AUDREY HEPBURN                    1929  - 1993

          Actrice Américaine

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Ce qui a fait le charme d'Audrey Hepburn lorsqu'elle apparaît au cinéma dans les années 50, c'est sa beauté espiègle, son visage fin et délicat habité par de grands yeux noirs, sa silhouette de petit garçon. Cette absence de rondeurs est considérée par beaucoup comme un éventuel remède à une manie qui fait rage à l'époque : celles des poitrines plantureuses.

Pendant le tournage de "Sabrina" (1954), Billy Wilder dira même qu'elle est capable à elle seule de faire de la poitrine une valeur du passé. Audrey Hepburn fait un peu figure de lutin curieux qui serait venu vagabonder quelque peu dans le monde moderne, puis aurait disparu à nouveau. Elle a cette sorte de fragilité et de gracilité qui peut devenir maniérée ou superficielle. Peut-être en a-t'elle conscience lorsque, en 1967, elle abandonne le cinéma à l'âge de trente-huit ans, pour ne revenir que neuf ans plus tard.

Audrey Hepburn est née le 4 mai 1929 à Ixelles en Belgique, d'un banquier anglais et d'une baronne néerlandaise. Lorsque ses parents divorcent, on l'envoie dans un pensionnat en Angleterre. Alors qu'elle est en vacances chez sa mère en Hollande, la guerre éclate. La jeune Audrey passera toute la guerre dans la ville de Arnhem occupée par les Nazis, allant à l'école communale et suivant des cours de danse au Conservatoire. Après  la guerre, elle retourne à Londres et obtient une bourse pour continuer à apprendre la danse. Elle est en même temps mannequin et suit avec Félix Aylmer des cours d'art dramatiques qui l'amèneront au cinéma. Elle fait de la figuration dans la farce de de Robertson Hare, "Une Avoine sauvage" (One Wild Oat, 1951) de Charles Saunders et dans une comédie, "De l'or en barres" (The Lavender Hill Mob,1951) de Charles Chrichton.

Au cours de la même année, elle fût vendeuse de cigarettes dans "Rires au paradis" (Laughter in Paradise,1951) de Mario Zampi et obtint des rôles plus importants dans "Histoires de jeunes femmes" (Youngs Wive's Tale,1951) ainsi que dans le film de Jean Boyer "Nous irons à Monte Carlo". C'est alors que Colette la remarque et lui demande d'être l'interprète de "Gigi" à Broadway, dans l'adaptation d'Anita Loos. Audrey Hepburn accepta et remporta un réel succès. On lui demanda aussitôt de jouer face à Gregory Peck dans la comédie de William Wyler "Vacances Romaines" (Roman Holiday,1953). Pour son premier grand rôle dans un film américain, où elle incarna une princesse voyageant incognito qui tombe amoureuse d'un journaliste à Rome, elle recevra l'Oscar de la meilleure actrice, recompense qui salua sans doute davantage l'originalité de son charme mutin qu'un grand talent d'actrice. A peine éteinte l'excitation suscitée par la remise de cet Oscar, Audrey Hepburn se vit décerner un Tony pour son interprétation de "Ondine" de Giraudoux sur une scène de Broadway. En 1954, elle épousa l'acteur Mel Ferrer, son partenaire dans la pièce...

C'est avec une grande tendresse que Billy Wilder la dirige dans "Sabrina"; elle sera nominée à l'Oscar pour son rôle de la fille du chauffeur, qui n'arrive pas à choisir entre deux frères complètement différents : Humphrey Bogart, grand ponte collet-monté et William Holden, le play boy. Un critique du Time magazine écrira : "Le charme d'Audrey Hepburn est surtout dans l'imagination du spectateur : moins elle joue, et plus les gens peuvent s'imaginer qu'elle fait des efforts au niveau du jeu. Dans "Sabrina", par exemple, elle en fait très peu, mais elle fait très habilement. Dès lors, elle est élevée au rang de star. L'écrivain Colette ne s'était pas trompée... Elle sera parfaite dans le rôle de Natasha, l'adorable femme-enfant du monument de King Vidor "Guerre et Paix" (War and Peace,1956), personnage infiniment plus sympathique que son mari le prince Andrei. Mel Ferrer n'avait guère que douze ans de plus qu'Audrey Hepburn, mais dans bien des films où elle joue, elle a des aventures avec des hommes nettement plus âgés. Ainsi dans la comédie aigre-douce de Billy Wilder "Ariane" (Love In The Afternoon,1957), elle s'amourache du riche playboy Gary Cooper qui a vingt-huit ans de plus qu'elle : et dans le film de Stanley Donen, "Drôle de frimousse" (Funny Face,1957), Fred Astaire, de trente ans son aîné, incarne le photographe qui fera d'elle, insignifiante petite vendeuse, un ravissant mannequin à la pointe de la mode. Dans ce film, Audrey Hepburn doit danser avec Fred Astaire et chanter en solo; elle est habillée par Hubert de Givenchy, qui deviendra par la suite son couturier favori et dessinera ses costumes dans plusieurs autres films.

Mel Ferrer dirigea sa femme dans le rôle de Rima qu'elle joua dans "Vertes demeures" (Green Mansions,1959), adaptation d'un ouvrage fantastique de W.H. Hudson; mais Audrey Hepburn n'est pas assez exotique pour ce rôle d'enfant sauvage: c'est son premier échec au cinéma, dans ce long métrage où Anthony Perkins lui donnait la réplique. Cependant au cours de la même année, elle est nominée à l'Oscar pour son interprétation de la religieuse tourmentée du film de Fred Zinneman "Au risque de se perdre" (The Nun's Stoty,1959), beaucoup de retenu,, cependant, elle est très convaincante dans le rôle de cette soeur belge en mission au Congo qui remet sa foi en question.

En 1960, Mel Ferrer et Audrey Hepburn s'établissent en Suisse. A partir de ce moment, elle ne tournera qu'occasionnellement à Hollywood. Elle donnera une interprétation assez superficielle d'une jeune Indienne élevée par des colons blancs dans le western de John Huston "Le Vent de la plaine" (The Unforgiven,1960) et sera nominée une quatrième fois pour son rôle de l'aimable Holly Golightly dans le film de Blake Edwards "Diamants sur canapé" (Breakfast At Tiffany's,1961), dans lequel elle chante un air de Henry Mancini, devenu culte, "Moon River". Elle part peu à peu à la dérive en incarnant une institutrice accusée d'avoir des relations homosexuelles avec Shirley MacLaine dans "La Rumeur" (The Children's Hour,1962) de William Wyler, et fait manifestement un effort de sophistication dans le thriller de Stanley Donen, trop nettement inspiré d'Hitchcock, "Charade" (1963), où elle dit à Cary Grant : "Voulez-vous entrer un instant? Je ne mords pas, vous savez, sauf lorsque j'y suis forcée". Dans "Deux têtes folles" (Paris When It Sizzles,1964) de Richard Quine, elle semble un peu désemparée par l'histoire abracadabrante dans laquelle elle se trouve entraînée.

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"My Fair Lady" (1964) est le film le plus coûteux que la Warner Bros ait jamais produit à l'époque. Audrey Hepburn fut rémunérée 1 million de dollars pour le rôle d'Eliza Doolittle qui devait être interprété par Julie Andrews, elle n'était pas en situation dans le rôle de la jeune vendeuse de fleurs londonienne mais, en revanche, les critiques la trouvent délicieuse dans celui de Cecil Beaton, la "Lady" fabriquée de toute pièce. Ses longs cils s'ouvrant brusquement sur regard clair, ses lèvres entr'ouvertes dans une expression de tendresse presque graven sa nuque au galbe délicat en ravissent beaucoup. Certains vont même jusqu'à regretter qu'elle soit doublée par Marni Nixon. En un mot, on lui accorde pour ce rôle tous les superlatifs de rigueur.

Alors qu'elle incarne la femme déçue qui ne cesse de se quereller avec son mari incarné par l'acteur Britannique Albert Finney dans le merveilleux film de Stanley Donen "Voyage à deux" (Two For The Road,1967) qui se veut une analyse du mariage, son propre ménage part à vau-l'eau. Audrey Hepburn et Mel Ferrer travaillent pourtant encore une fois ensemble sur un film produit par lui, le très angoissant "Seule dans la nuit" (Wait Until Dark,1967) de Terence Young où elle incarne une aveugle terrorisée par trois tueurs, rôle qui lui vaudra une cinquième nomination à l'Oscar. En 1969, un an après son divorce de Mel Ferrer, Audrey Hepburn épousa un psychiatre italien et part vivre avec lui dans les environs de Rome.

Après neuf ans passés loin des écrans, elle revient dans l'automnal "La Rose et la flèche" (Robin And Marian,1976) de Richard Lester, où elle incarne une abesse rejetant son voile pour faire la cour à un Sean Connery vieillissant. Elle jouera encore dans "Liés par le sang" (Bloodine,1979) de Terence Young où l'on pourra voir réunit dans ce même film Audrey Hepburn, Romy Schneider, Maurice Ronet, Omar Sharif, Irene Papas ou Gert Froëbe, puis elle retourna en Italie pour se consacrer à sa famille. Audrey Hepburn meurt le 20 janvier 1993 à Tolochenaz en Suisse.      

 

 

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                              Bonne Année 2018

Audrey Hepburn - Moon River

                             La Rumeur - 1961 de William Wyler

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"Charade"; de Stanley Donen, 1963

                            Deux têtes folles - 1964 de Richard Quine

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My Fair Lady (1964)

           

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                   Seule dans la nuit (1967) de Terence Young

 

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            *Affiches cine.com - Cinetom

 

 

_________Joyeux Anniversaire à Suzy Delair, Doyenne des actrices françaises