DÉCÈS DE L'ACTRICE & CHANTEUSE AMÉRICAINE         

         DORIS DAY                         1922 - 2019   

 

 

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L'actrice américaine Doris Day est décédée ce lundi 13 mai 2019 en Californie à l’âge de 97 ans. Elle restera dans les mémoires pour Qué será será, un succès planétaire qui lui a permis de réunir les deux grands axes de sa carrière : la chanson et le cinéma, auxquels elle doit deux étoiles à Hollywood.

L’Américaine a 32 ans, en 1956, quand Alfred Hitchcock lui donne le rôle émouvant d’une mère dont l’enfant est enlevé par des espions venant du froid dans L’homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much) aux côtés de James Stewart et de Daniel Gélin, Doris Day joue un rôle taillé sur mesure : celui d’une chanteuse célèbre qui interprète Qué será será à tue-tête pour signaler à son fils que l’heure de la libération est proche. Le morceau, signé Jay Livingston et Ray Evans, décroche l’Oscar de la meilleure chanson originale.

Aucun Oscar ne lui sera décerné pendant toute sa carrière cinématographique, malgré une quarantaine de films et l’adoration du public. Son côté voisine sympathique, joyeuse et sans histoires ne séduira pas la critique cinématographique et elle devra se contenter d’un trophée Grammypour sa carrière de chanteuse, avec 650 titres à son actif.

Pour la critique de cinéma Molly Haskell, Doris Day est « l’actrice la plus sous-estimée, la moins bien reconnue qui soit jamais passée par Hollywood ».Sur le plan personnel, la vie n’aura pas été facile pour Doris Mary Anne Kappelhoff, née le 3 avril 1922à Cincinnati, dans une famille d’origine allemande. Ses parents divorcent alors qu’elle a 13 ans et Doris se retrouve avec une mère qui la pousse à monter sur scène.

Après un grave accident de voiture, elle doit abandonner la danse pour se consacrer au chant. Sa carrière commence au début des années 1940. Doris Day chante pour le big band de Les Brown, avec qui elle interprète Sentimental Journey, futur hymne du retour des soldats à la maison après la victoire de 1945. Mais la jeune femme a déjà divorcé d’un premier mari, violent, mettant fin au premier de quatre mariages dont aucun ne durera.

En 1948, elle tourne son premier film, Romance à Rio (Romance on the High Seas), qui sera suivi d’autres succès comme Terreur blonde(Calamity Jane, 1953), Les pièges de la passion (Love Me or Leave Me, 1955) ou Ne mangez pas les marguerites (Please Don’t Eat the Daisies, 1960). Vedette du vaudeville

Doris Day brille surtout dans le vaudeville, un genre qui culmine en 1959 avec Confidences sur l’oreiller, où elle tourne aux côtés de Cary Grant et Rock Hudson. Le film est le seul qui lui vaudra une sélection aux Oscar.

Le jour de ses 29 ans, elle épouse Martin Melcher, qui deviendra son imprésario. Mais lorsqu’il meurt en 1968, elle découvre qu’il l’a criblée de dettes.

 

* Voir le lien Doris Day, la fiancée de l'Amérique des années 50

http://www.cinetom.fr/archives/2016/08/04/34153658.html

 

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Doris Day, de son vrai nom Doris Kappelhoff est née le 3 avril 1922 à Cincinatti. En 1938, à la suite d'un accident, elle doit renoncer à la danse; elle apprend alors à chanter. Mais à la ville, sa vie est loin d'être aussi rose. Enfant, elle tombe gravement malade et, à l'âge de quinze ans, elle est victime d'un accident de voiture qui va interrompre une carrière de danseuse pourtant prometteuse. Elle décide alors de s'orienter vers le chant. Des années durant, sous le pseudonyme de Doris Day, son nom de scène est lié au titre d'un de ses airs favoris "Day by day". Elle chante d'abord à la radio et dans les clubs, elle triomphe dans les night-clubs, avant de devenir la chanteuse attitrée des orchestres de Bing Crosby et les Brown, avec lesquels elle enregistre des disques très populaires.

En 1942, à l'âge de dix-sept ans, elle épouse le trombone Al Jorden et en 1946 le saxophoniste George Weidler, sans trouver ni bonheur, ni stabilité. Jusqu'à la mort de son époux, le producteur Marty Melcher, survenue en 1968. La blondeur et la fraîcheur de Doris Day ont d'abord charmé les amateurs de music-hall. De 1948 à 1955, on reconnaît sa frimousse pleine de taches de rousseur et son sourire généreux dans une douzaine de spectacles montés par la Warner.  Pendant toutes ces années, elle est l'idole des soldats américains engagés dans la guerre de Corée. De 1959 à la fin de sa carrière cinématographique en 1968, elle jouera les femmes du monde défendant leur honneur et leur indépendance dans une série de comédies sur le séduction.

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Pourtant la chance lui sourit, lorsqu'elle remplace Betty Hutton enceinte pour le tournage de "Romance à Rio" (Romance Of The Hight Sea,1948) de Michael Curtiz. Ensuite la fraîcheur de sa voix et le dynamisme de sa personne feront heureusement oublier l'intrigue vieillotte, la chorégraphie dénuée d'imagination et la direction un peu gauche de "Il y a de l'amour en l'air" (My Dream is yours,1949) de Michael Curtiz, "No no Manette" (Tea for two,1950) de David Butler, "West Point Story" (Les Cadets de West Point,1950) de Roy Del Ruth, "Escale à Broadway" (Lullaby Of Broadway,1951) de David Butler, "Avril à Paris" (April in Paris,1952) de David Butler.

On la voit aussi aux côtés de Gordon MacRae dans deux comédies intéressantes "Le bal du printemps" (On moonlight bay,1951) de Roy Del Ruth et "By The Light Of the silvery" (1953) toujours réalisé par David Butler. Doris Day a joué également avec une certaine aisance des rôles dramatiques : celui de la petite amie pleine de patience d'un trompettiste incarné par Kirk Douglas dans "La Femme aux chimères" (Young Man with A horn,1950) de Michael Curtiz qui est le véritable découvreur de Doris Day. C'est lui qui transformera la chanteuse, déjà très populaire, en actrice à part entière. Ils feront encore un autre film : "La femme de mes rêves" (I'll see you in my dreams,1951), la biographie du parolier Gus Kahn, interprété par Danny Thomas. Ginger Rogers incarna la soeur de Doris Day dans "Ku Klux Klan" (Storm warning,1951) de Stuart Heisler. Puis elle joue la femme d'un joueur de base-ball interprété par Ronald Reagan dans "The Winning Team" (1952) de Lewis Seiler. Son charme est d'autant plus éblouissant que son partenaire en manque.

En 1951, elle épouse Marty Melcher, ancien organisateur des tournées des Andrew Sisters avec qui elle fonde, un an plus tardn la société de production qui produira la plupart de ses films. L'année suivante, elle interprète l'un de ses rôles les plus impressionnants : celui de l'espiègle "Calamity Jane" (1953) de David Butler avec Howard Keel, où elle chante "Secret Love", une chanson à succès qui lui vaudra un Oscar. Plus "glamoureuse" que jamais, elle chantera aussi une dizaine de ballades, en interprétant le rôle de la langoureuse Ruth Etting dans "Les Pièges de la passion" (Love Me Or Leave Me,1955) de Charles Vidor, premier film qu'elle tourne pour la MGM. Revenue à la Warner, elle apparaît dans l'une de ses comédies les plus pétulantes "Pique-nique en pyjama" (The Pajama Game,1957) de Stanley Donen et G. Abbott. Doris Day incarne une "meneuse syndicale" d'une petite entreprise qui s'amourache de son contremaître.

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Après avoir réussi l'exploit de poser un avion seule dans "Le diabolique M. Benton" (Julie,1956) d'Andrew L. Stone et suspendu l'action du film d'Alfred Hitchcock, "L'homme qui en savait trop" (The Man Who New Too Much,1956), en chantant l'un de ses plus grand succès "Que Sera Sera" qui obtint l'Oscar de la meilleure chanson. Doris Day et Rock Hudson ont tourné ensemble à trois reprises : dans "Confidences sur l'oreiller" (Pillow Talk,1959) de Michael Gordon, "Un Pyjama pour deux" (Love Come Back,1961) de Delbert Mann et "Ne m'envoyez pas de fleurs" (Send Me No Flowers,1964) de Norman Jewison, trois petits chefs-d'oeuvre du genre "comédie sophistiquée sur le sexe".

La "sex comedy" fut un des produits les plus solides et les plus populaires du Hollywood des années 60. Véhicule d'une morale sexuelle des plus traditionnelles, son règne ne résista pas à l'avènement du mouvement féministe qui professait en la matière des opinions bien différentes. Stanley Shapiro, un des meilleurs scénaristes-producteurs du genre en explique, avec beaucoup d'humour, le succès : "En Amérique, le cinéma représente le dernier bastion où les hommes peuvent encore l'emporter sur les femmes." Boutade qui ne manque pas de fondement mais qui ne résiste pas à une analyse plus poussée. Contrairement à ce qu'on pourrait croire de prime abord, la femme que représente Doris Day ne tient pas tête au séducteur pour se conformer à la morale petite-bourgeoise mais parce qu'elle est, avant tout, un personnage libre affichant son droit inaliénable de choisir en matière d'amour. Si elle finit pas se laisser séduire c'est parce qu'elle en a décidé ainsi, et elle le fera aux conditions qu'elle s'est fixées. Contrairement à ce que pourraient croire les féministes, Doris Day n'est pas qu'une victime soumise au bon vouloir d'un abominable phallocrate.

Le succès du couple Rock Hudson-Doris Day relève du plus pur des hasards. Jusqu'à leur rencontre cinématographique, leurs carrières avaient suivi des voies parallèles et, chacun à sa façon, ils incarnaient le rêve de réussite de l'Américain moyen. L'actrice, pour sa part, dotée de nombreux talents s'était acquis une certaine popularité tant dans la chanson qu'au cinéma. Sous l'égide des producteurs avisés qui décidèrent de leur association en 1959, leur image de marque allait subir une nette mutation.

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Doris Day fut incontestablement le "fiancée de l'Amérique" des années 50 : pétillante, sympathique et, à l'occasion, délicieusement impertinente, elle représente un sex symbol tout à fait particulier. Loin d'incarner l'inaccessible femme de rêve, elle encourageait l'identification à son personnage. Il semblait facile de lui ressembler, de l'aimer et d'en être aimé. En somme, elle était le type même de la fille "de la porte à côté".

"Confidences sur l'oreiller" allait être un véritable révélateur pour les deux acteurs. Pour Doris Day, ce fut l'occasion de confirmer son talent de comédienne et de s'imposer une nouvelle conception du sex-appeal. Ce ne fut pourtant pas l'avis du "Time" qui les gratifia d'une volée de bois vert :"Avec leur hâle artificiel et leurs cheveux brillants de laque, quand ils s'embrassent, ils ressemblent plus à deux Cadillac parquées par hasard dans une position suggestive qu'à des créatures de chair et de sang."Confidences sur l'oreiller" n'en fut pas moins un énorme succès et Doris Day se vit même nominée à l'Oscar. Le film bénéficiait d'un scénario très enlevé, de très jolis décors et d'une excellente distribution au niveau des seconds rôles. Doris Day y incarne une brillante décoratrice (Jane Morrow) dont la vie privée et professionnelle sera bouleversée par un auteur de chansons, Brad Allen (Rock Hudson), colocataire de son duplex. Il se sert du téléphone pour sussurer des romances à ses nombreuses conquêtes féminines. La guerre éclate bientôt entre eux; Allen se fait alors passer, sous le nom de Tex, pour un jeune et honnête Texan amoureux d'elle. Profitant de l'anonymat du téléphone, "Roméo" Allen dénigre les intentions de Rex, son sens moral et sa vie sexuelle tandis que sous l'identité de Tex, naturellement, il attaque Allen. Comme cela devait arriver, Allen démasqué et Jann, humiliée, prend sa revanche en transformant l'appartement d'Allen en salon de maison close du plus pur style 1900. C'est alors seulement, ayant assouvi sa vengeance, qu'elle pardonnera à l'imposteur et consentira à se laisser aimer. Subtil, rapide et d'un rythme soutenu, le film compte d'amusants effets de "split screen" (nous voyons simultanément, sur l'écran partagé en deux, Jann et Allen devisant au téléphone du fond de leur baignoire respective).

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Deux ans plus tard, le scénariste Stanley Shapiro et le producteur Marty Melcher (mari de Doris Day) rééditaient leur succès en reprenant la formule dans "Un Pyjama pour deux". A nouveau, Doris Day joue le rôle d'une femme d'action, cette fois dans le domaine de la publicité, Rock Hudson assumant celui de Jerry Webster, son entreprenant conccurent qui cherche à séduire par différents subterfuges, notamment en la trompant sur sa véritable identité.

Les deux acteurs se retrouvèrent une dernière fois ensemble à l'affiche dans "Ne m'envoyez pas de fleurs" : Rock Hudson, marié à Doris Day et convaincu qu'il n'a plus que quelques mois à vivre, déploie toute son énergie pour lui trouver un époux de remplacement. Le film n'eut pas de succès non seulement parce que la formule était usée jusqu'à la corde, mais aussi parce que le personnage de Hudson était peu crédible. Doris Day elle-même, malgré sa verve, ne réussit pas à sauver l'entreprise.

Il n'en reste pas moins que "Confidences sur l'oreiller", "Un pyjama pour deux" et d'autres films tournés par Doris Day, tels "Le chouchou du professeur" (Teacher's Pet,1958) de George Seaton avec Clark Gable; "Ne mangez pas les marguerites" (Please Don't Eat the Daisies,1960) de Charles Walters avec David Niven et "Le Piment de la vie" (The Thrill of it All,1963) de Norman Jewison avec James Garner, figurent parmi les films les plus fins et les plus drôles produits par Hollywood à une époque où la conjoncture ne prêtait guère à rire. "Piège à minuit" (Midnight Lace,1960) de David Miller fut l'un des premiers grands rôles dramatiques de Doris Day.  Depuis de nombreuses années, Doris Day a fondé, avec son mari Barry Comden, sa propre œuvre caritative pour animaux appelée Doris Day Pet Foundation. 

 

 

 

 

            La Femme aux chimères - 1950 - Michael Curtiz

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             No, No Nanette - 1950 - David Butler 

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              Avril à Paris - 1952 - David Butler

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              La Maîtresse de Papa - 1953 - David Butler

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             Un Amour pas comme les autres - 1954 - Gordon Douglas 

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             Train, amour et crustacés - 1959 - Richard Quine

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            Ne manger pas les marguerites - 1960 - Charles Walters

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PIEGE A MINUIT

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               DÉCÈS DU CINÉASTE 

       JEAN-CLAUDE BRISSEAU        1944 - 2019

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AFP, publié le samedi 11 mai 2019 à 22h49

Le cinéaste Jean-Claude Brisseau, auteur célébré de films comme "Noce Blanche", devenu une personnalité à l'aura sulfureuse après des affaires de harcèlement sexuel, est décédé samedi 11 mai 2019 à Paris à l'âge de 74 ans.

Le réalisateur et scénariste est mort dans un hôpital des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de son entourage. Condamné en 2005 pour harcèlement sexuel, il avait été dernièrement rattrapé par le mouvement #metoo, la Cinémathèque annulant fin 2017 la rétrospective qu'elle devait lui consacrer.

Son film "Noce Blanche", sorti en 1989, restera son plus grand succès (plus d'1,8 million d'entrées). Il y fit tourner pour la première fois la toute jeune Vanessa Paradis qui obtint le César du meilleur espoir féminin pour ce drame, l'histoire d'une liaison entre une lycéenne et un professeur (incarné par Bruno Cremer).

La chanteuse en a gardé un souvenir net. "Jean-Claude Brisseau était extrêmement particulier. Très grand, très autoritaire, avec cette voix grave", raconte-t-elle au Monde de dimanche."Peut-être que Brisseau essayait aussi d'aller au conflit pour me sortir de ma zone de confort, pour obtenir certaines émotions. Il me disait constamment: +Je ne veux pas que tu minaudes+".

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Le réalisateur enrôla plus tard une autre idole des jeunes, Sylvie Vartan, à qui il confia en 1994 un rôle dramatique dans "L'Ange noir".Samedi la chanteuse s'est dite "très attristée par cette nouvelle".

"Je n'ai gardé que de bons souvenirs de notre collaboration dans +L'Ange noir+", a dit Sylvie Vartan à l'AFP. "C'est une expérience artistique que je garderai toujours comme un merveilleux souvenir. J'ai adoré travailler avec lui. Mes pensées vont vers son épouse Lisa".

- "un lyrisme extraordinaire" -

En 1988 "De Bruit et de Fureur" fut un autre film choc, toujours avec le fidèle Bruno Cremer, sur la banlieue cette fois et sa violence. Il lui vaudra le Prix spécial de la jeunesse au Festival de Cannes.

La banlieue, Brisseau la connaissait puisque celui qui se présentait comme "le fils d'une femme de ménage ayant vécu dans un rêve de cinéma", commença d'abord par enseigner le français en collège, près de Paris.

Dans les années 70 il rejoint l'Institut national de l'audiovisuel (INA), et passe de cinéaste amateur à professionnel avec un premier film d'abord prévu pour la télévision, "La vie comme ça". Eric Rohmer repère un de ses films d'amateur et sa société, le Losange, décide de le produire.

Les films s'enchaînent. Avec "De bruit et de fureur", "on a cru qu'il était un grand poète de la banlieue, c'était plus compliqué: son sujet c'était cette recherche de pureté dans la violence du monde", dit à l'AFP Philippe Rouyer, historien du cinéma, pour qui il laissera "une trace unique dans l'histoire du cinéma".

Ses thèmes récurrents: la femme, la violence, la pureté, la quête d'absolu, la transmission du savoir. "Il osait un lyrisme extraordinaire, c'était inédit dans le cinéma", poursuit le critique. "C'était un autodidacte, d'une grande culture littéraire et cinématographique. Il a donné des cours à la Femis pendant longtemps et il était adoré de ses élèves: il savait vous parler de Ford, d'Hitchcock, de Bresson, et c'était communicatif".

En 2005, Jean-Claude Brisseau est condamné à un an de prison avec sursis pour le harcèlement sexuel de deux jeunes actrices qui espéraient décrocher un premier rôle dans son long-métrage "Choses secrètes" (2002).

Ses démelés ne l'empêchent pas de tourner. En 2012 "La Fille de nulle part" lui vaut le "Pardo d'oro" (Léopard d'Or) du Festival du film de Locarno. "Que le diable nous emporte" est son dernier film, sorti début 2018, avec Fabienne Babe. Mais "ça a pourri la fin de sa vie, la sortie de son dernier film, il a payé pour tout le monde, c'est devenu une sorte d'exemple", regrette Philippe Rouyer. Dans Paris-Match, en 2018, l'intéressé déplorait de ne plus pouvoir tourner avec des vedettes. "Enfin, j'espère que j'arriverai à tourner à nouveau", disait-il. 

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