DÉCÈS DU CINÉASTE POLONAIS  

         ANDRZEJ WAJDA                 1926  - 2016

 

 

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Le peuple Polonais pleure Andrzej Wajda, maître incontesté du cinéma polonais. Andrzej Wajda est mort le 9 octobre 2016 à l'âge de 90 ans. "Nous sommes tous de chez Wajda". Nous regardions la Pologne, et nous-mêmes, à travers lui. Et la comprenions mieux ainsi. Désormais, ce sera plus difficile", a regretté sur son compte Twitter Donald Tusk, le président du Conseil européen et ancien Premier ministre polonais.

C'est le 6 mars 1926 à Suwalki, au nord-est de la Pologne qu'est né Andrzej Wajda. Fils d'un officier de cavalerie, il a treize ans lorsque la guerre éclate; après avoir exercé différents emplois, il s'engage dans l'Armée de l'Intérieur en 1942. En s'engageant dans la résistance nationaliste dirigée par le gouvernement polonais installé à Londres, et qui devait après la défaite de l'Allemagne, s'opposer par les armes à la résistance communiste soutenue par l'Armée rouge : cette opposition constituera d'ailleurs le thème de "Cendres et diamants". A la libération, il termine ses études secondaires puis entre à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie, qu'il quitte en 1949 sans avoir obtenu le diplôme. Cette même année, il s'inscrit à la nouvelle école de Cinéma de Lodtz, qui formera également Munc, Lipman et Nasfeter. Wajda y tournera trois courts-métrages.

1954, Andrzej Wajda tourne "Génération" (Une fille a parlé, Pokolenie,1955), son premier long métrage. Le conflit du romantisme traditionnel et du rationalisme officiel est explicite dès ce premier long métrage. Le thème du film, axé sur le mûrissement personnel et politique d'un jeune homme d'origine prolétarienne, s'inscrivait dans les normes du réalisme-socialiste le plus classique, telles qu"elles avaient été définies en Russie, dans les années 30. Remarquablement réalisé, ce film n'en offrait pas moins d'intéressantes contradictions : le récit est le théâtre d'une tension dialectique entre l'optimisme de l'idéologie progressiste et le pessimisme foncièrement réactionnaire, du point de vue de cette idéologie, du romantisme polonais. Cette tension est clairement manifestée par les deux principaux personnages du film, Stach (Tadeusz Lomnicki) et Jasio (Tadeusz Jancsar). Si la "raison" est incontestablement incarnée par Stach, dont on suit l'évolution jusqu'à son engagement dans un groupe de partisans communistes, le "coeur", indéniablement, appartient à Jasio.   

En 1957, son deuxième long-métrage "Kanal"(Ils aimaient la vie) est présenté au Festival de Cannes et remporte le Prix Spécial du Jury du Festival de Cannes 1957, impose le nom de Wajda et révèle la jeune cinématographie polonaise. Le succès obtenu par "Ils aimaient la vie" au Festival de Cannes d'ailleurs puissamment contribuer à attirer l'attention de l'Occident sur un cinéma polonais en pleine rénovation. Malheureusement, bon nombre de critiques occidentaux appliquèrent alors aux films polonais des critères d'appréciation exclusivement esthétiques, négligeant de les situer dans leur contexte historique et politique. Or, l'oeuvre de Wajda ne peut être comprise si elle n'est pas envisagée par rapport à la tradition romantique polonaise. En Pologne comme dans beaucoup d'autres pays européens, en effet, le romantisme a été étroitement lié aux mouvements d'émancipation nationale. Cependant le romantisme polonais se distingue par des attitudes volontiers morbides, lié à la position historique particulière d'un pays qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, a constamment vu sa souveraineté contestée et son territoire démembré par les grandes puissances voisines. Il en est résulté une tradition artistique portée à l'affirmation d'une prédestination tragique à l'exaltation du martyre et à l'expression d'un baroque aux formes parfois délirantes.

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Avec "Kanal", le style de Wajda s'affirme de manière significative. Beaucoup plus ambitieux que le précèdent, ce film est caractérisé par un grand nombre de personnages et par un récit des plus compliqués, tandis que la mise en scène recourt à des solutions audacieuses et souvent excessives. Réalisée à la faveur de la déstalinisationn cette évocation du sacrifice des combattants de la résistance nationaliste est placée dès le début du film sous le signe de la mort, comme l'atteste le commentaire "off" qui accompagne la première séquence : "Observez ces hommes et ces femmes, nous les verrons mourir."

Parallèlement au cinéma, l'ancien élève de l'Ecole de Lodtz assure la mise en scène de plusieurs oeuvres théâtrales; tant et si bien que sa réputation ne tarde pas à franchir les limites des frontières polonaises...Pour traduire cette période troublée de l'histoire de la Pologne, Andrzej Wajda a fait appel à ses souvenirs personnels, puisqu'il avait servi, en 1942, dans les rangs de l'Armia Krajowa (A.K.), organisation anti-communiste dépendant du gouvernement polonais de Londres. Son film "Cendres et diamants" (Popiol y diamant,1958) est une tragédie sur le problème de l'engagement et sur celui de la relativité des valeurs. C'est aussi une satire de l'arrivisme et du double-jeu. Ce film est parsemé d'images-chocs, teintées de surréalisme. Mais il eut surtout le mérite de révéler l'acteur Zbigniew Cybulski. En considérant son jeu dans le rôle de Maciek, il est difficile de ne pas évoquer James Dean et la technique de l'Actor's Studio. Wajda avait d'ailleurs reconnu ces deux parentés. "Cendre et diamant" a obtenu le Prix de la Fédération Internationale de la Presse cinématographique au Festival de Venise, et le Prix de la Fédération Canadienne des Associations Cinématographiques au Festival de Vancouver "pour la mise en valeur des moyens d'expression et le niveau technique du film (1960).

Pour la plupart de ses admirateurs, "Cendres et diamants" demeure le chef-d'oeuvre d'Andrzej Wajda. Il revêt en tout cas une extrême importance dans la mesure où il exprime consciemment le conflit idéologique et historique qui nourrissait déjà ses deux premiers films. L'action se déroule dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale et dans les premiers de l'après-guerre.

Ce bref résumé ne peut donner qu'une idée très sommaire de la complexité de "Cendres et diamants" et de la richesse d'une intrigue à travers laquelle le cinéaste livre une peinture exhaustive de la société polonaise : communistes et nationalistes, aristocrates et ouvriers, vieux bourgeois et jeunes bureaucrates du parti. Szczuka milite dans le même groupe que l'assassin de son père. C'est ainsi que Wajda nous montre la Pologne telle une famille déchirée par des luttes féroces et irréductibles. S'inspirant d'une pièce de théâtre parmi les plus célèbres du répertoire national, "Les Noces" de Wyspianski (qu'il portera du reste à l'écran en 1972) le cinéaste dépeint, à la fin du film, une société qui danse au son d'une lugubre polonaise, tandis qu'à l'extérieur de l'hôtel où se passe cette scène, le vieux communiste, blessé à mort par le jeune terroriste, s'écroule dans les bras de son meurtrier : on a même l'impression, un court instant, de voir un père embrasser son fils.

Mais la mort de Maciek, elle aussi, prend une dimension symbolique et nationale. Blessé à son tour, il cherche à se cacher parmi des draps  blancs que l'on a mis à sécher, et son sang tache peu à peu celui qui l'entoure : malgré le noir et blanc de l'image, le public polonais (le rouge et le blanc). Enfin, bien que Wajda ait manifestement tenté d'analyser objectivement les deux courants idéologique et historique opposés qui inspirent son oeuvre, le long travelling final, qui montre le héros rejoignant péniblement le tas d'ordures sur lequel il va mourir, rappelle trop la mort de Jasio, dans "Une fille a parlé", pour ne pas comprendre de quel côté penchent ses sympathies.

La présence insolite d'un cheval blanc, dans "Cendres et diamants", revêtait également une valeur symbolique pour les spectateurs polonais. Mais cette réminiscence des mythes nationaux devient encore beaucoup plus claire dans "La dernière charge" (Lotna,1959), dont le titre reprend le nom d'une jument qu'un aristocrate mourant donne au commandant d'un escadron de la cavalerie polonaise, avant une charge suicidaire contre les blindés allemands à l'automne 1939. La mort des officiers qui héritent successivement de Lotna, illustre le caractère profondément morbide de la tradition romantique à laquelle Andrzej Wajda rend hommage avec des images d'une beauté glacée et presque surréelle.  

Après "Les Innocents charmeurs" (Niewini Czarodzieje,1960) on demandait à Wajda s'il n'était pas tenté de faire un film sur le ghetto de Varsovie et sa destruction. Wajda y pensait et envisageait à l'époque d'adapter le roman de Rudnicki, "La Mer Morte et Vivante". Ce fut finalement l'oeuvre de Kazimiers Brandys qu'il transposa avec "Samson". Pour une rétrospective consacrée à Wajda en 1975, à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil, Jean-Pierre Jeancolas écrivait : "Il faut évoquer (...) la maîtrise de Wajda : les deux regards jetés sur les ruines du ghetto. Un sol jonché de stèles abattues, des fumées, les silhouettes de quelques SS, un chant funèbre. C'est complètement irréaliste, comme dans les cauchemars où le coin d'une rue anodine peut s'ouvrir sur le mur de carton des "Trois Lumières", ou sur les façades de "Nosferatu". Wajda a trouvé le moyen ici, de dire l'indicible.

Projeté presque clandestinement, en marge du Festival de Cannes 1962, "Lady Macbeth Sibérienne" (Sibirska Ledi Magbet,1962) n'est pas, comme on pouvait le penser, une transposition de l'oeuvre de Shakespeare, mais l'adaptation très fidèle d'une nouvelle peu connue de l'écrivain russe Nicolas Leskov. "Cendres" (Popioly,1965) fut présenté  à l'occasion du 20e Anniversaire du Festival de Cannes en 1966. ("Cendres fut présenté devant une salle qui se vidait complètement au profit d'un buffer quelconque que promettait on ne sait quelle délégation dans on ne sait quel palace voisin.). La scène où un cheval est précipité vivant dans un précipice provoqua une vive réaction de l'acteur américain Glenn Ford qui l'interrompit avec violence dans le Palais du Festival aux cris de : "Murderers !" (in "Positif" no79, octobre 1966).  

C'est avec beaucoup plus de scepticisme et de distance que Wajda, par la suite, envisagera cette tradition, notamment dans "Tout est à vendre" (Wszystko na sprzedaz,1968) et "Paysage après la bataille" (Krajobraz po bitwie,1970) : l'inspiration du cinéaste avait assez considérablement évolué. Dans les années 60 et 70, en effet, ses films, de valeur fort inégale au demeurant, témoignent d'une grande diversité thématique et stylistique. "La chasse aux mouches" (Polowanie na muchy,1969) est une étude de moeurs contemporaines, "Le Bois de bouleaux" (Brzezina,1970) et "Les Demoiselles de Wilko" (Panny z Wilka,1979) évoquent sur un ton élégiaque la Pologne de l'entre-deux-guerres, tandis que "La Terre de la grande promesse" (Ziemia obiecana,1957) est l'ambitieuse adaptation d'un roman célèbre de Wladyslaw Reymont sur la naissance du grand capitalisme en Pologne, au XIXe siècle. Ce dernier film est très représentatif des attitudes politiques ambigües de Wajda : s'il ne remet pas en cause le socialisme, sa critique historique du capitalisme est curieusement associée, dans "La Terre de la grande promesse", à un antisémitisme qui, d'une certaine manière, participe de la tradition romantique, et dont le moins que l'on puisse dire est qu'il a beaucoup surpris en Occident ! .

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Dans les années 70, on peut noter quelques films intéressants comme "Les Noces" (Wesele,1973). L'une des principales inquiétudes de Wajda pendant le tournage, était de rester fidèle au texte et à l'esprit de la pièce de Stanislas Wyspianski. Il fut pourtant contriant d'opérer plusieurs coupures et d'ajouter quelques scènes par rapport à l'oeuvre originale : "Le film peut créer une atmosphère de noces réelles, ce sont des fragments de dialogues qui viennent de tous côtés et, lentement de ce chaos sort la ligne du drame. Au théâtre, c'est beaucoup plus statisque (...). C'est avec "La terre de la grande promesse" diffusé en 1976, que le public français le découvre véritablement. Il n'acquiert pourtant la renommée internationale qu'en 1978 où "L'Homme de marbre" (Czlowiek Z Marmuru,1977) obtient le Prix de la Critique Internationale au Festival de Cannes. Interrogation avec une précision impréssionnante la période stalinienne de l'histoire de la Pologne, tout en posant le problème de la responsabilité du cinéaste dans l'édification de la société nouvelle, thème que l'on devait retrouver dans "Sans anésthésie" (Bez znieczulenia,1978), mais sous un angle plus strictement politique. Quant à "L'homme de fer" (Czlowiek z zelaya,1981), il s'agit de la suite de "L'homme de marbre", tournée dans l'atmosphère chaleureuse du printemps de Gdansk. Lech Walesa fai sait une apparition dans ce film qui, aux yeux de l'Occident, symbolisait les espérances polonaises. C'est d'ailleurs sans doute la raison pour laquelle "L'homme de fer" reçut la plus haute récompense au Festival de Cannes, en 1981.  

Travaillant pour le théâtre et la télévision, Andrzej Wajda n'en poursuit pas moins son activité cinématographique, comme en témoigne son oeuvre "Le chef d'orchestre" (Dyrygent,1979). Le cinéaste incarne la conscience nationale d'un pays écartelé entre une volonté d'indépendance farouche et son appartenance au bloc communiste. De la fin des années 50 aux années 80, le cinéaste n'a cessé d'interroger, en effet, la destinée historique de la Pologne, et de prendre à cet égard des positions extrêmement originales, sans toutefois remettre en cause les fondements du régime. Andrzej Wajada jouit depuis longtemps, d'ailleurs, d'un très grand prestige dans son pays, et son esprit critique ne l'a jamais empêché de tourner librement ses films, voire d'occuper certains postes officiels : président de l'association des cinéastes polonais en novembre 1978.

En 1983, Wajda s'oriente vers la Révolution française en dirigeant Gérard Depardieu dans "Danton", cinq ans plus tard, il tourne "Les Possédés" avec Isabelle Huppert et Bernard Blier, tiré d'après l'oeuvre de Dostoïevski.  "La Semaine Sainte" (Wielki Tydzien,1995) que Wajda réalisa, fut présenté au Festival de Berlin 1996. A cette occasion, Andrzej Wajda reçut un Ours d'or en hommage à sa carrière. Sur la question des juits et plonais au cours de la Seconde Guerre mondiale, le réalisateur avait déjà réalisé "Korczak" en 1990.  Sa mort le 9 octobre 2016 à Varsovie a ému le peuple polonais ainsi que tout un peuple européen et au-delà....  

"Un grand personnage, un grand Polonais, un grand patriote et un grand réalisateur est passé dans l'éternité", a déploré Lech Walesa, le leader historique du syndicat Solidarité et Prix Nobel de la paix. "Chaque fois que nous nous voyions il disait des choses de grande sagesse", a souligné à l'AFP l'ancien président qui est apparu en personne dans le film " l'Homme de Fer"

Wajda a consacré plus tard à Walesa un long métrage entier, "l'Homme d'espoir" (2013).   

"Nous allons nous revoir bientôt, j'ai déjà fait mes bagages", a ajouté Lech Walesa devant plusieurs journalistes, sans expliquer ses propos.

L'Ecole de cinéma de Lodz (centre), qui compte parmi ses diplômés tous les grands noms du 7e art en Pologne, dont Wajda, a mis lundi des drapeaux noirs sur son entrée. 

"Ce fut un homme de courage, d'une grande autorité, un maître pour les jeunes", a souligné le comédien Daniel Olbrychski qui a joué dans 13 films
de Wajda.

"Il nous parlait de nos petitesses et de nos grandeurs, droit dans les yeux, sans emprunter des détours du mensonge", a-t-il souligné.

Krzysztof Piesiewicz, scénariste de Krzysztof Kieslowski, a rappelé que l'oeuvre de Wajda avait eu aussi une facette politique: Wajda, "un des fondateurs de la liberté polonaise, notamment à travers sa magnifique peinture de notre identité". 

Résumant le sentiment général, un critique du cinéma, Tomasz Raczek, a écrit sur son compte Twitter: "le deuil dans le cinéma polonais sera long".

- 'Il paraissait éternel' -

Ces derniers mois ses amis ont constaté que sa santé faiblissait. Mais ils se refusaient à croire qu'il puisse les quitter.

"On savait qu'il était malade, qu'il avait 90 ans. Il est entré il y a quelques jours à l'hôpital, mais on espérait qu'il en sortirait", a raconté le réalisateur et président de l'association des cinéastes polonais Jacek Bromski sur la chaîne privée TVN24.

"Il n'y a pas si longtemps, je l'ai rencontré à l'occasion de la cérémonie de son 90e anniversaire. Il était en excellente forme, notamment intellectuelle", a raconté l'acteur Marian Opania. "Je n'ai pas du tout pensé que cela puisse arriver, il me paraissait éternel".

Car, malgré son grand âge, le cinéaste était resté très actif ces dernières années, secondé par sa femme Krystyna Zachwatowicz, actrice, metteur en scène et scénographe.

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Dans "Katyn", nommé à l'Oscar en 2008, il racontait l'histoire tragique de son propre père, Jakub Wajda, qui fut l'un des 22.500 officiers polonais massacrés par les Soviétiques en 1940, notamment à Katyn. 

Son dernier film, "Powidoki" (Après-image), a été projeté en première mondiale en septembre au Festival de Toronto (Canada) et n'est pas encore sorti en salle. Wajda y raconte les dernières années de la vie d'un peintre d'avant-garde et théoricien de l'art, Wladyslaw Strzeminski, en lutte contre le pouvoir stalinien. 

"Avec ce film, je voulais mettre en garde contre toute intervention de l'Etat dans les affaires de l'Art", déclarait-il lors de sa dernière apparition en public, il y a quinze jours, au Festival du film polonais à Gdynia (nord).

Certains critiques y ont vu une métaphore de la Pologne actuelle dirigée par les conservateurs du Droit et Justice (PiS).

"Le réalisateur a souhaité être enterré à Cracovie", la semaine prochaine, a indiqué la mairie de l'ancienne capitale royale, dans le sud du pays.

                                 

 

                                                         1957          

                              Kanal - Ils aimaient la vie - 1957

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                                              1961

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                                                   1962

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                                                   1970

 

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                                        Les Noces - 1973            

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                                                 1974            

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                                                             1977

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                                     Sans anesthésie - 1978           

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                                                 1979
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                                     Le Chef d'orchestre - 1980

 

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                                                lL'Homme de fer - 1981              

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                                                     1983            

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                                                                    1983            

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                                                                1988

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                        Quand Napoléon traversait le Niémen - 1999           

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                                           Katyn - 2007          

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 Décès du comédien-cinéaste Pierre Etaix___________________