BARBARA STANWYCK                             1907 - 1990    

                 Actrice Américaine

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Barbara Stanwyck, de son vrai nom Ruby Stevens, est née le 16 juillet 1907 dans le quartier de Brooklyn, à New-York, dans une famille modeste composée de quatre autres enfants plus âgés. Sa mère décéda accidentellement à la suite d'une chute, trois ans plus tard, et la benamine fut confiée, ainsi que son frère Malcom, à une famille d'accueil s'occupant d'orphelins.

En 1914, son père décéda à son tour d'un accident de voiture et son frère rejoignit l'une de leurs soeurs aînées. Elle resta, quant à elle, avec sa famille d'adoption mais éprouva des difficultés à s'intégrer dans son école. Lorsqu'elle eut huit ans, sa soeur Mildred l'emmena dans plusieurs tournées auxquelles elle participa en tant que choriste. Elle travailla très jeune en dehors de ses heures de cours, et occupa, à quatorze ans, un poste d'employée dans une compagnie de téléphone.

Sa priorité demeurait néanmoins de parvenir à entrer dans le monde du spectacle, un milieu qui la fascinait depuis son enfance.  Elle obtint un emploi de choriste dans divers spectacles présentés par une compagnie musicale de Manhattan à l'âge de dix-sept ans puis, grâce à un agent artistique qui l'avait remarquée, elle devint danseuse dans un cabaret à la mode. Elle participa également au spectacle "Ziegfield Follies" en 1923 et fit plusieurs revues avant qu'un scénariste ne lui conseille de changer de nom.

Elle déménagea à Hollywood où elle décrocha immédiatement un petit rôle, celui d'une danseuse, dans le film  muet "Broadway Nights" (1927) de Joseph C. Boyle. Puis devient second rôle dans "Le Signe sur la porte" (The Locked Door,1930). "Ce film était si mauvais, qu'il a failli me fermer les portes du cinéma", avouera Barbara quelques années plus tard. L'année suivante, elle épousa l'acteur Frank Fay et le couple adopta un enfant. Grâce à l'insistance de son mari, elle fit des tests filmés que celui-ci présenta au réalisateur Frank Capra. Surpris par la prestance de cette jeune actrice débutante, ce dernier l'engagea pour "Ladies of Leisure" (1930), et lui fit signer un contrat avec les studios Warner Bros. Elle rejoignit ensuite son mari, sous contrat avec la Columbia, avant de débuter une collaboration avec les studios RKO. Durant les années trente, elle fit sensation dans "L'Ange Blanc" (Night Nurse,1930) de William A. Wellman avec Clark Gable. C'est la première collaboration de Barbara Stanwyck avec le cinéaste William Wellman, qu'elle retrouvera l'année suivante dans "Mon Grand" (So Big,1932) avec George Brent et Bette Davis.BE052122

Il faut également souligner sa prestation dans le film de Frank Capra : "The Miracle Woman" (1931) au côté de David Manners. C'est "Amour défendu" (Forbidden,1932) de Frank Capra qui la révèlera du grand public. Elle y jouait une jeune femme éprise d'un avocat marié de qui elle attend un enfant... Projetée  au firmament des vedettes, elle est classée parmi les plus grandes du moment : Greta Garbo, Marlène Dietrich et Joan Crawford.

C'est encore Capra qui la dirige dans "La Grande Muraille" (The Bitter tea of General Yen,1933) (il fut également distribué sous le titre de "Thé amer du Général Yen". C'est déjà le quatrième long métrage que Barbara Stanwyck tourna dans les années trente sous la direction du Maître de la Comédie hollywoodienne. Capra déclara : "De tous les films que j'ai tourné avec Barbara, celui-ci est mon préféré. L'histoire particulièrement bien écrite, était en avance sur son temps, et il y avait là certaines des scènes les plus romantiques de Capra. Les possibilités picturales étaient immenses, et c'est sur ce film que j'ai, pour la première fois, utilisé une "diffusion variable" et des objectifs "spécial portraits" que j'avais inventés en particulier pour les gros plans de Barbara, lorsque l'arrière-plan devient flou et qu'un halo de lumière entoure ses cheveux." Le film est aujourd'hui considéré comme l'une des oeuvres clés du cinéaste, dérouta le public et fut un échec commercial.

C'est Jack Warner qui demanda des modifications, après que la censure s'interposa pour le film "Baby Face" (1933), d'après une histoire de Darryl  F. Zanuck qui écrivit une histoire audacieuse. Elle était remarquable dans le rôle d'Annie Oakley, partenaire féminine de Buffalo Bill lors de ses spectacles western ambulants, dans "La Gloire du cirque" (Annie Oakley,1935) de George Stevens aux côtés de Preston Foster et Melvyn Douglas.

En 1936 sort sur les écrans "Révolte à Dublin" (The Plough and The Stars) , qui dépeint des événements historiques survenus en 1916, le Siège de la Grande Poste, l'execution de quatorze chefs rebelles, considéré comme martyrs de la cause indépendantiste. C'est John Ford qui assura la mise en scène mais n'aimait pas ce film, du fait de interférences du studio qui avait imposé Barbara Stanwyck et tourné des scènes à son insu pour la version américaine.

Barbara Stanwyck obtient sa première nomination aux Oscars pour son interprétation d'une femme délaissée élevant seule son enfant dans "Stella Dallas" (1937) de King Vidor. Parallèlement, elle joua dans deux pièces de théâtre en compagnie de son époux mais le couple divorça peu de temps après.

                                               Illicit (1931) de Archie Mayo

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                                                               1932

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                         Mariage Secret (The Secret Bride,1935) de William Dieterle

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                           La Dame en rouge (The Woman in red,1935) de Robert Florey

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      Banjo sur mes genoux - St. Louis Blues (Banjo on my Knee,1936) de John Cromwell

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                                               Stella Dallas (1937) de King Vidor

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Elle tourna dans le film "Miss Manton est folle" (The Mad Miss Manton,1938) de Leigh Jason avec Henry Fonda avant de rencontrer, grâce à des amis, l'acteur Robert Taylor. Ils se marièrent au mois de mai 1939, et l'actrice poursuivit sa carrière cinématographique en décrochant le rôle féminin auprès de Gary Cooper dans "L'Homme de la Rue" (Meet John Doe,1941) de Frank Capra, qui resstera l'une de ses plus belles prestations du début des années 40. Entre-temps elle avait rejoint l'équipe du cinéaste-producteur Cecil B. De Mille pour le tournage de "Pacific-Express" (Union Pacific,1939), il s'agissait de la construction du premier chemin de fer transcontinental aux USA. A souligner la présence des acteurs Joel McCrea, Akim Tamiroff, Robert Preston, Brian Donlevy et Anthony Quinn.

Troisième film de Preston Sturges : "Un Coeur pris au piège" (The Lady Eve,1941) demeure l'une des exemples les plus fameux de ce que les historiens appellent la "screwball comedy" . C'est Henry Fonda qui donna la réplique à Barbara Stanwyck, et se retrouveront peu de temps après pour le tournage de "Tu m'appartiens" (You Belong To Me,1941) de Wesley Ruggles; qui tentait en vain de renouer avec le succès du film de Preston Sturges.

 Barbara Stanwyck enchaîna avec une brillante comédie dans laquelle elle rivalisait de charme avec son partenaire Gary Cooper et qui lui  valut une seconde nomination aux Oscars avec le film d'Howard Hawks : "Boule de feu" (Ball of Fire,1941).  Arrivée en pleine maturité d'actrice, Barbara Stanwyck  fut l'une des actrices les mieux payées d'Hollywood et obtint une troisième nomination aux Oscars avec son rôle de femme- fatale impliquéé dans le meurtre de son époux dans "Assurance sur la Mort" (Double Indemnity,1944) de Billy Wilder avec Fred MacMurray et Edward G. Robinson. C'est ainsi qu' "Assurance sur la mort" restera l'une des plus belles prestations au cinéma des deux principaux acteurs. Il faut noter que le réalisateur l'avait transformé pour ce film en vamp blonde, séduisante mais perverse.

L'année précèdente, Robert Taylor s'était engagé dans la marine américaine et demeura sur le front jusqu'en 1945. Puis, il accepta plusieurs engagements professionnels eu Europe qui contribuèrent à éloigner les deux conjoints qui divorcèrent en 1951.  C'est Lewis Milestone qui assura la mise en scène de "L'Emprise du crime" (The trange Love of Martha Ivers,1946) qui est aujourd'hui considéré comme un classique du film noir. C'est aussi le premier film tourné par Kirk Douglas donnant la réplique aux trois acteurs principaux : Barbara Stanwyck, Van Heflin, Lizabeth Scott. Tous les ingrédients sont présents dans ce film qui n'est pas sans rappeler "Assurance sur la mort".

Barbara Stanwyck fut battu pour la quatrième fois à la cérémonie des Oscars malgré sa grande performance auprès de Burt Lancaster dans "Raccrochez c'est une erreur" (Sorry, Wrong Number,1948) d' Anatole Litvak. Elle y interprétée une femme malade qui surprend une conversation téléphonique entre deux tueurs. Le film joue à fond sur l'unité de temps, la projection durant très exactement le temps de l'intrigue. Barbara Stanwyck était considérée par ses pairs comme une grande professionnelle dont l'éventail des interprétations explorait tous les registres avec la même aisance. En 1949, un autre film noir de Robert Siodmak : "La Femme à l'écharpe pailletée" (The File on Thelma Jordan,1949)

Elle fut une pianiste renommée et gravement malade dans "L'Orchidée blanche" (The Other Love,1947) de André De Toth avec David Niven. Deux ans plus tard, c'est Mervyn Le Roy qui la dirige dans "Ville Haute, Ville Basse" 'East Side West Side,1949) avec  James Mason, Van Heflin, Ava Gardner et Cyd Charisse. 

Rarement projeté en France, "Les Furies" (The Furies,1950)  est néanmoins considéré par les critiques comme une étape essentielle dans l'oeuvre d'Anthony Mann. Quant à Barbara Stanwyck, elle donna la réplique à Walter Huston (Père de John Huston) qui devait disparaître peu de temps avant la sortie du film.

En 1951, Barbara Stanwyck, Joseph Cotten, Louis Calhern et Leslie Caron sont les principaux interprètes de "The Man with a Cloak"réalisé par le cinéaste canadien Fletcher Markle.  L'actrice enchaîna aussitôt avec "Le Démon s'éveille la nuit" (Clash by Night,1952) de Fritz Lang qui eut l'idée du film en découvrant dans un des plus importants journaux féminins que 75% d'entre elles trahissaient leurs maris.       

Elle fut également une aventurière dans le western "Quarante tueurs" (Forty Guns,1957) réalisé par Samuel Fuller qui aurait souhaité que son film puisse s'intituler : "La Femme au fouet", mais les distributeurs américains refusèrent ce titre... Marilyn Monroe souhaitait incarner le rôle principal mais Fuller la jugea trop jeune : elle avait 36 ans, et lui préféra Barbara Stanwyck qui avait atteint la cinquantaine. Le cinéaste raconta que les cascadeurs ayant refusé de doubler Madame Stanwyck lors d'une scène où elle est trainée sur le sol par son cheval : la vedette se proposa pour la jouer elle-même. Ce qui fut fait, une première foi, que Fuller n'aima pas, une seconde trop loins de la caméra. Une troisième enfin qui fut la bonne, Barbara Stanwyck ne se plaignit jamais et, pourtant, sortit toute meurtrie du tournage de cette scène dangereuse.

Elle fut aussi témoin d'un meurtre dans "Témoin de ce meurtre" (Witness to Murder,1954) de Roy Rowland avec George Sanders. On peut citer également "La tour des Ambitieux" (Executive, Suite,1954) du cinéaste Robert Wise avec William Holden (son ami), Fredric March, Walter Pidgeon et Shelley Winters. Respectueuse de son public, Barbara ne cacha pas son âge, ni ses cheveux gris; mais Hollywood n'admet pas que l'on se montre tel que l'on est et les propositions devenaient rares. Elle se retire alors en 1957, pour plusieurs années et fait une dernière apparition au cinéma en 1964 dans "Celui qui n'existait pas" (The Night Walker) de William Castle avec Robert Taylor, son ex-mari.

Barbara Stanwyck décida de se tourner vers la télévision à la fin des années 50. Elle tourna dans des épisodes de "Rahwide" et "Les Incorruptibles" avec Robert Stack, ainsi que dans sa propre série, "The Barbara Stanwyck show", pour laquelle elle fut récompensée par un Emmy Award en 1961.

Après le tournage du film "L'homme à tout faire" (Roustabout,1964) de John Rich avec Elvis Presley, elle abandonna définitivement le cinéma pour se consacrer totalement à la télévision. Elle accepta en 1965 le rôle principal de la série western "La Grande Vallée"; celui d'une veuve fortunée qui vit avec ses quatre enfants dans un ranch en Californie à la fin du 19ème siècle, ce rôle, qu'elle interpréta pendant quatre saisons, lui permit de recevoir un second Emmy Award. Durant les années 80, elle tourna notamment dans la mini-série "Les Oiseaux se cachent pour mourir" (1983). Elle remporta un Emmy Award et un Golden Globe pour son interprétation d'une riche propriétaire terrienne australienne qui tente de séduire un prêtre interprété par Richard Chamberlain.

                       

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                Tu m'appartiens (You Belong to me,1941) de Wesley Ruggles

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                 L'Inspiratrice (The Great Man's Lady,1942) de William A. Wellman

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                        Californie Terre Promise (California,1946) de John Farrow

         

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                       La Plage déserte (Jeopardy,1953) de John Sturges 

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                Les Rubis du Prince Birman (Escape To Burma,1955) d'Allan Dwan

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                Le Souffle Sauvage (Blowing Wild,1953) de Hugo Fregonese 

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                   Le Souffle de la Violence (The Violent Men,1955) de Rudolph Maté                   

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Barbara Stanwyck est apparue, en 1985, dans "Dynastie" avant de participer au feuilleton "Les Colbys". Barbara Stanwyck, qui a reçu un Oscar d'honneur en 1982, souffrait d'un emphysème et elle décéda d'une crise cardiaque le 20 janvier 1990 à Santa Monica.

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 *              (Raimu, Sacha Guitry, Greta Garbo, Robert Lamoureux)