MICHEL SIMON           1895 - 1975      

                        Acteur Franco-Suisse

2ème Partie

            

           

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Pendant la guerre, son activité cinématographique en Italie ne lui apporte guère satisfaction, mise à part ce film italien tiré de la pièce de Victorien Sardou ( et de l'opéra de Puccini) qui remonte à 1938. En juin 1939, Jean Renoir reprend un projet qui n'avait point abouti, il déclara : "Ce qu'il y a d'excellent dans "La Tosca" (1941), c'est qu'on peut en tirer un extraordinaire film policier, avec poursuites et tout...". La déclaration de guerre ne fit que retarder sa réalisation, qui ne se concrétisa vraiment qu'en 1940. A souligner l'adaptation par Luchino Visconti et Alessandro de Stefani. Toujours en Italie, Michel Simon s'engage dans un film qui ne passe pas pour l'un de ses meilleurs films, signé par Mario Bonnard : "Le Roi s'amuse" (Rigoletto,1941).

 

 

Avant d'être un film "La Comédie du Bonheur" (1942) a d'abord été une comédie en trois actes de Nicolas Evreinoff, crée avec succès par Charles Dullin, au théâtre de l'Atelier en 1926. En janvier 1940, le producteur André Paulvé propose à son tour au réalisateur Marcel L'Herbier de racheter les droits de la pièce en collaboration avec la Scalera de Rome et de prendre la responsabilité de la mise en scène. En mars 1942, comédiens et techniciens français se rendent dans les studios romains où le tournage se déroule dans un premier temps sans problème réel jusqu'à son interruption par les autorités. Début mai, toute l'équipe du tournage retourne en France, tandis que le négatif presque achevé reste bloqué en Italie. Ce n'est que début 1942 que les bobines franchissent secrètement les Alpes en direction de paris, où le film est finalement achevé avec les rares acteurs disponibles, des doublures remplaçant les absents, mobiliés ou décédés... Aux côtéss de Michel Simon, Marcel Vallée, Sylvie, Micheline Presle, Louis Jourdan, Jacqueline Delubac, Ramon Novarro, Alerme et Jaque Catelain.

Michel Simon déclara : Après mon troisième film italien, "La Dame de l'Ouest" (1942), je suis allé en Suisse passer quelques temps dans ma famille - à peine quelques mois : un coup de téléphone de mes fidèles gardiens m'avertit alors qu'on voulait saisir Noisy, parce que je n'avais plus rien à mon compte en banque. J'avais été volé comme dans un bois par des amis "de haute moralité" à qui j'avais envoyé de l'argent et qui devaient le mettre en lieu sûr. C'est pour cela que j'ai accepté de tourner "Au Bonheur des Dames" pour la Continental. (Michel Simon, un sacré monstre de Jacques Lorcey - Editions Empreinte Séguier)

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A souligner qu'"Au bonheur des Dames" (1943) est le deuxième long métrage d'André Cayatte, ancien avocat devenu cinéaste. Il aura adapter lui-même le roman d'Emile Zola avec le concours de  Michel Duran. L'oeuvre du jeune cinéaste a supporté l'épreuve des années.... En 1943, Pierre Billon propose à Michel Simon d'incarner "Vautrin" d'après Balzac. Le personnage de Jacques Colin, alias Vautrin, dit "trompe-la-mort" appararaît dans plusieurs oeuvres de l'auteur. Le script s'inspire donc à la fois du "Père Goriot" (1833) de la troisième partie des "Illusions perdues" (1839) et de "Splendeurs et Misères des Courtisanes" (1847) ainsi que de "Vautrin", un drame joué en 1840. Au plus fort de l'Occupation, un courant du cinéma français s'attachait à transposer à l'écran de grands classiques de la littérature pour ne pas avoir de souci avec la censure allemande. Dans les autres rôles, on peut citer Madeleine Sologne, Georges Marchal, Louis Seigner, Gisèle Casadesus, Jacques Varennes, Lucienne Bogaert et Mouloudji.

A la fin de l'année 1945, Michel Simon retrouve le chemin des studios pour le tournage d' "Un Ami viendra ce soir" (1946). de Raymond Bernard. D'origine juive, il dû dans un premier temps se réfugié à Nice au moment de la débacle de juin 1940, puis se cacher dans le Vercors lorsque les allemands envahissent la zone libre. Il y resta jusqu'à la Libération et y conçut sans doute le scénario du film, le premier depuis la guerre. Quant au comédien Michel Simon, son retour se remarqua par son côté barbu et chevelu n'ayant pas visité un coiffeur depuis sa comparution devant une commission d'épuration : il avait joué, en mai 44 au théâtre, dans la pièce d'un auteur connu pour ses opinions pro-nazies, : "Le Portier du paradis", d'Eugène Gerber. Le comédien, profondément ulcéré par cette accusation, eut beau répliquer qu'il avait été dénoncé comme juif aux premiers temps de l'Occupation puis, plus tard, comme communiste, il n'en fut pas moins tenu près de deux ans à l'écart de la scène et de l'écran. Son précèdent film, "Vautrin" était sorti début 44.

Le 3 janvier 1946, à Nice, dans les Studios de la Victorine Julien Duvivier entreprit la réalisation de "PANIQUE" à son retour des USA où il avait passé les quatre années de guerre et d'Occupation. Comme celles de René Clair et de Jean Renoir, sa reprise d'activitése heurta à des jalousies, à des calomnies, que le climat de l'année 1945, envenimait. D'où sans doue le pessimisme violent qui baigne le film. Curieusement, l'inrigue qui est censée se dérouler dans la banlieue parisienne fut tournée dans les studios de la Victorine à Nice. Le décorateur Serge Pimenov dut édifier autour d'une place tout un quartier animé par une fête populaire. Les difficultés fut nombreuses : une partie du décor fut emportée par des pluies torrentielles, un incendie ravagea l'outillage sonore, enfin un certain nombre de prises de vues durent être recommencées, la pellicule étant de mauvaise qualité. Le film est tiré du roman de Georges Simenon "Les Fiançailles de M. Hire".

En 1946, c'est "La Taverne du Poisson Couronné" de René Chanas avec Jules Berry, Raymond Bussières et Blanchette Brunoy. Michel Simon incarne un capitaine d'équipage de forbans, qui jadis, avait abandonné son navire et ses hommes en plein péril... Hanté par cet acte de lâcheté, il  manifeste une forme de violence destinée à troubler les autres... Jules Berry usé et vieillit n'est peut-être pas à la hauteur !. Il faudra attendre l'année suivante pour revoir Michel Simon dans un rôle qui lui va à merveille avec "Non Coupable" réalisé par Henri Decoin avec Jean Debucourt (la voix de Dieu dans la série des "Don-Camillo"), Robert Dalban et Jany Holt. Petit médecin de campagne, le docteur Ancelin (Michel Simon) se soulage de sa médiocrité grâce à l'alcool et à sa maîtresse Madeleine interprétée par Jany Holt. Un jour, en voiture, il tue accidentellement un motocycliste, après avoir évité toute poursuite judiciaire, cela lui donne d'autres idées criminelles; et poursuit son désir de vengeance... "Non Coupable" lui vaut le Prix d'interprétation Masculine au Festival de Locarno 1947.       

    

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Présenté au Festival de Cannes en 1947, "Les Amants du Pont St-Jean" fut distribué en décembre de la même année, sans connaître un grand succès. L'interprétation réunissait pourtant deux comédiens très populaires, Michel Simon et Gaby Morlay, dans des rôles pittoresques de clochards amoureux. Les extérieurs furent tournés dans la région Rhône-Alpes, non loin de Tain-L'Hermitage.

Début août 1947, Michel Simon joue un garde champêtre ivrogne ne s'entendant pas avec sa fille Lucie et son gendre Louis (Lucien Coëdel) dans un film fort étrange : "La Carcasse et le Tord-cou". René Chanas assure la mise en scène pendant que l'acteur René Lefèvre avait la charge d'effectuer le scénario et les dialogues. Michel Simon évoqua ce tournage si particulier qu'il qualifiera de sinistre : "C'est un souvenir sinistre : les extérieurs furent tournés à Saint-Laurent-du-Jura et, en revenant par le train après une dernière journée de travail (qui nous avait épuisés), Lucien Coëdel, dormant à moitié, se trompa de porte, tomba sur la voie et mourut écrasé..."

En 1948, Michel Simon retourne en Italie pour jouer dans une superproduction "Fabiola" d'Alessandro Blasetti avec Michèle Morgan, Henri Vidal, Louis Salou, Gino Cervi, Paolo Stoppa, Massimo Girotti, Franco Interlenghi et Gabriele Ferzetti. Ce remake (1ere version en 1917) parlant en deux époques, fut une coûteuse production : budget de 400 millions de lires, 50 000 figurants, 88 décors, deux ans de préparation, une distribution internationale. 

René Clair lui propose d'être Mephisto à double face (Faust vieux et Méphistophélès) dans "LA BEAUTE DU DIABLE" (1950) avec Gérard Philipe. René Clair dans sa préface à "La Beauté du diable" nous avertit : "A quoi peut ressembler le Diable, sinon, dans un spectacle, à l'acteur qui l'incarne? Est-il petit, grand, gros ou maigre, jeune ou vieux? Nous avons pensé qu'il est le reflet de chacun de nous. Et puisque c'est Faust qui l'invoque, c'est de Faust lui-même qu'il est l'image."  Michel Simon reçut le Grand Prix d'interprétation Masculine au Festival de Punta del Este.

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Une rencontre importante celle de Sacha Guitry avec Michel Simon, qui ne cessera pendant sa vie de dire ,qu'il s'agit de l'un des plus grands auteurs français. Il a d'ailleurs certainement été très impressionné par ce génie de la littérature, du théâtre et du cinéma,. il en résultera le tournage de deux films, qui deviendront de véritables chefs d'oeuvre du cinéma français. Dans un premier temps, il incarne  Paul Braconnier, meurtrier par la force des choses, bien malgré lui...dans "LA POISON"  (1951). Puis l'année suivante ce fut "LA VIE D'UN HONNETE HOMME" (1953) sur le thème des jumeaux... Dès le générique, Sacha Gutry dédicace le manuscrit de "La poison" à Michel Simon, pour lequel il a écrit le film, qu'il réalisa avec deux caméras, et demanda à l'ensemble de l'équipe technique y compris les acteurs qu'il n'y aurait qu'une seule prise par plan. Le film qui a remporté un énorme succès financier, un tournage qui n'aura duré qu' onze jours ! et quel film !

A noter la présence de Louis de Funès dans les deux films cités auparavant de Sacha Gutry. En 1952, Michel Simon tourna huit films, parmi lesquels "Monsieur Taxi" qui sera son 69ème long métrage. Il reçut pour ce rôle le Grand Prix d'interprétation Masculine au Référendum de Vichy 1952. L'acteur qui a pour partenaire un chien nommé Gangster, partage la vedette avec cet animal.  Michel Simon aimait d'ailleurs à répéter qu'il préférait la société des animaux à celle des hommes : "Le nombre de chiens ui vont mourir sur la tombe de leur maître est très supérieur  au nombre de femmes qui vont mourir sur la tombe de leur mari." Le film fut tourné en studio et dans les rues de Paris : Rue Bridaine, Rue Saint-Lambert, Rue Lamarck ou Place du Tertre.

Tournée en Italie par Pierre Billon, "Le Marchand de Venise" est tiré de la pièce de Shakespeare. Harry Baur avait tourné dans la version muette de 1913 sous le titre "Shylock". Michel Simon l'avait abordait avec une totale maîtrise. Il accepter d'interpréter Lucien Bertal et Leonard, sa doublure dans "Le Rideau Rouge" (1953) dans l'unique réalisation cinématographique de l'architecte-décorateur et metteur en scène de théâtre André Barsacq, directeur du théâtre de l'Atelier depuis 1940. Initialement, le film devait s'intituler "Ce soir on joue Macbeth", puis "Les rois de la nuit".

"L'Etrange désir de Monsieur Bard" (1954) est construit entièrement autour de la personnalité ainsi que du physique de Michel Simon. Il considéra qu'il s'agissait là de son avant-dernière grand rôle avec celui du "Viel homme et l'enfant" (1967) de Claude Berri.

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Avec Sacha Guitry

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"L'impossible Monsieur Pipelet" (1955) d'André Hunebelle a été écrit spécialiement pour Michel Simon, qui trois ans après, retrouvait l'équipe de "Monsieur Taxi". On a même redonner du service au chien "Gangster", qui partageait la vedette du film précèdent en aboyant systématiquement contre les agents de police, à la grande joie de son maître. Michel Simon retrouvait aussi Jean Brochard ainsi que Louis de Funès qui, après une appartion dans "Monsieur Taxi", bénéficiait cette fois, d'un rôle plus étoffé. 

"Les Trois font la paire" (1957) est le dernier film réalisé de son vivant par Sacha Guitry, qui devait mourir quelques semaines après sa sortie. Très malade, l'auteur se contentait, au tournage, de donner de son fauteuil roulat des indications à son producteur et interprète Clément Duhour, qui co-signa donc la mise en scène consacrée aux jumeaux et à leur sosie !. Une pléiade de comédiens se succèdent : Pauline Carton, Sophie Desmarets, Philippe Nicaud, Darry Cowl, Jane Marken, Julien Carette et Robert Dalban. Quant à Michel Simon, il n'est guère enchanté de participer à ce tournage pour lequel, il a le pressentiment que le film ne sera pas à la hauteur de ses espérances...Mais la maladie de son ami Sacha Guitry ne lui permet pas de lui faire de la peine et s'engagea dans cette histoire invraisemblable...

Cette même année, pendant le tournage d'"Un Certain Monsieur Jo" (1958) que Michel Simon tomba très gravement malade, suite à l'intoxication d'une teinture pour sa barbe qui s'attaqua à ses nerfs cervicaux. Malgré cela et à l'enchaînement des syncopes et des migraines. L'acteur habitué à des modifications de poids ou de tension, selons ses emplois à la scène, honora courageusement son contrat jusqu'à son terme. Mais pour tomber alors dans une grave dépression, suite à des amnésies ou des paralysies partielles qui le vieillirent précipitamment et le laissèrent plus amer et désenchanté que nature, même si défendu par Maître Floriot, il devait gagner son procès contre "ses empoisonneurs". D'autant qu'il lui fut difficile, et malgré sa notoriété, après ce coup du sort de retrouver des premiers rôles et la confiance des producteurs.

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  Les débuts de Claude Gensac ...& Louis de Funès

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Après deux ans d'absence, Michel Simon a réussit tant bien que mal à retrouver une vie normale après son intoxication dûe à sa teinture, il revient en force au théâtre mais également au cinéma avec "AUSTERLITZ" (1960) du réalisateur Abel Gance avec Pierre Mondy dans le rôle de Napoléon Bonaparte. Il enchaîne avec "Pierrot-La-Tendresse" (1960), où il chante Guy Béart, aux côtés de Dany Saval. L'année suivante, c'est aux côtés de Lino Ventura, Annie Girardot et Pierre Brasseur qu'il joue dans "Le Bateau d'Emile" mise en scène par Pierre Granier-Deferre.

Michel Simon incarne également un conducteur de train pendant l'Occupation, dans une réalisation de John Frankenheimer, intitulait "Le Train" (1964), même si ce rôle n'est que secondaire, il donna la réplique à Burt Lancaster et l'on peut considérer que le film est une réussite. 

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En 1965, il est au théâtre l'interprète de Renée Obaldia dans "Du vent dans les branches" de Sassafras, au théâtre Gramont. En 1966, Michel Simon tourne sous la direction de Claude Berri dans "LE VIEL HOMME ET L'ENFANT" (1967) aux côtés du petit Alain Cohen. L'immense comédien qu'était Michel Simon retrouve la faveur du public, avec un rôle à sa mesure et qui lui vaudra de nombreuses récompenses (Prix d'Interprétation masculine (Ours d'Argent) au Festival de Berlin 1967, le Prix d'Interprétation au Festival de Panama 1967, Le Prix spécial du Jury au Festival de Cunéo 1967 et le Prix d'Interprétation au Festival de Prague 1968.) Avec son premier long métrage du "Viel homme et l'enfant", il décide de se raconter : "Je suis juif et mes parents m'ont confié pendant l'occupation à une famille non juive où j'ai été caché sous un faux nom pendant six mois....A partir de mes souvenirs, j'ai d'abord écrit une nouvelle, puis une première adaptation, puis une seconde après avoir eu l'idée de prendre Michel Simon pour le rôle: cette idée m'a aidé à travailler et je puis dire que j'ai écrit le rôle pour lui"

Gérard Brach lui propose  de tourner dans son premier long métrage "La Maison" (1970). Quelque temps auparavant, il avait incarné "Ce Sacré Grand-Père" (1968) réalisé par Jacques Poitrenaud avec Serge Gainsbourg, Marie Dubois et Marie Marquet. Michel Simon est dirigé par Walerian Borowczyk dans "Blanche" en 1971 sur une adaptation assez libre de "Mazeppa" écrit et édité à Paris en 1839. Aux côtés de Simon, Georges Wilson (disparu récemment) et Jacques Perrin. Bien que diminué physiquement, Michel Simon réussit l'une des ses meilleures performances , il est  bouleversant d'authenticité.

Ses apparitions se font de plus en plus rare, c'est le cinéaste Jean-Pierre Mocky qui lui offre un dernier rôle au cinéma dans "L'Ibis rouge" (1975) avec Michel Serrault, Michel Galabru et Jean Le Poulain. Il s'agit certainement de l'un des meilleurs films du cinéaste. A souligner également sa participation à un film italien qui aura permis de réunir le temps d'un film quatre grands comédiens âgés : Michel Simon, Pierre Brasseur, Charles Vanel et Claude Dauphin. Quant à l'acteur italien Alberto Sordi, il devint leur invité... dans "La Plus belle Soirée de ma vie" (La piu Bella Serata della Mia Via,1972) d'Ettore Scola.

Le 12 avril 1975, trois jours apres son nouvel élan à Bobino, Joséphine Baker décède, Michel Simon fut extrêmement affecté par la disparition subite de sa vieille amie. Le 20 avril, il entre à l'Hopital Fernand Vidal pour un bilan de santé. Il ne s'alimente plus, il perd vingt kilos en un mois !. Le 25 avril 1975, alors que dans toutes les radios, on annonçait la mort du chanteur Mike Brant, il décide de rentrer à Noisy le Grand, dans sa propriété, malgrès l'avis défavorable des médecins. Il est obligé de demander son admission à l'Hôpital Sainte-Camille à Bry sur Marne. Il envisage de tourner pour Bertrand Blier dans "Les Valseuses". Malheureusement, Michel Simon meurt le vendredi 30 mai 1975à 9h45 du matin, alors qu'il s'apprétait à prendre son petit déjeuner. Il avait 80 ans.

 

 

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