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14 janvier 2022

L'ADIEU AU CINÉASTE JEAN-JACQUES BEINEIX

       L'ADIEU AU CINÉASTE

 JEAN-JACQUES BEINEIX  1946 - 2022

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Il était l'un des plus grands cinéastes français de la fin du XXème siècle : Vendredi 14 janvier 2022, Jean-Jacques Beineix est décédé. Le réalisateur français a conquis le 7e art dès les années 1980 avec des films à succès comme "Diva", "La Lune dans le caniveau" ou encore "37°2 le matin". Retour sur trois choses à connaître sur sa carrière fulgurante.

Il a fait tourner les plus grands

Après son premier succès avec son film "Diva", qui reçoit le César du meilleur film dans les années 1980, tout le monde veut tourner avec Jean-Jacques Beineix. C'est ainsi que le cinéaste a pu côtoyer les plus grands du cinéma. Il fait jouer Gérard Depardieu et Victoria Abril dans "La lune dans le caniveau" (1983), avant de révéler une jeune comédienne : Béatrice Dalle dans le rôle de Betty dans "37°2" le matin en 1986 en lui offrant son premier rôle. Puis en 1991, le réalisateur offre le dernier rôle à Yves Montand dans "IP5". Le comédien âgé de 70 ans meurt d'un infarctus avant la fin du tournage. Raison pour laquelle"IP5" est devenu un film en hommage à l'acteur français.

"37°2 le matin" : son plus grand succès. Une oeuvre majeure dans la carrière cinématographique de Jean-Jacques Beineix. Nominé huit fois aux César, le film n'a finalement remporté que le prix de la meilleure affiche. À l'époque, le film s'attire toutes les faveurs du public avec pas moins de 3,6 millions de spectateurs qui se bousculent dans les salles de cinéma pour voir l'oeuvre du réalisateur.

Après son dernier échec, il n'a fait que des documentaires. En 2001, sa carrière prend un autre virage. Son dernier film de cinéma, "Mortel Transfert" est un échec total tant pour la critique que commercial. Jean-Jacques Beineix ne se consacrera alors plus qu'aux documentaires.

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Jean-Jacques Beineix est né le 8 octobre 1946 à Paris, et c'est dans cette même ville qu'il décède le vendredi 14 janvier 2022 à l'âge de 75 ans d'une leucémie. C'est en supervisant de vieilles copies en 16 mm au ciné-club de l'Education Nationale du 17ème arrondissement à Paris, que Jean-Jacques Beineix découvre le cinéma.

Dès l'âge de seize ans, il commençera à tourner des petits films en 8mm sur ses copines, tout en poursuivant ses études de médecine. Il participe également aux manifestations de mai 68, en tant que brancardier. Pendant les trois années suivantes, le futur réalisateur est mal dans sa peau, il entreprend une analyse et parallèlement approche le monde audiovisuel comme stagiaire sur la série "Les Saintes Chéries" de Jean Becker en 1969, puis sur "Le Cinéma de Papa" de Claude Berri en 1970.

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Le cinéma devient alors pour lui une meilleure thérapie que ses séances hebdomadaires. S'ensuit un long apprentissage d'une dizaine d'années en tant qu'assistant-réalisateur sur des films aussi divers que "La Course du lièvre à travers les champs" (1971) de René Clément avec Jean-Louis Trintignant et Robert Ryan ou "L'Aile ou la cuisse" (1976) de Claude Zidi avec De Funès et Coluche. En 1977, il réalise un court métrage "Le Chien de Monsieur Michel", où Yves Afonso s'invente un compagnon canin, et qui remporte le 1er prix au Festival de Trouville.

A trente-quatre ans, il réalise son premier long métrage, "Diva" (1981) qui obtient un grand succès public relayé par un efficace bouche à oreille alors que la critique suit avec retard. "Diva" reçoit quatre César en 1982. Autant dire que le deuxième film de Beineix, "La Lune dans le caniveau" (1983) est très attendu. Sélectionné pour le Festival de Cannes 1983, c'est malheureusement un échec cuisant, tant public que critique, en dépit de la présence de Gérard Depardieu et Nastassja Kinski en tête d'affiche.

Après un bref passage aux Etats-Unis où Beineix écrit pour les Américains un scénario d'après "La Viege de glace" de Marc Behm - film qui ne verra jamais le jour, Jean-Jacques Beineix reçoit en 1984, par la poste, le manuscrit du troisième livre de Philippe Djian : "37,2 le matin", pour lequel il éprouve un coup de foudre immédiat. Dominique Benehard, un des principaux responsables de casting, lui présente Béatrice Dalle,une inconnue dont il a remarqué la photo dans un magazine. Elle décroche le rôle de "Betty Blue".

"37,2 le matin" (1986) remporte un formidable succès, tout comme Béatrice Dalle, propulsée star du jour au lendemain. Beineix envisage très vite d'en monter une version longue. Echaudé par la mésaventure survenue aux rushes de "La Lune dans le caniveau", dont la produit s'était débarassé, empêchant tout nouveau montage du film, il a pris le soin de monter avec Claudie Ossard sa propre maison de production : "Cargo Films".

Puis, suite à  un tournage publicitaire pour les peintures "Valentine" dont le rôle principal, dont le rôle principal est tenu par une panthère, Beineix se lie d'amitié avec son dresseur, Thierry Le Portier et s'inspire de sa vie pour tourner "Roselyne et les lions" (1989), dont le rôle-titre revient à Isabelle le Pasco face à Gérard Sandoz. Une fois encore, il prévoit une version longue qui sera présentée en 1995, à la télévision. En 1993, sort sur les écrans "IP 5, L'île aux Pachydermes", avec Yves Montand dans le rôle principal mais qui sera son dernier film à l'écran, puisqu'il mourra peu avant la fin du tournage, le 9 novembre 1991. Le film constituera à la fois, un hommage à cette grande star, à la nature et une profession de foi en la jeunesse. Le cinéaste connaîtra des critiques de tout part, quant à sa responsabilité d'avoir fait tourner Yves Montand, dans un lac dont le froid se faisait ressentir en octobre-novembre 1991.

A partir de 1994, Beineix a remplacé Claude Berri à la présidence de l'ARP (Association des Auteurs Réalisateurs Producteurs) et il milita activement pour le maintien des quotas audiovisuel pour préserver l'Europe de l'hégémonie culturelle nord-américaine. Son combat lui laissa moins de temps pour réaliser ses projets cinématographiques, dont un qui lui tenait à coeur depuis de nombreuses années, un film traitant du vampirisme...Beineix s'orienta vers le cinéma documentaire après plusieurs échecs successifs : "Roselyne et les lions", "IP 5" ainsi que son dernier film "Mortel transfert" en 2001 ... En 2020, suite à la Cérémonie des César, il critiquele coup d'éclat de l'actrice A. Haenel ( et a eu bien raison) contre la présence en selection du film de Roman Polanski "J'accuse". Ce qui permit à cette méprisante actrice d'être engagé par l'une des plus grandes agences américaines.

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*Affiches-cine* Cinéma français *

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