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       JOYEUX NOËL 

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         BARBRA STREISAND         1942  

         Actrice, Chanteuse, Réalisatrice Américaine

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La remarque peut-être la plus pertinente jamais faite à propos de Barbra Streisand vient d'une ancienne camarade de l'actrice, qui l'a connue lorsqu'elle faisait ses premiers pas dans la profession : "Barbra", dira-t'elle, "est partie pour devenir quelqu'un". "Quelqu'un", dans le cas de Barbra Streisand, serait-ce cette star dorée sur une tranche, auréolée de gloire, qui tient le haut de l'affiche depuis près de vingt-ans, et cela, en dépit des mauvais films et des rumeurs malveillantes mettant en cause sa mégalomanie ? C'est fort possible !

Barbra Streisand a fait une douzaine de films à ce jour, sur lesquels elle règne en star absolue. Songer que son nom puisse basculer à la seconde ou à la troisième place du générique est tout simplement impensable à une certaine époque. Qu'y avait-il derrière la phrase de son amie ? Probablement ceci : Barbra Streisand, pour sa part, avait décidé tôt dans sa carrière que la période habituelle d'apprentissage et son aboutissement, c'est-à-dire une lente évolution vers la maturité, qui suppose en général une volonté d'écouter les autres et de faire bon usage de leurs conseils, ne le concernait pas.

Et, en effet, si l'on excepte quelques années au tout début de sa carrière, l'actrice a tout bonnement brûlé les étapes intermédiaires de la route qui mène à la gloire, la jeune femme de vingt-six ans qui joue Fanny Brice, en 1968, dans "Funny Girl" est, aux dires de tout le monde, aussi impertinente, sûre d'elle-même et tyrannique que la femme de quarante ans qui a produit et orchestré "Yentl" en 1983.

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Barbra Streisand est née le 24 avril 1942 à Brooklyn, ce que sa voix et ses manières ne sauraient démentir. Son père, qui meurt lorsqu'elle est toute petite, enseigne l'anglais et la psychologie dans un établissement d'enseignement secondaire; sa mère, avant son mariage, a, elle aussi, des ambitions artistiques puisqu'elle enregistrera à titre d'essai une ballade de Sigmund Romberg, "One Kiss". La jeune Barbra, il faut bien le dire, n'est pas gâtée par son physique. Et pourtant, il arrive toujours un moment dans les films qu'elle tourne où son partenaire principal la regarde d'un air admiratif et finit par bredouiller : "Comme...comme tu es belle !" Et Barbra Streisand sait fort bien faire taire les doutes ou les critiques. Sa beauté n'est, certes, pas visuelle. Mais l'actrice sait être belle quand elle le veut.

En tout état de cause, depuis sa plus tendre enfance, Barbra Streisand ne désire qu'une chose : connâitre la gloire dans le monde artistique. Tout en étudiant au Malden Bridge Summer Theater dans l'Etat de New York, elle gagne en même temps sa vie comme serveuse dans un restaurant chinois. Par la suite, complètement démunie à New York et parce qu'elle consacre pratiquement tout son temps libre à des auditions, elle travaille comme standardiste et ouvreuse dans un théâtre. Son premier succès consiste à remporter, en tant que chanteuse; alors qu'elle crève d'envie d'être actrice, un concours de chanson organisé par un cabaret de Greenwich Village. A partir de là, elle apparaît régulièrement dans les boîtes de nuit new-yorkaises, et même dans quelques émissions télévisées. Al Ramrus, responsable d'une émission télévisée à laquelle elle participait, l'a décrite ainsi à cette époque : "Elle était, par essence, ce qu'est toute jeune fille pas très jolie et embarrassée, qui veut obtenir un million de choses de la vie, sans tenir compte de ses origines ou des circonstances du moment. Sa voix, sa façon d'être étaient presque de la fiction, un peu comme une mauvaise comédie musicale de la 20th Century-Fox, et je lui ai dit qu'elle allait devenir une star, qu'elle réussisse ou non dans la chanson".

Finalement en 1962, Barbra Streisand décroche un petit rôle dans une comédie musicale de Broadway, "I Can Get It For You"; le rôle mineur qui lui revient, celui d'une employée de bureau mal lunée qui a des problèmes avec les hommes, met fin au spectacle. Si quelques critiques éreintes sa prestation, aucune, en revanche, ne conteste le fait qu'une grande star vient de naître. Avec sa façon inimitable de chanter, elle devient vite l'une des interprètes les plus demandées sur la place de New York, honorant de sa présence les élégants dîners privés de la ville ou les émissions de télévision réservées aux célébrités. Une comédie musicale la consacre définitivement en 1964, "Funny Girl", lorsqu'elle se voit confier le rôle de Fanny Brice dans cette biographie musicale que lui consacre Jule Styne. Dès cet instant, tout le monde parle d'elle. A la même époque, elle signe un contrat couvrant plusieurs années et plusieurs millions de dollars avec la firme CBS pour enregister une série d'albums, qui remporteront comme chacun sait, un phénoménal succès. En 1962, lorsqu'elle jouait "I Can Get It For You Wholesale, elle avait épousé l'acteur principal, Elliott Gould, dont elle aura un films. Ils divorceront en 1968.

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Après avoir remporté un succès à Broadway, Barbra Streisand fait un triomphe dans la version cinématographique de "Funny Girl" (1968), prestation qui donne lieu à une lutte serrée entre la star et Katharine Hepburn pour l'attribution des Oscars : elles se partageront finalement l'Oscar de la meilleure actrice cette année-là. Pendant le tournage, on parle beaucoup de l'idylle de Barbra Streisand avec Omar Sharif, co-vedette du film, si toutefois l'on peut parler de co-vedette lorsqu'il s'agit de jouer aux côtés d'une telle force de la nature !

Pour faire suite à un succès de cette ampleur, même si beaucoup la trouvent trop jeune pour le rôle de l'actrice elle-même n'en disconvenant pas, la seule retombée possible ne pouvait être qu'un rôle de premier plan, celui de la marieuse Dolly Levi dans "Hello, Dolly !" (1969), adaptation cinématographique de la comédie musicale qui a battu tous les records de longévité à Broadway. Cette fois, les sceptiques avaient tort et raison en même temps. Tort, parce qu'ils se trompaient sur Streisand dont la performance drôle et vibrante venait d'anéantir tous les doutes quant à l'âge du personnage. Raison, parce qu'ils savaient que l'actrice, avec son perpétuel besoin de s'immiscer dans la réalisation du film, pourrait en menacer l'équilibre. C'est ce qui est arrivé avec "Hello, Dolly !", mis en scène par Gene Kelly, fut un spectacle pesant qui ne rallia pas les goûts de tous les publics. Il n'eut, d'ailleurs, par le succès escompté. De plus, pour avoir voulu se mêler de tout d'une façon pas toujours constructive, Barbra Streisand se mit à dos les autres artistes du film et l'équipe de tournage. Un jour qu'elle quittait le plateau furibonde, Walter Matthau s'écria :"Souvenez-vous, Betty Hutton aussi a un jour  pensé qu'elle était indispensable!", et cette pique ne manqua pas d'être saluée par les applaudissements de tous les techniciens.

Un mauvais accueil sera reservé à la comédie musicale suivante tournée par l'actrice, "Melinda" (On a Clear Day You Can See Forever ,1970) de Vincente Minnelli, avec Yves Montand dans le rôle principal, et pourtant Barbra Streisand n'avait jamais paru aussi séduisante. Elle décide alors de s'essayer à un autre genre en tournant trois comédies plus modestes : "La Chouette et le Pussycat" (The Owl And The Pussycat,1970), dans laquelle elle interprète une call-girl qui fait du charme à George Segal, "On s'fait la valise Doc ?" (What's Up Doc ?,1972), comédie à suspense de Peter Bogdanovich qui a été un succès honorable en son temps, et dont le point fort est la séquence où Barbra Streisand chente "You're The Top" de Cole Porter, et "Up The Sandbox" (1972), enfin, où elle campe avec efficacité et retenue une bonne ménagère new yorkaise.

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A partir du milieu des années 70, chaque film de Barbra Streisand crée l'évènement, hormis peut-être ces deux comédies de la même veine que celles que nous venons de citer, "Ma Femme est folle" (For Pete's Sake,1974) et "Tendre combat" (The Main Event,1979). Désormais, elle règne en souveraine, elle a les pleins pouvoirs pour mener à bien sa destinée artistique. "Nos plus belles années" (The Way We Weren1973) de Sydney Pollak est une histoire d'amour distrayante sur fond de contestation gauchiste pendant les années 30 et 40, qui repose sur le duo charismatique Streisand-Redford. "Funny Lady" (1975), suite de l'histoire de Fanny Brice filmée par Herbert Ross, connaît un succès moindre auprès du public. L'année suivante, "Une Etoile est née" (A Star is born) n'est qu'un mauvais remake des films de Wellman et Cukort. Si l'on s'en réfère au nombre d'entrées, les fans de Streisand doivent être légion. L'actrice remporte un second Oscar pour la chanson "Evergreen".      

Au début des années 80, Barbra Steisand achète les droits d'adaptation cinématographique du roman d'Isaac Bashevis Singer; qui montre comment, au début du siècle, une jeune femme est obligée de se déguiser en garçon pour pouvoir étudier le Talmud. Le résultat, "Yentl", est un autre succès à verser au triomphe de l'actrice, malgré des critiques grinçantes et la désapprobation publique de Singer lui-même à l'égard du projet dans son ensemble. Toutefois, il fallait lire entre les lignes. Pour avoir produit, réalisé, conçu et mis sur pied ce gigantesque projet, où elle est l'unique interprète des dix-sept chansons, du rôle féminin et, dans un sens, du rôle masculin, Barbra Streisand venait de réussir sa métamorphose : elle était devenue un film. En 1987, elle tourne sous la direction de Martin Ritt dans "Cinglée" (Nuts), film typiquement "Actor's Studio", comparable à ceux d'Elia Kazan, qu'il tourné dans les années 50. Après avoir réalisé son deuxième film en 1991 "Le Prince des marées"  (The Prince of Tides" Barbra Streisand réalise son troisième film :"Leçons de séduction" (The Mirror Has Two Faces) en 1996. L'une de ses dernières prestations fut aux côtés de Robert de Niro et Dustin Hoffman dans "Mon beau-père, mes parents et moi" (Meet the Fockers,2004) ainsi qu'une suite, six ans plus tard dans "Mon beau-père et nous" (Little Fockers). 

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               Melinda -1970 - Vincente Minnelli           

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                  On s'fait la valise, Docteur ? - 1972 - Peter Bogdanovich

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            Le Prince des marées - 1991 - Barbra Streisand

        

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           Mon beau-père, mes parents et moi - 2004 - Jay Roach

 

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           Mon beau-père et nous - 2010 - Paul Weitz

 

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*Affiche-cine * Cinetom

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