BERNARD BLIER                  1916 - 1989

         Acteur Français

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2ème Partie:

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Blier enchaîne avec un film de Georges Lautner "Arrêtez les tambours" (1961), d'après le roman "Le sentier" de Richard Prentout. Puis c'est une comédie policière avec Mario Camerini le cinéaste du film "Chacun son alibi" (1961) de le mettre en scène dans le rôle d'un commissaire ayant pour suspects Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Alberto Sordi.

Blier  interprète Charles Lepicard dans "Le Cave se rebiffe" (1961) de Gilles Grangier avec Jean Gabin, Bernard Blier, Maurice Biraud, Martine Carol, Françoise Rosay, Ginette Leclerc, Franck Villard et Antoine Balpétré. Ce fut le dernier grand succès de Martine Carol. Dans un entretien avec François Guerif,Gilles Grangier affirma que le rôle principal dans le bouquin, c'est beaucoup  plus un Bernard Blier qu'un Jean Gabin. Alors on a "chanstiqué" un peu l'histoire pour arriver à faire un seigneur un peu dur pour le père Gabin. 

Avec "Le Président" (1961), ce fut le premièr du tandem Verneuil-Blier, et à nouveau l'occasion de retrouver Jean Gabin, le temps d'un film entourés des plus prestigieux noms du cinéma français : Renée Faure, Alfred Adam, Louis Seigner, Henri Crémieux, Robert Vattier, Antoine Balpêtré, Pierre Larquey et Jacques Monod sans oublier le roman de Georges Simenon. Le film ancre définitivement Gabin dans les rôles de patriarches tonitruants, hautains et efficaces.Le personnage d'Emile Beaufort possède des analogies avec Georges Clémenceau (qui s'était retiré en Vendée sur la fin de sa vie), mais aussi avec Poincaré, Briand ou de Gaulle. Parfois, certaines situations font, que l'on a pas bien lu le scénario, le film de Claude Autant-Lara n'étant pas une réussite, Blier se justifia ....malgré ce mauvais choix, il fut heureuxde rencontrer Francis Blanche et constater avoir des points communs , ils auront a le privilège de jouer plusieurs films....

Avec "Le Monocle noir" (1961) de Georges Lautner, Paul Meurisse raconte : "Le scénario du "Monocle" était tellement axé sur le drame que nous risquions de faire rire le public malgré nous. A noter la présence de Bertrand Blier sur le plateau en tant que second assistant, il s'agissait de sa deuxième participation pour le cinéma. Blier part pour l'Italie, afin de jouer un colonel de l'armée piémontaise  dans "Les Guerilleros" (1961) aux cotés d'Ernest Borgnine et Vittorio Gassman. La réalisation  est de Mario Camerini. Il poursuit avec "Les Petits matins" (1961) de Jacqueline Audry, il y tient le rôle d'un commerçant de province. Après avoir tourné "Le Monocle noir" et "L'oeil du monocle" (1962), Georges Lautner retrouvait avec ces "Tontons flingueurs" (1963) la veine de la parodie policière, qui lui a valu sa réputation à ses débuts . La critique de l'époque le saluait d'ailleurs comme un maître du genre - et Jean Rochereau de "La Croix" parlait de Lautner comme d'un "virtuose de la dérision". Le film fut un énorme succès populaire.

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En travaillant avec Albert Simonin, Lautner s'adjoignait les services d'un spécialiste de la "langue verte" ou argot du "milieu". Notamment grace aux irrésistibles dialogues de Michel Audiard, ce film est depuis devenu un véritable film-culte. Gabin avait décliné l'offre de Lautner, et c'est ainsi que Bernard Blier occupa une place de premier choix aux cotés de Lino Ventura, Francis Blanche, Claude Rich, Jean Lefebvre, Robert Dalban et Venantino Venantini. Le cinéaste Georges Lautner déclara avoir eu beaucoup de mal à diriger l'actrice Martine Carol dans la comédie policière : "En plein cirage" (1961) ou l'on pouvait apercevoir Bernard Blier dans un petit rôle. Mais rapidement, Blier s'intérèsse de très près à l'élaboration du nouveau film de Georges Lautner "Le Septième Juré" (1962), d'après le roman de Francis Didelot avec Daniele Delorme, Maurice Biraud, Francis Blanche, Jacques Monod, Albert Rémy, Henri Crémieux et Robert Dalban. Blier était à l'origine de ce film (son centième), dont il aimé l'intrigue et c'est lui qui insista pour que la réalisation en soit confiée à Georges Lautner. A nouveau son fils Bertrand est l'assistant de Lautner. C'est au cours du tournage de ce film à Pontalier que Bernard Blier rencontra celle qui allait devenir sa seconde épouse, Annette Martin, la fille des hoteliers chez qui il était descendu... Pour fêter son centième film, Bernard Blier invita ses partenaires du film à prendre un verre, puis il découpa une énorme pièce montée....

Avec "Mathias Sandorf" (1963) de Georges Lampin, d'après le roman de Jules Verne, avec pour interprètes Louis Jourdan, Francisco Rabal et Bernard Blier.  Français d'origine russe, né à Saint-Petersbourg, et établi en France à partir de 1921. Dans la dédicace de son roman paru en 1885, adressée à Alexandre Dumas fils, Jules Verne écrivait : « Dans cet ouvrage, j'ai essayé de faire de Mathias Sandorf le Monte Cristo des "Voyages Extraordinaires". » Alors que le point de départ du récit d'origine se situait en Hongrie sous la domination autrichienne, le film ne donne aucune indication sur les lieux où se passe l'action. En outre, l'intrigue a été considérablement simplifiée car le héros du roman met quinze ans à accomplir sa vengeance et réussir le soulèvement ; entre-temps, il parcourt les rives de la Méditerranée (Afrique du Nord, Grèce, Sicile, Italie), revenant dans son pays sous une nouvelle identité, celle du docteur Antékirtt, pratiquant l'hypnotisme et disposant d'inventions nouvelles pour l'aider dans son dessein révolutionnaire.

Blier donne son accord pour participer au tournage du film d'Yves Allégret "Germinal" (1962), d'après l'oeuvre d'Emile Zola. Les extérieurs du film furent en grande partie tournés en Hongrie avec Jean Sorel, Berthe Grandval,Claude Brasseur et Simone Valère. A nouveau Blier retrouve le cinéma italien avec le cinéaste Mario Monicelli "Les Camarades" (1963).Après avoir été plusieurs fois primé, notamment à Mar Del Plata, où il a remporté le grand prix en 1964, ce film, dont la sortie en France a été tardive, a partout connu un échec commercial, à la grande amertume de ses auteurs. Sans doute, comme le pense Monicelli lui-même (Cf. " Le Cinéma Italien ", par Jean Gili, 10/18) était-il en avance sur son temps. On avait alors peu l'habitude de voir une fresque sociale (sur la première grève ouvrière à une époque charnière de l'histoire italienne) aussi peu chargée d'effets romanesques, d'accessoires " d'époque ", d'éléments dramatiques. Refusant, tout à la fois, le pur documentaire sur la condition ouvrière, selon un schéma politique propagandiste, et la reconstitution néo-réaliste d'un univers à la Zola, Monicelli et ses collaborateurs ont accumulé les handicaps.

En plein milieu du précèdent tournage, le cinéaste italien Riccardo Freda propose à Blier d'interpréter le rôle du pape Clément VII dans "L'Aigle de Florence" (1963). C'est dans cette même période, que l'acteur connaîtra un changement de situation du côté vie privée, le départ du domicile conjugal... (je préfère ne pas m'étaler sur sa vie privée,  ça ne regarde que lui)).Après avoir tourné "Le Monocle noir" (1961) et "L'oeil du monocle" (1962), Georges Lautner retrouvait avec ces "Tontons flingueurs" la veine de la parodie policière, qui lui a valu sa réputation à ses débuts . La critique de l'époque le saluait d'ailleurs comme un maître du genre - et Jean Rochereau de "La Croix" parlait de Lautner comme d'un "virtuose de la dérision". Le film fut un énorme succès populaire

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En travaillant avec Albert Simonin, Lautner s'adjoignait les services d'un spécialiste de la "langue verte" ou argot du "milieu". Notamment grace aux irrésistibles dialogues de Michel Audiard, ce film est depuis devenu un véritable film-culte. Gabin avait décliné l'offre de Lautner, et c'est ainsi que Bernard Blier occupa une place de premier choix aux cotés de Lino Ventura, Francis Blanche, Claude Rich, Jean Lefebvre, Robert Dalban et Venantino Venantini.

Blier traversa la Méditérranée pour tourner au Maroc "Cent mille dollars au soleil"  (1964) Le film film  fut choisi pour représenter officiellement la France au Festival de Cannes 1964, ce qui provoqua un tollé général de la part de la critique non seulement française mais également étrangère. En Italie, le journal «Paesa Sera» le qualifia de «sorte de sous-Clouzot qui s'adresse aux plus bas instincts», à Londres, le "Guardian" déplora «Si c'est là un exemple du goût populaire français, que Dieu sauve la France». Et en France, Pierre Billard s'étonna. «Comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l'Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste hons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques '» in « Cinéma 64» n° 86). Toutefois, le public fut loin de partager cette opinion puisque le film totalisa la meilleure recette de l'année avec 447 000 entrées à Paris en 18 semaines d'exclusivité.

En mai 1964, Bertrand Blier  présente  à Cannes, son premier  film "Hitler, connais pas". Le film fut écarté de la compétition,et Bernard Blier déclara sur "Paris-Presse" : " S'il ne s'agissait pas de mon fils, je crierais au chef d'oeuvre".Lautner récidive avec  "Les Barbouzes" (1964), comédie policière qui comporte la même équipe technique, mêmes acteurs mise à part la venue de Mireille Darc seule parmi tant d'hommes...Lautner a d'ailleurs déclaré : "Je voudrais introduire dans "Les Barbouzes" tous les poncifs du genre. Il y aura donc des micros partout, des couloirs secrets, des personnages qui apparaissent et disparaissent, d'autres qui prennent toutes sortes de déguisements, des attentats, des explosions, des bagarres. Comme, dans l'espionnage, la réalité dépasse souvent la fiction on peut aller très loin, presque jusqu'au délire!".

Blier, Paul Meurisse, Michel Serrault, Jean Lefebvre s'affrontent dans le film d'Edouard Molinaro : "Quand passent les faisans" (1965), le premier titre inital était "Les escrocs". Blier enchaîne avec un des sketches du film "Les Bons vivants"  1965) rebaptisé "Un Grand Seigneur", réalisé par Gilles Grangier, l'acteur interprète un tenancier d'une maison close. Une des scènes les plus mémorables se situe dans un tribunal ou l'on doit juger Jean Lefebvre défendu par son avocat Darry Cowl et le témoin n'est autre que Bernard Blier qui s'extase... Après avoir été le partenaire d'Ugo Tognazzi dans "Question d'honneur" (1965) dans un film de Luigi Zampa, puis avoir complété sa filmographie de quelques autres films comme "Duel dans le monde" de Luigi Scattini.

Blier joue à nouveau le rôle d'un commissaire de police dans "Le Grand restaurant" (1966) de Jacques Besnard, il donne la réplique à un  ancien second rôle du cinéma français devenu  le comique français numéro un...Louis de Funès. Tous les deux avaient joué dans "Sans laisser d'adresse", "Agence matrimoniale", "Je l'ai été trois fois" puis "Les Hussards". En tournant "Peau d'espion" (1966) d'Edouard Molinaro et "Du mou dans la gachette" (1966) de Louis Grospierre,Notre Blier national n'a pas su retrouver une place de premièr choix, qui lui était destiné....Obtenir la même qualité de films que ceux obtenus avec le tandem Lautner-Audiard....". "Un Idiot à Paris" (1967) est un film réalisé par Serge Korber, d'après le roman de René Fallet, avec en complément la chanson de Jacques Brel .Blier et Jean Lefebvre sont les principaux protagonistes de cette histoire, l'actrice principale étant Danny Carrel.

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 "Si j'étais un espion" (1967) est le second film de Bertrand Blier . "J'ai rencontré un producteur, reçu une avance sur recette, acquis l'accord de mon père pour l'interprétation. C'était l'époque où les films d'espionnage étaient traités généralement sous la forme parodique, style James Bond. (..) L'espionnage est une chose tellement absurde que personne n'en accepte une vision autre que burlesque. Moi, je voulais surtout, avec ce scénario, proposer une réflexion sur le fascisme". (Bertrand Blier, "Cinéma 8" n°271). A sa sortie en Aout 1967, le film fut un véritable échec...Blier ne cacha pas sa satisfaction de tourner avec le cinéaste italien Luchino Visconti pour le film "L'étranger" (1967) .Camus ayant refusé toute proposition d'adaptation de son roman, ce n'est qu'après sa mort que son épouse en vendit les droits à De Laurentiis sous condition que le réalisateur soit choisi avec son accord et que l'adaptation soit contrôlée par un écrivain désigné par elle. Mauro Bolognini, Joseph Losey et Richard Brooks furent successivement envisagés avant Visconti. De même, après que Belmondo ait été pressenti, c'est Delon qui devait incarner Meursault, avant que l'arrêt du tournage de "Il Viaggio di mastorna", de Fellini, ne libérât Mastroianni qui finança un cinquième du budget du film.

 

C'est en jouant dans "Le fou du labo 4"  (1967) de Jacques Besnard, que Blier se fâcha avec son partenaire de cinéma : Jean Lefebvre, ils avaient été réuni le temps de jouer dans huit longs métrages. Sept ans plus tard, ce fut la réconciliation entre les deux acteurs avec le tournage d'un autre film de Jacques Besnard "C'est pas parce qu'on a rien à dire, qu'il faut fermer sa gueule !"(1974) avec Michel Serrault et ses deux acolytes : Bernard Blier et Jean Lefebvre.

"Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages"  (1968)fut le premier des neuf films réalisés par Michel Audiard (1920-1985), presque tous caractérisés par la longueur de leur titre (Elle boit pas, elle fume pas etc...; Le cri du Cormoran etc...). Tout en affirmant un style singulier, Audiard reprenait ici des éléments rappelant les premiers films parodiques de Georges Lautner (Les Barbouzes, Les Tontons flingueurs) dont il était dialoguiste. Ce fut l'un des premiers films de Marlène Jobert, et l'un des derniers de Françoise Rosay.  Marlène Jobert déclara avoir garder un très bon souvenir du tournage avec Bernard Blier, elle estimait qu'il s'était comporté comme un père très attentif ...Le film fut stoppé par la grève des techniciens pendant une semaine, à cause de ce fameux mois de mai...Ce qui n'empêcha pas de connaître un franc succès  grâce à la publicité que fit le Général de Gaulle après une repésentation. Ce fut la mode des titres de films à rallonge...

Bernard Blier est appelé pour jouer le rôle d'un comptable qui accompagne son patron, un riche homme d'affaires (Alberto Sordi)à la recherche de son beau-frère (Nino Manfredi) situations désespérantes mais tellement d'humour à vous tordre de rire...Un film signé Ettore Scola " Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieursement dispari en Afrique ?"(1968)  Il faut souligner que ce film a été tourné en Angola, colonie portugaise.

1969, fut l'année de la sortie du film "Mon Oncle Benjamin" mise en scène par Edouard Molinaro et interprétés par  Jacques Brel, Bernard Blier, Claude Jade, Rosy Varte, Paul Frankeur et Bernard Alane. A propos du roman de Claude Tillier, Jacques Brel souligne: " C'est l'histoire, dit-il, d'un homme qu'on accuse de rébellion parce qu'il a envie de vivre. Alors qu'on devrait considérer que la rébellion, c'est précisément de refuser la vie et d'empêcher les gens de vivre".

Blier enchaîne avec  "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas...mais elle cause !" (1970). Il s'agit du troisième des neuf films réalisés par Michel Audiard, qui a toujours avoué préférer un roman pour bâtir un script : « J’aime partir d’un livre parce que c’est un bon moteur au départ, même si on le fout en l’air après. » (in “Audiard par Audiard”, René Chateau, 1995).L'actrice principale du film n'est autre qu'Annie Girardot.

C'est sur les conseils d'Yves Robert, qui l'avait engagé pour jouer le paysan parachutiste d'"Alexandre le bienheureux", que Pierre Richard écrivit pour le cinéma. André Ruellan lui suggéra de tirer un film du portrait de Menalque, le distrait décrits dans "Les Caractères" de La Bruyère. Pendant un an, il travailla à ce projet qu'il voulait assumer entièrement puisqu'il en fut à la fois l'auteur, le réalisateur et l'interprète. "Le Distrait" (1970) – son premier film – obtint un immense succès public et la critique salua en lui un nouveau talent comique.

"Le cri du cormoran le soir au-dessous des jonques" (1970) marquait les débuts de scénariste de Jean-Marie Poiré, futur réalisateur du "Père-Noel est une ordure" qui adaptait ici un roman signé Evan Hunter, auteur notamment, sous ce nom, du scénario des "Oiseaux, d'Alfred Hitchcock. Une pléiade de vedettes furent engagés dans le quatrième film d'Audiard, Michel Serrault, Bernard Blier, Paul Meurisse, Jean Carmet, Maurice Biraud, Yves Robert, Gérard Depardieu, Romain Bouteille, Michel Modo et Robert Dalban.

Lautner revient  à la comédie burlesque avec "Laisse aller...C'est une valse" (1971) il s'agit d'un vaudeville policier traité comme une bande dessinée ", déclarait Georges Lautner, qui avait déjà plusieurs fois dirigé Mireille Darc. Blier enchaîne avec un autre film avec Louis de Funès "Jo" (1971) de Jean Girault, (cinéaste fétiche de De Funès).Ici scénariste, Claude Magnier était l’auteur de la pièce “Oscar” portée à l’écran par Edouard Molinaro en 1969, toujours avec Louis De Funès. A cette même période, Blier s'engage dans un film de Richard Clément aux côtés de Kirk Douglas, Trevor Howard, Bernadette Lafont, Marlène Jobert...Gabin et Blier tournèrent une ultime fois dans un film de Denys de la Pattelière "Le Tueur" (1971).

 

 

 

 

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Comédien mais aussi célèbre animateur de radio, Jean Yanne se devait, pour sa première mise en scène cinématographique, de parler de ce monde qu'il avait pratiqué pendant dix ans : la radio. "Nous ne pouvions pas, bien sûr, tourner dans une station existante, précisa-t-il, alors que nous avions besoin d'un studio, de son hall, de ses couloirs et de sa salle de rédaction, de la programmation et de la discothèque. Nous avons donc tout construit et fait du son direct, avec en plus, en permanence, un fond sonore antenne." Ce fut "TOUT LE MONDE IL EST BEAU, TOUT LE MONDE IL EST GENTIL" (1972). Aux côtés de Blier et Jean Yanne : Michel Serrault, Marina Vlady, Jacques François, Daniel Presvost, Jean-Marie Proslier, Paul Preboist, Jean-Roger Caussimon....Plus de quatre millions de spectateurs ont vu le film à sa sortie.

"LE GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE" (1972) Blier rentre dans la peau du personnage , celle de Bernard Milan, agent des services secrets qui décide de mettre sur écoute (Pierre Richard) du fait d'avoir été manipulé par sa hiérarchie. Ce fut un énorme succès, au point d'en faire une suite sans Bernard Blier (Milan ayant, en effet, trouvé la mort à la fin du premier film, ce que, après coup, Yves Robert et Francis Veber regrettèrent amèrement).

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A la fin de l'éte 1972, Blier accepte à nouveau de jouer dans le nouveau film de Jean Yanne : "MOI Y'EN A VOULOIR DES SOUS", déjà à l'époque on parlait de dérives capitalistes... Ce fut le thème principal du long métrage de Jean Yanne, ce qui lui permit d'enregistre plus de deux millions et demi de spectateurs!.
Pierre Richard s'est trouvé quatre fois au même générique que Bernard Blier, acteur qu'il vénérait, leur nouvelle collaboration s'intitulait "JE SAIS RIEN MAIS JE DIRAI TOUT" (1973).

Jean Yanne offre un rôle inattendu à Bernard Blier, celui du Président de la république dans "LES CHINOIS A PARIS" (1974). C'est à cette même époque, que l'on entendit parler non pas du comédien Bernard mais de son fils Bertrand, avec le raz de marée que fut "LES VALSEUSES"...

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"CE CHER VICTOR" (1975), premier long métrage de Robin Davis fut présenté au Festival de Cannes en compétition officielle. Comme le précisa lui-même le cinéaste : Le film a eu un succès d'estime auprès du public mais on ne peut pas dire que les gens se soient précipités en masse pour le voir. L'histoire de deux petits vieux qui ne rêvent que de s'entre-tuer n'est pas le genre de sujet qui invite le public à se déplacer le samedi soir. ». « Le couple que forment Bernard Blier et Jacques Dufilho est d'une vraie grandeur dans le sordide, le premier dans la violence rageuse, le second dans la passivité sournoise. » (in "Bernard Blier" par Annette Blier et Claude Dufresne, Solar, 1990). Blier, quant à lui, considérait que le caractère d'Anselme était plus celui d'une femme que celui d'un homme. C'est la seconde et dernière apparition des deux comédiens, ensemble, sur un écran après "APPELEZ-MOI MATHILDE" (Pierre Mondy, 1969).

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Juste avant sa mort, le 6décembre 1974, le cinéaste Pietro Germi, qui devait réaliser "MES CHERS AMIS" (1975), demanda à son ami Monicelli de le remplacer " Les aventures sont vraies à 70 %. Le personnage de Tognazzi, par exemple, est calqué sur un de mes amis (..), on l'a appelé pour raconter des choses, on l'a même payé pour ça(...). f aimais ce sujet, il y avait dedans un désespoir existentiel, des vies ratées, le désir d'éloigner la mort". (M. Monicelli, Positif n° 185).

Le film, dédié à Pietro Germi, connut un triomphe en Italie où il Prit la première place au box office des recettes de la saison 1975-1976, avant "Les dents de la mer". Le film resta pendant plus d'un an à l'affiche. Monicelli réalisa en 1982 "MES CHERS AMIS N'2" avec la même équipe de comédiens: Perozzi/Noiret y revit grâce à des "flashes bocks". En 1985, Nannie Loy signe "AMICI MIEI A TTO III", avec Ugo Tognazzi, Gaston Moschin, Adolfo Celi et Bernard Blier.

Depuis déjà quelques années Bernard Blier apparaît comme un comédien de tout premier plan au sein du cinéma français. En Italie il est également un acteur recherché. Dans ces deux pays il tourne régulièrement tout en ne délaissant pas le théâtre (en France). C'est alors que Bernard Blier, se souvenant des déclarations que lui fit - jadis - le grand Jouvet, déclare: " Parlant des répliques Jouvet avait raison quand il disait : C'est dans le superficiel qu'elles sont profondes () Toi tu commenceras ta carrière à cinquante ans, me répétait-il toujours. Il ajoutait : Prends ton temps. J'ai toujours suivi ses conseils. J'ai passé ma vie à observer les autres, en m'amusant des travers de chacun. " (Déclarations faites au Journal du Dimanche le 18 mai 1975). De Lizzani à Visconti, de Lautner à Audiard, de Pierre Richard à Robin Davis en passant par son fils Bertrand, Bernard Blier se souvient des leçons de Jouvet. "CE CHER VICTOR "en est une preuve flagrante.

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"CALMOS" (1975) fut un échec commercial que Bertrand Blier explique ainsi : "CALMOS est un scénario original et le type même du film ambitieux du metteur en scène qui vient d'obtenir un succès. C'est la loi de ce métier : parler de plus en plus fort, voir de plus en plus grand. On s'est donc attaqué à cette énorme histoire. Rétrospectivement, je le regrette. Car le film n'a pas été tourné tout à fait dans le style prévu, ni avec les acteurs envisagés. Toute une série de circonstances ont transformé le projet initial. Le résultat est un niveau en dessous de ce qu'on espérait. Nous n'avons tourné que le quart du scénario (en particulier à cause de dépassement de tournage). Le film s'en ressent. Le cocktail final penche vers l'acidité. Les changements de ton le desservent. Il y manque une part de la violence prévue. Dès que le film bascule du particulier au général, il perd une part de sa souplesse. S'établit alors un malaise qui n'est pas celui que nous avions prévu au départ. Il aurait fallu faire de "CALMOS" un film à la Kubrick. Ça n'a pas été le cas...". Mauvais accueil, également, de la critique qui reprocha au film sa misogynie. À revoir "CALMOS", on s'aperçoit que ce film était plus un pamphlet sur la lâcheté masculine qu'une machine de guerre contre l'empire féminin à venir.

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Bernard Blier accepta très volontier de jouer dans le nouveau film d'Henri Verneuil, "LE CORPS DE MON ENNEMI" (1976) avec Jean-Paul Belmondo, en tête d'affiche.
Verneuil déclare avoir aimé le roman de Félicien Marceau (dont le litre est inspiré par un poème de William Blake) "parce qu'il a la force des grands romans balzaciens tout en étant d'une écriture très moderne". Travaillant une année entière au scénario avec Michel Audiard auteur et réalisateur durent surmonter "la difficulté d'enchaîner un récit qui va et vient dans le temps, d'harmoniser les retours en arrière avec les moments présents". Ce fut la dernière fois que le dialoguiste Michel Audiard ecrivit des textes pour Bernard Blier.

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Le 8 octobre 1976, Charles Vanel remet à Bernard Blier la légion d'honneur. En 1978, Blier est à l'affiche du film d'Alain Corneau : "SERIE NOIRE" avec Patrick Dewaere, Myriam Boyer et Marie Trintignant. Le tournage eu lieu en banlieue parisienne, plus précisément à Saint-Maur des Fossés et Créteil dans le Val de Marne.  Grand admirateur de Fritz Lang, Alain Corneau n'a jamais nié avoir subi l'influence de celui-ci, comme il n'a jamais nié non plus devoir énormément aux grands noms du film noir américain. Tiré d'un roman de Jim Thompson intitulé "Hell of a Woman", traduit dans la célèbre Série noire sous le titre "Des Cliques et des cloaques", le sujet du film posa énormément de problèmes d'adaptation à Alain Corneau et Georges Perec (auteur notamment des "Choses" et de "La Vie mode d'emploi"). En effet, il fallait élaguer le récit, le décanter et l'adapter à une situation française.

Dès l'origine du projet, Corneau avait songé confier le rôle de Frank à Patrick Dewaere. Avant de lui en parler, il avait écrit trois versions du scénario qu'il soumit au comédien. Celui-ci accepta : "Ce mec [Frank] a des traits précis, il est un peu mythomane, un peu idéaliste, un peu violent, un peu malade aussi sur les bords... " .Blier obtiendra une nomination au César du meilleur second rôle  masculin pour "Série noire".

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Avec "Le malade imaginaire" (1979), je n'ai aucunement voulu manquer de respect à Molière, explique Alberto Sordi, mais tous les personnages que j'ai interprétés dans ma carrière ont toujours été taillés sur mesure pour moi. D'ailleurs, Molière lui-même, s'il écrivait ses comédies pour lui, n'oubliait jamais de les adapter pour ses acteurs." Aussi, juste retour des choses, Molière ayant beaucoup emprunté aux comédiens italiens, Argan, en devenant Don Argante, se transforme-t-il en Romain "qualunquiste", fanfaron, égoïste et lâche, personnage typique d'Alberto Sordi. De fait, outre l'action de la pièce qui a été restituée dans une Rome Pontificale du XVIIIe siècle dont le climat "historique" ressemble à s'y méprendre à celui de l'Italie contemporaine, l'humour du film relève surtout de la farw populaire propre à la culture méridionale de ïa péninsule où l'art du "pernacchio" (imitation du son d'un pet avec sa bouche) joue un rôle prépondérant.

" Ce qui m'a donné l'idée de départ de "BUFFET FROID" (1979), déclara à l'époque Bertrand Blier, c'est la personnalité de Gérard Depardieu lui-même, l'idée d'un personnage qui aurait toujours un couteau dans la poche de son manteau, un manteau qu'il ne quitte jamais d'ailleurs. Un type qui a froid de tout en quelque sorte ! C'est un couteau dont il ne se sert jamais mais avec lequel il pourrait tuer. L'histoire est sortie de moi sans que je me pose des questions. Je me méfie de plus en plus des sujets que je comprends trop bien. De tous mes films c'est le plus réussi techniquement, c'est pourtant celui que j'ai mis le moins de temps pour tourner. "BUFFET FROID " me rappelle "LES VALSEUSES" : Carmet, mon père et Depardieu étaient aussi chahuteurs que Dewaere, Miou-Miou et Depardieu".  On peut considérer ce film comme un véritable chef d'oeuvre de surréalisme...

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"EUGENIO" (1980) a été présenté en avant-première mondiale au Festival de Venise, le 4 septembre 1980. Présenté hors compétition, le film, le dixième de Luigi Comencini sur le monde de l'enfance, a obtenu à l'unanimité, le prix de I'UNICEF et celui de l'Office Catholique. Dans une première version, la structure du récit était basée sur un ordre chronologique; le film partait de 1968, date de la naissance d'Eugénio, et se terminait par la scène de l'abandon, ainsi que ses retrouvailles. Au lieu de cela, Comencini a préféré une structure plus délicate faite de flash-back où passé et présent s'entrecroisent. Un choix dicté par la nature du récit, " plus proche de l'essai que de la narration " souligne Comencini.  Il s'agit du premier rôle de grand-père pour Blier.

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Pendant le tournage avec Luigi Comencini

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"PASSION DAMOUR" (1981), écrivit Ettore Scola, est un film en costumes, mais seuls les costumes sont d'époque, les idées, les passions restent contemporaines. Encore une fois, j'ai voulu raconter non pas les privilégiés mais les humiliés: zonards, émigrés, homosexuels, ou comme ici, une femme mortifiée à cause de sa laideur. La laideur demeure pour tant de femmes une grande douleur, une condamnation à être en marge, à ne pas vivre." "(...) Le film se situe à une époque où on demandait plus de beauté que d'intelligence aux femmes; une époque où un homme né laid avait la vie plus facile que les femmes laides; une époque où on était plus disposé à l'indulgence pour la corruption morale que pour celle du corps. C'est d'aujourd'hui qu'on parle ? Jamais de la vie! De 1860."  Blier interpréte un médecin militaire avec de belles bacchantes, à ses côtés, Jean-Louis Trintignant et Bernard Giraudeau.

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"CUORE"  (1984) a été présenté hors compétition, en avant-première mondiale, au Festival de Venise 1984, ainsi qu'au Festival du film italien à Nice 1984. " Cuore " est un livre que je n'aime vraiment pas, souligne Comencini. Dès enfant, si je me souviens bien, je le détestais, à l'inverse de " Pinocchio". Mais voilà que plus je vieillis plus j'aime observer les enfants que je trouve si différents des adultes odieux qu'ils seront par la suite. Et dans " Cuore " il y a tout un monde de l'enfance décrit avec délicatesse et intuition, peut-être à l'insu même de l'auteur, préoccupé qu'il était par ses sermons moralisateurs.

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Après un succès retentissant au Théâtre  de l'Atelier, avec la pièce "Le Nombril" ou le public était présent pendant plus d'un an et demi...Blier participe au nouveau projet de Dino Risi "LE FOU DE GUERRE" (1984) qui se tourne  dans les studios de Cinecitta. Adapté en partie d' un roman, en partie autobiographique, d'un écrivain psychiatre ayant travaillé quarante ans comme médecin-chef dans un asile pour retardés mentaux; il a d'ailleurs tiré de cette expérience deux livres : "Le Libere Donne di Magliano", que Fellini faillit tourner avec Gregory Peck, et " Perle Antiche Scale " dont Mauro Bolognini a tiré "Vertiges". Lui-même psychiatre de formation, Risi envisagea d'adapter le livre peu après sa parution en 1955. Mais, suite à des désistements d'acteurs (Gassman. Mastroianni et Sordi furent successivement envisagés pour jouer Pilli) ou de producteurs, il n'avait pu jusqu'alors le tourner.

Pendant le tournage "du fou de guerre" Blier s'étant absenté quatre jours pour jouer sous la direction de son ami Mario Monicelli dans  "La double vie de Mathias Pascal" (1984) d'après le roman de Luigi Pirandello. Il enchaîne avec un nouveau venu : Francis Perrin et son film "CA N'ARRIVE QU'A MOI" (1984). En 1985, Blier doit subir une intervention chirurgicale de la prostate,  on détecte un cancer, que son épouse Annette a décidé de dissimuler à l'acteur...

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En 1986, Blier joue le rôle d'un producteur dans le premier film de Gérard Kraczyk "JE HAIS LES ACTEURS". Il est, à l'origine, un roman américain dont l'auteur fut tout à la fois un romancier, un scénariste et un dramaturge très apprécié aux U.S.A. entre 1927 et le début des années soixante: il s'agit de Ben Hecht, dont le tout premier scénario, à Hollywood fut celui de LES NUITS DE CHICAGO (Underworld) de Josef von Sternberg

"TWIST AGAIN A MOSCOU " comédie d'aventures", comme l'appellent ses auteurs, a été tournée en Yougoslavie, Blier interpréte un ministre soviétique. Le 21 juin 1986, Blier est heureux, il reçoit des mains du Président de la république italienne Francesco Cossigna : Le David Di Donatello (l'équivalent du César) du meilleur second rôle masculin pour sa composition dans "POURVU QUE CE SOIT UNE FILLE" (1985) mise en scène par Mario Monicelli avec Liv Ullmann et Catherine Deneuve entre autres.

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Blier refuse d'écrire ses mémoires, il ne souhaite pas faire du nombrilisme...On l'aperçoit dans une publicité pour une marque de camenbert. Puis il se décide à quitter Paris pour Varsovie, ou l'attend  Andrzej Wajda pour tourner "LES POSSEDES" (1987) avec de nombreux comédiens : Isabelle Huppert, Philippine Leroy-Beaulieu, Jean-Philippe Ecoffey, Laurent Mallet, Omar Sharif et Lambert Wilson.

Blier devenu septuagénaire, prend un peu de recul,  la fatigue est bien présente, pensant que l'âge y est pour quelque chose, il souhaite poursuivre son activité cinematographique. Il part pour l'Afrique donner le meilleur de lui-même dans un film de Gérard Zingg "ADA DANS LA JUNGLE" (1988); il interpréte un vieux major homosexuel anglais aux cotés de  Richard Bohringer et Philippe Léotard.

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Blier donne l'avant dernier tour de manivelle avec "MANGECLOUS", du cinéaste Moshe Mizrahi. Aux côtés de l'acteur malade, Jacques Dufilho, Pierre Richard, Jacques Villeret et Jean-Luc Bideau.  Après quelques jours de Vacances dans le sud de la France, Blier  s'envole pour l'Italie ou l'attend son ami Alberto Sordi pour jouer dans ce qui sera son dernier film "UNA BOTTA DI VITA" (1989).

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Très amaigri, à bout de forces mais chaleureux, souriant et bonhomme tel que l'écran l'avait si souvent révélé, Bernard Blier apparut pour la dernière fois en public le 4 mars 1989. sur la scène de l'Empire, lors de la cérémonie des Césars. Debout l'assistance ovationna longuement le comédien à qui Michel Serrault, larmes aux yeux, venait de remettre le César d'Honneur qui couronne sa prestigieuse carrière. Puis, avec sa modestie coutumière et après un ultime salut Bernard Blier disparut en coulisse. Quelques jours plus tard, le 29 mars, à Saint-Cloud, s'éteignait celui qui fut, durant un demi-siècle, le plus populaire des grands seconds rôles du cinéma français. Depuis ses débuts, en 1936, il n'avait pratiquement jamais cessé de travailler et venait après au moins 180 films, d'ajouter à sa filmographie un dernier titre, italien, dont la traduction pourrait être, avec quelle ironie. " Un éclat de vie " ! En novembre 1987, il avait d'ailleurs prévenu un journaliste qui l'interrogeait sur son éventuelle retraite : "Ah, non ! Si j'arrête, c'est que je suis mort ! " (" La revue du cinéma ", n°440).

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Bernard Blier avait tourné vingt-et-un longs métrages dans la dernière décennie de sa carrière, le plus souvent au-delà des frontières de l'Hexagone. Onze de ces films furent en effet dirigés par des cinéastes italiens - " les Italiens sont superstitieux et se sont mis dans l'idée que je portais bonheur, mais il y a des films que vous n'avez jamais vus ()grâce au ciel ! " (ibid) - et deux autres par le Polonais Wajda et le Yougoslave Petrovic. Quant aux cinéastes français, ils préférèrent exploiter de l'acteur sa rondeur bon enfant et sa verdeur rabelaisienne, lui confiant surtout ces rôles comiques où, d'ailleurs, il excellait: ainsi l'inénarrable émir Abdullah de PÉTROLE! PÉTROLE, J.B. Cobb. le magnat de la production cinématographique (JE HAIS LES ACTEURS) et Alexi, le ministre soviétique que titillent les sirènes du capitalisme (TWIST AGAIN A MOSCOU); ou encore le vieux major homosexuel d'ADA DANS LA JUNGLE et le truculent Saltiel, le graveur sur marrons et os de poulet de MANGECLOUS. Le comédien est réservé sur le bien-fondé de cette image de bon vivant : "Le côté rabelaisien ne me ressemble pas du tout". (Ibid). Sans doute se sentait-il plus proche du gouverneur tsariste, défenseur de l'ordre établi, qu'il a interprété dans LES POSSÉDÉS et plus encore, du Staplin cauteleux et féroce acharné à la perte de Frank Poupart/ Patrick Dewaere (SÉRIE NOIRE) ou de cet inspecteur de police assassin créé pour lui dans BUFFETFROID par le cinéaste qui le connaît le mieux, Bertrand Blier, son fils.

Quoi qu'il en soit de ses légitimes regrets -" _f aimerais créer un type d'emploi tenu avant par des gens comme Raimu ou Harry Baur. Je peux les jouer maintenant mais on ne les écrit pas. " (" Studio Magazine ", n' 26) - le fait que même la Télévision soviétique ait annoncé sa mort dit bien l'extraordinaire popularité, en France comme à l'étranger, d'un comédien qui ne manquait pas une occasion de rappeler: "Je n'ai jamais été une star ! " Sans doute est-ce la raison pour laquelle tant de spectateurs, de par le monde, l'ont reconnu et aimé comme un des leurs En 1989, quelques mois après sa disparition, sa femme Annette Blier et Claude Dufresne, publièrent un livre de souvenirs intitulé, tout simplement " Bernard Blier " (Editions Solar).

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Louis Jouvet

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Père et fils

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Alain Corneau  "Série noire"

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Le Grand Echiquier 1982-Jacques Chancel - Charles Gérard - B. Blier - Claude Lelouch -?

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Philippe Noiret

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Obsèques de Simone Signoret, disparue à l'automne 1985-B. Blier et Marcel Carné

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Filmographie

- 1937
TROIS, SIX, NEUF (Raymond Rouleau)
LE MESSAGER (Raymond Rouleau)
L'ACCORD FINAL