "Le Clan des Siciliens". Auguste Le Breton s'était créé un personnage et laissait entendre que son passé n'était pas sans tâche : "Tout juste s'il ne disait pas que "Du rififi chez les hommes" était autobiographique. Mais en fait, son casier judiciaire était vierge" souligna Gilles Grangier, qui précisa : "A l'époque, il se promenait avec un Lüger dans sa valise lorsqu'il nous retrouvait dans une auberge de Montfort Amaury pour parler, avec Audiard, de l'adaptation de son roman. La crosse de l'arme portait une série d'entailles - une entaille = un ennemi tué - et il disait qu'il allait rendre visite à son éditeur qu'il ne trouvait pas "raisonnable". C'était sans doute une façon de nous prévenir qu'il ne fallait pas trahir son livre.", " Passé la Loire, c'est l'aventure", entretien avec G. Grangier, Terrain Vague Losfeld, 1989).
Les assistants-réalisateurs du film se nommaient Jacques Deray et Jacques Rouffio. Jean-Pierre Mocky fait une très courre apparition dans le film.

 

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«Je me suis beaucoup amusé à faire "TROIS JOURS À VIVRE" (1957) — précisa le réalisateur Gilles Grangier. Je m’entendais très bien avec Daniel Gélin, j’aimais beaucoup sa fragilité. Et il y avait Aimé Clariond, qui jouait la vedette de la tournée et que j’adorais pour son côté un peu fou et son élégance. Michel Audiard lui avait écrit des textes formidables…», "Ce qui est drôle, c'est que des films comme "Trois jours  à vivre" ont été tournés avec des méthodes proches de celles de la future "Nouvelle Vague" en extérieur et avec très peu de moyens.  (in “Passé la Loire c’est l’aventure” : 50 ans de cinéma, par Gilles Grangier, Éd. Terrain Vague Losfeld, 1989).

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Puis ce fut "ECHEC AU PORTEUR" (1957) avec Paul Meurisse, Jeanne Moreau, Serge Reggiani, Simone Renant et Gert Froebe, d'après le roman de Noël Calef qui avait obtenu le Grand Prix du Quai des Orfèvres 1956. Créé en 1946 et destiné à récompenser un roman policier inédit et remarquable pour "le respect apporté par l'auteur dans la description des modalités de fonctionnement de la police et de la justice françaises", ce Prix a fourni plusieurs sujets de films célèbres dont "125 RUE MONTMARTRE" également de Gilles Grangier (1959) d'après André Gillois.

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Après une douzaine d'années consacrées pour l'essentiel à la comédie, Gilles Grangier entamait, vers le milieu des années 50 sa période "noire". "LE DÉSORDRE ET LA NUIT" (1958), succéda ainsi à "Gas-Oil"", "Le Sang à la tête" et "Le Rouge est mis". Aussitôt après, Grangier retournait à la comédie avec des films tels que "ARCHIMÈDE LE CLOCHARD" ou "LES VIEUX DE LA VIEILLE". A propos de ce film-ci, il raconta : "Dans LE DÉSORDRE ET LA NUIT, [Gabin] n'était pas seulement vulnérable, il pouvait encore séduire. Et ce fut la seule fois que dans un de mes films il était un peu séduisant. Il était d'autant plus crédible que Nadja Tiller, la jeune Allemande était loin de lui déplaire. "LE DÉSORDRE... " est un de mes films préférés". (in "Passé la Loire, c'est l'aventure", Ed. Terrain Vague Losfeld).

 

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"ARCHIMEDE LE CLOCHARD" (1958) est une idée de Jean Gabin, l'adaptation est co-signée par Audiard, Albert Valentin, et Gilles Grangier. Initialement ce devait être Jean Richard qui aurait dû donner la réplique à Jean Gabin mais le producteur avait la possibilité d'obtenir Darry Cowl, pour "une poignée d'haricots" et les distributeur heureux...Grangier énonça : Qu'est-ce que j'ai entendu quand j'ai annoncé la nouvelle au Vieux !" "Tu t'es encore fait baiser, et c'est moi qui trinque!". Sa réaction avait dû transpirer dans les coulisses, car ce con de Darry s'est mis à begayer comme jamais dès la première scène....A noter la présence également de Bernard Blier, Julien Carette, Jacqueline Maillan, Noel Roquevert et Dora Doll.

 

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"125, Rue Montmartre" (1959) a été tourné au début de la Nouvelle Vague, Grangier amère des propos le concernant, et enoncé avec force par l'un des fondateurs de cette Nouvelle Vague, François Truffaut. Grangier indique qu'il n'est pas du tout d'accord avec les opinions du jeune cinéaste, et lui rétorque qu'à chaque génération, le cinéma innove avec une nouvelle technologie y compris celle de la pellicule, de la lumière....Une rencontre inattendue  celle de Lino Ventura aux côtés de Robert Hirsch.

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"LES VIEUX DE LA VIEILLE" (1960) est l'adaptation d'un roman de René Fallet, Gilles Grangier avait pensé à de grands acteurs Jean Gabin et Noel-Noel, Gabin, lui suggéra Pierre Fresnay . Initialement les producteurs avaient pensé à Fernandel au lieu de Fresnay...Dans le livre sur Gabin de Siclier et Missiaen, il écrit que "Les vieux de la vieille" est une caricature de la vieillesse et du milieu campagnard. Gabin et Noel-Noel ont été enchanté de jouer ensemble, quant à Fresnay, plus en retrait et observé de loin par sa compagne Yvonne Printemps.

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"LE CAVE SE REBIFFE" est sortie le27 septembre 1961, sur des dialogues cultes de Michel Audiard, pour lequel Grangier lui demanda s'il admirait un acteur particulier, celui-ci répliqua en disant qu'il avait une passion pour le comédien Harry Baur. De nombreux acteurs se donnèrent la réplique : Jean Gabin, Bernard Blier, Martine Carol, (elle, tint ici son dernier rôle marquant, avant sa mort en 1966), Françoise Rosay, Maurice Biraud, Franck Villard et Antoine Balpêtré.

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Gilles Grangier retrouve Fernandel dans "LE VOYAGE A BIARRITZ" (1962) dans ce qui fut le dernier film d'Arletty, (étant quasiment aveugle). Fernandel était différent pendant le tournage d'après les dires du cinéaste, peut-être avait marqué par la cessité de sa partenaire de "Fric-Frac"....

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"LE GENTLEMAN D'EPSOM" (1962) était une histoire d'Albert Simonin "Le Pelousard", Grangier se confie (entretiens avec F. Guérif) : "A l'époque, Jean et Louis de Funès s'admiraient l'un l'autre et le tournage a été très agréable. Après ils se sont detestés, je ne sais pas pourquoi". Aux côtés de Gabin, Madeleine Robinson, Louis de Funès, Jean Lefebvre, Paul Frankeur, Franck Villard, Alexandre Rignault et Jacques Marin.

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C'était la troisième fois que Jean Gabin incarnait Maigret au cinéma. Mais il faut bien avouer que "Maigret, Lognon et les gangsters" n'est pas un des meilleurs Simenon. J'avais l'avantage d'avoir réussi mon coup avec LE SANG À LA TÊTE (1956), que Simenon avait beaucoup apprécié. "MAIGRET VOIT ROUGE" (1963), moins bien construit, disposait de moins de moyens, paraissait du réchauffé. Tout de même, j'avais Michel Constantin en gangster américain ! Très bien Constantin, belle nature ! » (in "50 ans de cinéma" par Gilles Grangier, Éd. Terrain Vague, 1989).

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Et puis Gilles Grangier est l'unique réalisateur a avoir fait tourné Fernandel et Bourvil dans un même film : "LA CUISINE AU BEURRE" (1963). Pour "La cuisine au beurre", Truffaut a dit quelque chose comme : "Je ne comprends pas qu'on fasse encore du cinéma comme ça." Le film a été, à l'époque, la cinquième recette mondiale de l'année. C'est idiot d'aller contre ça, parce que, en plus, le film n'est pas infamant du tout. Il faut des films comme ça, qui font du fric, sans eux il n'y aurait plus de cinéma. Gilles Grangier -Passé La Loire c'est l'aventure (Entretiens avec François Guérif).

A noter la présence de Claire Maurier dans le rôle de Christiane (épouse de Fernandel et Bourvil), à cette même époque, elle tourna avec François Truffaut dans "Les 400 Coups".

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En 1964, Jean Gabin et Fernandel fondent leur propre société de production la "GAFER"c'est-à-dire la "GAbin-FERnandel" et jouent ensemble dans "L'AGE INGRAT" (1965). Cependant le film ne fut pas le grand succès escompté.  Pourtant le scénario et les dialogues ont été adapté par Pascal Jardin, Claude Sauter et Gilles Grangier, sur une musique de Georges Delerue. Aux côtés des deux monstres sacrés, Franck Fernandel, Marie Dubois, Paulette Dubost, et Noel Roquevert. 

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Après "La cuisine au beurre" et "L'âge ingrat", Gilles Grangier s'en va tourner "TRAIN D'ENFER" (1965) avec Jean Marais, dans un registre totalement différent. Un film d'action dont le tournage a eu lieu à Barcelone et aux Baléares. Comme l'indique le cinéaste dans ses mémoires, Marais n'a jamais voulu se faire doubler, il fut très agréable au tournage, disponible, magnifique....

Puis Grangier participe au tournage du film à sketches "LES BONS VIVANTS" (1965) avec Georges Lautner, le titre initial était "Un Grand Seigneur". Une pléiade d'artistes sont à l'affiche du film : (1er sketche) : Bernard Blier, Dominique Davray, Franck Villard, Henri Virlojeux, Jacques Marin, Jean-Luc Bideau et Jacques Legras.-(2ème Sketche) : Louis de Funès, Mireille Darc, Andréa Parisy, Jean Lefebvre, Darry Cowl, Bernard Blier, Jean Carmet, Bernadette Lafont;

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Avec "L'HOMME A LA BUICK" (1967) «Darrieux jouait au théâtre à Paris. Chaque soir, son mari l’attendait à la fin de la représentation et la ramenait à Honfleur. Alors, j’essayais de reculer ses premiers plans pour onze heures du matin et je la libérais vers trois heures de l’après-midi pour lui permettre de repartir vers Paris» (Gilles Grangier, in «Passé la Loire, c’est l’aventure», Éd. Terrain Vague, 1989). Ce fut le dernier travail pour le cinéma d’Henri Jeanson, mort à Honfleur en 1970.

 

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Après avoir essuyé les frais d'un film inachevé "Une cigarette pour une ingénue", Grangier réalisa un film avec Jean Gabin, "SOUS LE SIGNE DU TAUREAU" (1968). Il s'agit du dernier des douze films que Jean Gabin a tournés sous la direction de Gilles Grangier. Après celui-ci, le cinéaste ne réalisera plus, pour le cinéma, que "UN CAVE" (1972) et "GROSS PARIS" (1974). Il terminera sa carrière à la télévision, signant téléfilms et feuilletons, de "Quentin Durward" (1971) à "L'aéropostale" (1980).

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Gilles Grangier, dans la longue interview publiée sous le titre "Passé la Loire c'est l'aventure" (Terrain vague, 1989), révéla que Claude Sautet et Pascal Jardin avaient participé, sans être crédités, à l'écriture du scénario de "Sous le signe du Taureau".

Gilles Grangier est mort le 27 avril 1996 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.

 

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Gilles Grangier pendant le tournage des "Vieux de la vieille"

- 1943
ADÉMAI BANDIT D'HONNEUR.
- 1945
LE CAVALIER NOIR.
- 1946
TRENTE ET QUARANTE
LEÇON DE CONDUITE
L'AVENTURE DE CABASSOU.
- 1947
HISTOIRE DE CHANTER
RENDEZVOUS A PARIS
DANGER DE MORT
- 1948
PAR LA FENÊTRE
FEMME SANS PASSE.
- 1949
JO LA ROMANCE.
- 1950
AMOUR ET COMPAGNIE
AU P'TIT ZOUAVE
LES FEMMES SONT FOLLES
L'HOMME DE JOIE
AMÉDÉE.
- 1951
L'AMANT DE PAILLE
LES PETITES CARDINAL
LE PLUS JOLI PECHE DU MONDE.
- 1952
L'AMOUR MADAME
DOUZE HEURES DE BONHEUR.
- 1953
JEUNES MARIES
LA VIERGE DU RHIN.
- 1954
FAITES-MOI CONFIANCE
POISSON D'AVRIL
- 1955
LE PRINTEMPS, L'AUTOMNE ET L'AMOUR
GAS-OIL.
- 1956
LE SANG A LA TÊTE.
- 1957
REPRODUCTION INTERDITE
LE ROUGE EST MIS.
- 1958
TROIS JOURS A VIVRE
ECHEC AU PORTEUR
LE DESORDRE ET LA NUIT.
- 1959
ARCHIMÈDE LE CLOCHARD
125, RUE MONTMARTRE.
- 1960
LES VIEUX DE LA VIEILLE.
- 1961
LE CAVE SE REBIFFE.
- 1962
LE GENTLEMAN D'EPSOM.
- 1963
LE VOYAGE A BIARRITZ
MAIGRET VOIT ROUGE
LA CUISINE AU BEURRE.

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- 1964
L'AGE INGRAT
- 1965
TRAIN D'ENFER
LES BONS VIVANTS (sketches : "La Fermeture " et "Le Procès").
- 1968
L'HOMME A LA BUICK
UNE CIGARETTE POUR UN INGENU (inachevé).
- 1969
SOUS LE SIGNE DU TAUREAU.
- 1972
UN CAVE.
- 1974
GROSS PARIS.

 

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Commentaires
S
Merci pour cette superbe réytrospective !<br /> quelle iconographie rare<br /> bonne continuation pour votre blog
Répondre
D
Bravo pour cet hommage ! Pascal.
Répondre
CINETOM
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