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        ANOUK AIMEE       1932

        Comédienne Française

 

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"C'est moi, c'est Lola", susurre Anouk Aimée, chanteuse de cabaret, dans "Lola" (1960) de Jacques Demy. Les années 30 nous avaient déjà offert Lola-Lola interprété par Marlène Dietrich dans "L'Ange bleu" (1930) et les années 50 "Lola Montès" (1955) avec Martine Carol. "Lola" de Demy est la version plus libre des années 60, dans laquelle la beauté mystérieuse et distante d'Anouk Aimée exhale une chaleur et un romantisme nuancés par la solennité de ses grands yeux noirs. Anouk Aimée tourne avec autant d'aisance pour le cinéma anglais, américain ou italien.

Françoise Sorya, plus connue sous le nom d'Anouk Aimée est née le 27 avril 1932 à Paris. Sa mère, Geneviève Sorya, est alors élève du conservatoire et fait ses débuts au théâtre. Fille de l'acteur Henry Murray, Anouk Aimée s'appelle seulement "Anouk" au début de sa carrière, elle désire être pharmacienne, et fait ses études à l'école de la rue Milton, à Montmartre, puis à celle de Barbezieux en Charente, ensuite dans un pensionnat de Bandol, avant de suivre des cours de danse à l'Opéra de Marseille. Elle a alors quinze ans. Elle pratique la natation, et suit à Paris des cours d'art dramatique, puis en Angleterre, où elle apprend à maîtriser une langue qui lui servira plus tard dans plusieurs rôles.

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Remarquée par Henri Calef, elle débute au cinéma à l'âge de quinze ans dans "La Maison sous la mer" (1947). Tout en préparant son bac, Anouk Aimée suit des cours de diction et est engagée par Marcel Carné pour être l'actrice principale de "La Fleur de l'âge". Malheureusement le tournage est interrompu, et restera inachevé. Jacques Prévert, qui était le scénariste de ce film, écrit pour Anouk Aimée, un rôle de Juliette des temps modernes dont Serge Reggiani est le Roméo, ce sont "Les Amants de Vérone" (1949) réalisé par André Cayatte. Le film est un succès pour Anouk Aimée, qui reçoit de partout des offres de contrat. Après six mois d'études dans un couvent britannique, elle tourne sous la direction de Ronald Neame "La Salamandre d'or" (The Golden Salamander,1949), tourné en Tunisie, dans lequel elle interprète, auprès de Trevor Howard, le rôle d'une fille étrange qui se livre au trafic d'arme. On la retrouve également dans un film britannique adapté d'un roman de Georges Simenon "L'Homme qui regardait passer les trains" (The Man Who Watched The Trains Go By,1952) de Harold French aux côtés de Claude Rains. Peu de temps auparavant, elle fut la partenaire de Jean-Claude Pascal dans "Le Rideau cramoisi" (1951), dans le premier film d'Alexandre Astruc; Anouk Aimée meurt dans les bras de son amant.

En 1952, Anouk Aimée épouse Nico Papatakis, propriétaire d'un cabaret à Saint-Germain-des-près, qui réalisera par la suite plusieurs films. Pendant les deux ans que dure leur union, elle ne tourne aucun film. Elle reprend avec le second long métrage d'Alexandre Astruc, "Les Mauvaises rencontres" (1955) où elle retrouve son partenaire Jean-Claude Pascal au côté de Claude Dauphin. Dans "Pot-Bouille", réalisé par Julien Duvivier, elle tient un rôle un peu fade dans l'adaptation du roman de Zola. Le rôle d'un modèle de Modigliani qui lui est imparti dans "Montparnasse 19" (1957) de Jacques Becker, lui permet de faire valoir sa beauté de façon convaincante. C'est à la même époque qu'elle tourne pour la première fois aux Etats-Unis (pour la MGM) : elle incarne dans "Le Voyage" (The Journey,1958) réalisé par Anatole Litvak, le rôle d'une militante hongroise aux prises avec officier russe interprété merveilleusement par Yul Brynner pendant la révolution hongroise de 1956, rôle secondaire mais révélateur. Soulignons sa composition dans "La Tête contre les murs" (1959) de Georges Franju avec en collaboration Jean-Pierre Mocky, acteur également aux côtés de Charles Aznavour 

Sa silhouette longue et mince de jeune fille mélancolique et mystérieuse, alliée à une sensualité à fleur de peau, attire les cinéastes français et étrangers. Jacques Demy, lui offre le rôle de "Lola"(1961), dans son premier film , mais Anouk Aimée n'a jamais joué de "style Nouvelle Vague" comme Jeanne Moreau ou Anna Karina. Supportant mal de toujours rester au même endroit, elle préfère tourner dans différents pays. Dans le film britannique "Agent secret NZ" (Carve Her Name With Pride,1958) de Lewis Gilbert, elle joue le rôle d'une Française engagée dans la Résistance auprès de la flegmatique Virginia McKenna (Wikipédia a omis de la citer), et celui d'une lesbienne fuyant la colère divine dans le film de Robert Aldrich made-in-Italy "Sodome et Gomorrhe" (1961) au côté de Stewart Granger. En Italie encore, elle est l'une des Napolitaines qui attendent le Jugement dernier dans "Le Jugement dernier" (Il Giudizio Universale,1964) de Vittorio de Sica. Elle donna également la réplique à Jean-Pierre Cassel dans "Le Farceur" (1960) de Philiipe de Broca.

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Les deux meilleurs films dans lesquels elle joue sont deux films de Fellini. Dans "La Dolce vita" (1960), elle incarne la nymphomane Maddalena que Marcello Mastroianni entraîne dans le lit d'une prostituée. Dans "Huit et demi" (1962), elle retrouve Mastroianni dont elle interprète la femme légitime. Mais c'est avec "Un Homme et une Femme" (1966) réalisé magistralement par Claude Lelouch, qui reçoit la Palme d'or du festival de Cannes en 1966, que son nom et son visage vont enfin être connus du grand public. Elle tient le rôle d'une veuve qui tombe amoureuse d'un coureur automobile interprété par Jean-Louis Trintignant. On la remarque également dans "Le Sexe des anges" (Le voci Bianche,1963) de P. Festa Campanile et M. Franciosa. Pour ma part, mon film préféré restera "Un Soir, un train" (1968) d'André Delvaux avec Yves Montand.

En 1969, Anouk Aimée anime de son charme félin, trois films bien différents des précèdents "Le Rendez-vous" (The Appointment,1969) de Sidney Lumet dans lequel elle ruine un avocat incarné par Omar Sharif; "Model Shop" de Jacques Demy, où elle musarde dans l'impitoyable Los Angeles (malheureusement le film fut mal accueilli par la critique et le public américain); et enfin "Justine" (1969) de George Cukor, d'après la quadrilogie de Lawrence Durrell. Anouk Aimée colle parfaitement au personnage fuyant de Durrell. Elle épouse ensuite en quatrièmes noces l'acteur britannique Albert Finney et s'établit en Angleterre pour la seconde fois. Lorsque ce mariage échoue, elle revient en France pour tourner des films français sans grand intérêt tels que "Si c'était à refaire" (1976) de Claude Lelouch au côté de Catherine Deneuve et "Mon Premier amour" (1978) sous la direction d'Eli Chouraqui. Mais l'image que l'on garde en mémoire est celle de la tendre et mélancolique Lola quittant Nantes dans sa Cadillac blanche pour accomplir un destin inconnu.

On notera la présence dans les années 80 d'Anouk Aimée dans "Le Saut dans le vide" (Salto nel vuoto,1980) de Marco Bellocchio, "La Tragédie d'un homme ridicule" (La tragedia di un uomo ridicolo,1981) de Bernardo Bertolucci, par la même occasion elle retrouve le cinéaste Claude Lelouch qui lui propose de rejoindre une pléiade d'acteurs afin de tourner dans "Viva la vie" (1984) ainsi que dans"Il y a des jours... et des lunes" (1991). Entre-temps, elle avait tourné "Un Homme et une Femme : vingt-ans déjà" (1986) où le couple Trintignant-Aimée se reformait pour l'occasion. A retenir également sa prestation dans "Prêt-à-porter" (1995) de Robert Altman. Dans les années 2000, Anouk Aimée se fait plus rare ou tourne des rôles de moindre importance.     

 

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   Le jour le plus court - 1962 - Sergio Corbucci - avec Toto, Gino Cervi, Annie Girardot, Simone Signoret, Jean-Paul Belmondo, Ugo Tognazzi, Virna Lisi, Philippe Leroy-Beaulieue, Pierre Brice.... 

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Un homme et une femme - Claude Lelouch 

 

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A suivre

* Affiches-cine * Cinémafrançais - Cinetom 

 

 

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