RAYMOND BURR                    1917 - 1993

             Acteur Américain 

    

               

                    

  Acteur américain , Raymond Burr est né Raymond William Stacy Burr le 21 mai 1917 à New Westminster, au Canada? Son père voyageait énormément en raison de ses activités professionnelles et emmenait souvent sa famille avec lui lors de ses déplacements à l'étranger.

Ses parents divorcèrent lorsqu'il avait cinq ans et sa mère emmena ses trois enfants (Geraldine Mary, Raymond et James Edmond vivre en Californie), où résidaiaient ses parents. Afin de gagner sa vie, elle jouait de l'orgue dans les églises et donnait des récitals de piano.

Raymond Burr suivit une scolarité normale dans une école de San Francisco et, malgré sa préférence pour la pratique du basket, il fit plaisir à sa mère en prenant des cours de violoncelle. Il renonça assez vite à une carrière d'officier dans l'armée, son premier souhait, et profita de vacances scolaires pour rejoindre son père au Canada. Sitôt arrivé, il répondit à une annonce dans la presse concernant un petit rôle de théâtre et fut sélectionné pour partir en tournée avec les autres membres de la troupe.

De retour à Los Angeles, il occupa divers emplois afin d'aider sa mère à subvenir à leurs besoins dont celui de conducteur de bulldozer. Il fut même chanteur dans un cabaret et enseignant à mi-temps dans un collège de San José. Il retourna au Canada où sa passion naissante pour la comédie se concrétisa par de petites apparitions dans des pièces de théâtre. Il participa à des tournées qui l'emmenèrent en Inde, en Australie et en Angleterre, et séjourna même en France, où il chanta dans un cabaret parisien en 1939.

Ses débuts à Broadway en 1940, dans la pièce "Crazy with the heat", précèdèrent son départ pour le Pacifique Sud, où il servit dans la marine américaine et fut décoré pour acte de bravoure lors de la bataille d'Okinawa. De retour sur le sol américain, il participa à des spectacles musicaux et sa performance dans la pièce "Duke in darkness" lui permit de signer son premier contrat professionnel, avec la firme RKO.

Il fit également de la radio mais débuta au cinéma au début des années 40 en faisant de la figuration. Si ses premiers rôles furent le plus souvent des personnages de truands ou de brutes, sa carrière se diversifia au fil des années. Raymond Burr débuta au cinéma dans un film de Mervyn LeRoy : "Sans réserve" (Without Reservation,1946). Parmi les films auxquels il participa durant cette période, on retiendra "Les Aventures de Don Juan" (The Adventures of Don Juan,1948) de Vincent Sherman avec Errol Flynn dans le rôle principal, "Cagliostro" (Back Magic,1949) de Gregory Ratoff avec Orson Welles (il y était le fils d'Alexandre Dumas à la cour de Louix XV), "Une place au soleil" (A Place in the Sun,1951) de George Stevens avec Elizabeth Taylor et Montgomery Clift.

Pour les cinéphiles, il restera l'inoubliable assassin solitaire de "Fenêtre sur cour" (Rear Window,1954) d'Alfred Hitchcock avec James Stewart et Grace Kelly. Deux ans plus tard, il tint le premier rôle du film "Godzilla, roi des monstres" (Gojira,1956) de Inoshiro Honda, l'histoire d'un gigantesque tyrannosaure qui détruit la capitale du Japon. Durant la guerre de Corée, il participa à des tournées d'animation afin de maintenir le moral des unités combattantes, une expérience qu'il renouvela dix ans plus tard, lors de la guerre du Viêt-Nam.

En 1957, sa carrière prit une nouvelle orientation lorsqu'il accepta le rôle de l'avocat Perry Mason dans la série du même nom (270 épisodes de 1957 à 1966 et 24 téléfilms de 1985 à 1993), . Le succès dura neuf saisons au cours desquelles deux Emmy Awards lui furent décernés. Sa notoritété s'accrut davantage lorsqu'il incarna le chef paraplégique de la police de San Francisco dans "L'Homme de fer" (Ironside) dans une série de 1967 à 1975, ce qui lui vaudra une popularité internationale considérable. Ce fut à nouveau un grand succès d'audience qui perdura donc huit ans, lui procurant cinq nominations consécutives à la céremonie des Emmy Awards. Durant l'avant-dernière saison, il reprit en parallèle son rôle de l'avocat Perry Mason dans une nouvelle série, "The New Perry Mason", dont le faible taux d'audience précipita son annulation après une seule saison.

En 1977, il incarna un journaliste d'investigation pour un important groupe de presse dans la courte série "Kingstom: confidential", puis il participa à la mini-série "Colorado" (1978). Après le film "Y'a-t'il enfin un pilote dans l'avion?", il se rendit en Angleterre pour la pièce Underground puis il reprit une seconde fois le rôle de Perry Mason dans une série de téléfilms à succès.

En 1991, Raymond Burr subit une opération chirurgicale pour une tumeur cancéreuse au colon et reprit ensuite le chemin des studios de tournage, jouant notamment dans le téléfilm "Le retour de l'homme de fer" (1993). Il fut officiellement marié en 1948 à Isabelle Ward, une actrice débutante qu'il avait rencontrée lors d'un cours de comédie, mais le couple divorça trois ans plus tard. Afin de dissimuler son homosexualité, il répandit dans la presse des rumeurs sur de prétendues relations amoureuses avec d'autres femmes. En 1965, il se porta acquéreur d'une petite île dans l'Archipel des Fidji, où il cultiva des orchidées avant que des problèmes de santé ne le contraignent à vendre, en 1987. Collectionneur d'art et amateur de bonne cuisine, Raymond Burr était aussi philanthrope, il légua sa fortune, estimée à plus de trente millions de dollars, à Robert Benevides, son compagnon depuis trente ans, et à des oeuvres de charité. Il décèda le 12 septembre 1993 dans sa propriété de Sonoma County, en Californie, d'un cancer du foie.    

 Ses meilleurs films : "Une place au soleil" de George Stevens avec Montgomery Clift et Elizabeth Taylor, "Fenêtre sur cour" d'Alfred Hitchcock, "Godzilla roi des montres", "Un homme traqué" de Ray Milland,                                         

                                                                                               

               L'Or et l'Amour (Great Day in the morning,1956) de Jacques Tourneur      

                                     Brass Legend (1956) de Gerd Oswald                

                              

    

  

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