KATHARINE HEPBURN           1892 - 1989

             Actrice Américaine

 

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   Ses meilleurs films : "Les Quatres Filles du Dr March, "Sylvia Scarlett", "Marie Stuart", "Pension d'artistes", "L'Impossible Monsieur Bébé", "Vacances", "Indiscrétions", "La Femme de l'année", "La Flamme sacrée", "Les fils du Dragon", "Lame de fond", "L'enjeu", "Madame porte la culotte", "L'Odyssée de l'African Queen", "Mademoiselle Gagne-Tout, Summertime, "Une femme de tête", "Soudain l'été dernier", "Devine qui vient dîner?", "Le Lion en hiver", "La Folle de Chaillot", "Une bible et un fusil", "La Maison du Lac"...   

  

Katharine Hepburn est née le 8 novembre 1907 à Hartford (22 Hudson Street) dans le Connecticut, elle s'éteint le 29 juin 2003 à l'âge de 96 ans Elle était la seconde d'une famille de six enfants, son père était urologue et chirurgien. Quant à sa mère, elle a représenté sans cesse un idéal dont elle s'est souvent inspirée...Katharine Hepburn (Kate) participa à une manifestation pour le vote des femmes...

L'idole de la future actricé était le fameux cow-boy William S. Hart. Dans le petit théâtre que son père avait construit pour elle dans le jardin lui permit de mettre en scène avec les enfants du voisinage "La Case de l'Oncle Tom". Parrallèlement à ses études qu'elle fit au West Middle School, Oxford School for Girls, Bryn Mawr, Katharine Hepburn se passionna pour le théâtre et participa à plusieurs pièces de théatres.

Elle obtient deux petits rôles au théâtre dans "The Czarina" et "The Cradle Snatchers", ce qui lui permit de quitter la troupe de Knopf, elle partit à New York, changea de professeur d'art dramatique, elle choisit Frances Robinson-Duff qui avait formé Helen Hayes (Peter Ibbetson) entre autres. A cette même époque, Kate était courtisée par un jeune homme issu d'une famille aisée qu'elle épousa le 12 décembre 1928. Elle fait ses débuts  dans "The Big Pond", son inexpérience fait de la représentation un échec total, Katharina Hepburn est obligée de renoncer au rôle et à la pièce. Elle surmonte cela en jouant dans une nouvelle pièce "These days" et quelques jours plus tard, ce fut avec "Holiday" qui lui apporta cette fois-ci le succès.

Sa popularité grandissante, elle devient de plus en plus célèbre à Broadway. Elle joue "Death takes a holiday", "Un mois à la campagne" de Tourguéniev mis en scène par Rouben Mamoulian, "Art ans Mrs Bottle", "The Animal Kingdom", "The warrior's husband" dans lequel elle interprète le rôle d'Antiope, la reine des Amazones. Un agent hollywoodien Leland-Hayward commença à la "courtiser", il parla à la Paramount des possibilités d'actrice de Kate, mais celle-ci refusa. Mais c'est avec la RKO qu'elle débuta au cinéma en acceptant d'être en 1932 l'actrice de "Hérédité" (A Bill of Divorcement) de George Cukor. Ce premier film est un succès et l'année suivante Katharine Hepburn obtient l'Oscar pour "Morning Glory" de Lowell Sherman.

Le 9 mai 1934, elle divorca de Ludlow Ogden Smith, elle joua au théâtre "Jane Eyre" puis "The Philadelphia story" de Philip Bary qui est fut un grand succès (415 représentations. Katharine Hepburn put vendre les droits de "The Philadelphia story" à Louis B. Mayer, le patron de la M.G.M. Elle en fut l'actrice principale en 1940 . La version réalisée par George Cukor des "Quatre filles du Docteur March" est la seconde des trois adaptations du roman célèbre de Louisa May. Trois Oscar couronnèrent le film de Cukor qui obtint l'Oscar du meilleur film de l'année, meilleure mise en scène et meilleur scènario.

En 1935, sa remarquable  prestation dans le rôle principal de "Désirs secrets" (Alice Adams) lui valut une nomination pour l'Oscar. D'autre part, certains traits féministes et son individualité foncière la conduisa à des inteprétations d'une autre nature : elle fut aviatrice dans "Le Phalène" (Christopher Strong,1933) ou jeune fille déguisée en garçon dans "Sylvia Scarlett" (1935) de Cukor. En 1936, elle incarna  "Marie-Stuart" de John Ford; la même année, elle adhère au mouvement des suffragettes victoriennes dans "La Rebelle" (A Woman Rebels) de Mark Sandrich. Mais ces films provoquent une réaction hostile de la part de bon nombres de critiques de l'époque. Son association avec la RKO s'interrompt brusquement à cause du maigre succès remporté par une production de prestige des studios, "Pour un baiser" (Quality Street,1937) de George Stevens et par la délicieuse comédie d'Howard Hawks, intitulée "L'Impossible Monsieur Bébé" (Bringing Up Baby,1938), dont elle partage la vedette avec Cary Grant.

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Katharine Hepburn participa au film de Gregory La Cava dans "Pension d'artistes" (Stage Door,1937) qui reçut quatre nominations à l'Oscar. En 1938, elle semblait tout indiquée pour incarner le rôle de Linda Seton dans "Vacances" (Holidays,1938) réalisé par George Cukor. Ce rôle lui avait si souvent échappé.

 Fidèle à elle-même, elle revient au théâtre et fait un malheur à Broadway dans "Indiscrétions" (The Philadelphia Story,1940), un rôle conçu expréssement pour elle, avant de retourner à Hollywood. Ell y triomphe bientôt dans la version cinématographique de la pièce tournée par des studios de création récente, la MGM, avec lesquels elle repart à zéro. Ce rôle lui vaut une nouvelle nomination pour l'Oscar. Si dans "L'impossible Monsieur Bébé", elle représentait un esprit autonome, irrationnel, entraînant un Cary Grant morne et studieux dans l'univers de son identité sens dessus dessous tout en libérant sa libido, dans "Indiscrétions", les rôles sont inversés : c'est elle, la femme respectable qui tente de tout garder son son contrôle et que son ex-époux (Cary Grant) doit affranchir mentalement par d'inconventionnelles tactiques.

En 1941, la MGM l'associe pour la première fois à Spencer Tracy dans "La Femme de l'année" (Woman Of the Year) de George Stevens, qui lui vaut encore une nomination pour l'Oscar. Sa carrière est à nouveau en plein essor. Bien qu'ils n'appartiennent pas à la même catégorie d'acteurs, leur couple est une réussite légendaire, tant sur l'écran que dans la vie. A l'inverse de Spencer Tracy, qui aborde ses rôles de manière purement instinctive, Kate est de nature méthodique et analyste. Elle adore répéter et préfère qu'une scène soit filmée plusieurs fois, tandis que Tracy se donne au maximum dès la première prise de vues. Même si les studios ne semblent guèrent s'intéresser à la carrière de la jeune femme pendant toutes ces années, les deux célèbres partenaires réussisssent à faire six films ensemble pour la MGM, au cours des années 40, alors qu'ils sont l'un et l'autre au sommet de leurs possibilités. Les deux derniers sont les meilleurs de leur collaboration : "L'Enjeu" (State Of The Union,1948), comédie politique inspirée par une pièce de Howard Lindsay et de Russel Crouse, mise en scène par Frank Capra. Le rôle principal revient à Spencer Tracy, qui incarne un candidat présidentiel, mais c'est Katharine Hepburn qui, même si elle apparaît assez tard dans le film, à la vedette. Angela Lansbury, qui joue également dans cette production, se souvient : "Ce qu'il y avait de plus époustouflant chez Tracy et Hepburn, c'était leur présence...leur personnalité et leurs talents respectifs s'harmonisaient tellement merveilleusement. Je me mis à les concevoir comme une seule et même personne. Vraiment. Et j'imagine que c'était le cas pour beaucoup.

Entre-temps, Katharine Hepburn avait incarné une chinoise dans "Les Fils du Dragon" (Dragon Seed,1944) de Jack Conway,  tourné à San Fernando Valley, le film reçut deux nominations à l' Oscar. Avec Vincente Minnelli, elle s'engagea dans un univers dramatique aux côtés de Robert Taylor et Robert Mitchum dans "Lame de Fond" (Undercurrent,1946). Il y eut aussi "Passion Immortelle" (Song Of Love,1947) de Clarence Brown, à l'origine une pièce achetée par la MGM qui comptait la produire à Broadway, mais l'expiration du contrat, la compagnie décida d'en faire une film...Kate travailla le piano...

Dans "Madame porte la culotte" (Adam's Rib,1949) de George Cukor, Kate retrouve son partenaire Spencer Tracy. Ils sont à nouveau époux, tous deux avocats défendant chacun un des partis dans une affaire de tentative de meurtre au sein d'un couple. Le scénario, plein de finesse, écrit tout spécialement pour eux par leurs amis Garson Kanin et Ruth Gordon (Harold et Maude) (également mari et femme) fournit à Kate son meilleur rôle féminin. Dans la peau de cette avocate rusée, elle est tout à fait convaicante.

Pour son troisième film à grand succès, "L'Odyssée de l'African Queen" (The African Queen,1951), Kate rejoint le metteur en scène John Huston et son partenaire, Humphrey Bogart, en Afrique. C'est leur première aventure en technicolor à tous les trois. Kate incarne une missionnaire d'une quarantaine d'années que le sort contraint à cohabiter sur un petit bateau tenant tout juste sur l'eau avec le propriétaire vulgaire de ce rafiot, tandis qu'ils descendent un fleuve congolais, fuyant les allemands, auxquels ils échappent par la ruse, pendant la Première Guerre mondiale. Alliant l'aventure à la comédie, ce film à deux personnages lui permet une fois de plus, de démontrer combien elle sait s'épanouir dans le contexte d'un rôle. Cette interprétation lui vaut encore une nomination pour l'Oscar, ainsi qu'à Bogart, dont ce sera l'unique Oscar. 

                                                               

                                                               1933

                       Le Phalene (Christopher Strong) de Dorothy Arzner

                       Mademoiselle Hicks (Spitfire,1934) de John Cromwell         

                      The Little Minister (1934) de Richard Wallace (affiche italienne)

                       Désirs secrets (Alice Adams,1935) de George Stevens 

                       Marie Stuart (1936) de John Ford             

                       La Rebelle (A Woman Rebels,1936) de Mark Sandrich              

                      ,Pour un baiser (Quality Street,1937) de George Stevens

                     Pension d'artistes (Stage Door,1937) de Gregory La Cava    

                     L'Impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby,1938) de Howard Hawks      

    

                                   Vacances (Holiday, 1940) de George Cukor

    

 

                   

    

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                 La Femme de l'année (Woman Of The Year,1942) de George Stevens

     

 

                 La Flamme sacrée (Keeper of The Flame,1942) de George Cukor

         

                 Les Fils du Dragon  (Dragon Seed,1944) de Jack Conway et Harold S. Bucquet

        

                          Sans Amour (Without Love,1945)

        

      

                      Lame de fond (Undercurrent,1946) de Vincente Minnelli

       

  

                      

      

                                     L'Enjeu (State Of The Union,1950) de Frank Capra   

                                                                1951                                           

                             

  Après avoir remporté un énorme succès avec  "African Queen", à ce point de sa carrière, Katharine Hepburn abandonne ce profil de femme moderne et libérée qui l'a caractérisée tout au long de ses tournages avec Spencer Tracy, pour adopter celui d'une héroïne plus réprimée, comme c'est le cas dans "Vacances à Venise" (Summertime,1955) tourné par  David Lean qui s'initia pour la première fois à la couleur. Katharine Hepburn était entouré de Rossano Brazzi et Isa Miranda. Une héroïne réprimée c'est aussi le cas dans "Le Faiseur de pluie" (The Rainmarker,1956). En 1955, elle reçoit une nouvelle nomination à l'Oscar grâce à "Summertime", au théâtre, elle interprète trois pièces de Shakespeare : "La Mégère apprivoisée", "Mesure pour Mesure", " Le Marchand de Venise" et "Beaucoup de bruit pour rien".

Un petit rôle à sa mesure dans un film qui deviendra l'une des oeuvres préférés de nombreux cinéphiles "Soudain l'été dernier" Suddenly, Last Summer,1959) de Mankiewicz aux côtés de Elisabeth Taylor et Montgomery Clift, d'après la pièce de Tennessee Williams. Les talents d'actrice de Kate sont sont désormais reconnus à Hollywood que chacun de ces cinq rôles lui vaut une nomination pour l'Oscar.

Après s'être brièvement retirée de la scène, elle joue à nouveau avec Spencer Tracy dans le dernier film écrit spécialement pour eux : "Devine qui vient diner?" (Guess Who's Coming To Dinner?,1967), cette ultime union "cinématographique" c'est Stanley Kramer qui parvient à les réunir. Katherine Hepburn sait que Spencer Tracy est gravement malade et, durant tout le tournage, elle s'efforce de distraire et surtout d'aider son partenaire. Elle obtient le second Oscar de sa carrière et l'année suivante, elle est à nouveau récompensée de la sorte pour son interprétation d'Eleanor d'Aquitaine dans "Un Lion en hiver" (The Lion In Winter,1968). Bien qu'elle apparaîssait de temps en temps au cinéma ou à la télévision tout au long des années 70, son dernièr  grand succès à l'écran date de 1981, lorsqu'elle obtenna son ultime Oscar, de même que son partenaire, Henry Fonda ( reçut à titre posthume, ce fut sa fille Jane Fonda, émue, qui vint le prendre), pour leurs performances dans "La Maison du Lac" (On Golden Pond,1981) de Mark Rydell. (Nommé dix fois aux Oscar) Le film fut tournée en dix semaines entre le 21 juillet et le 23 septembre 1980. Il marqua la première rencontre de Katharine Hepburn et Henry Fonda, dans un film et dans la vie.

On se souvient via Paris Match que l'actrice âgée, prenait des bains gelés dans un lac. On se souvient également qu'elle essaya de solliciter le monde du cinéma afin de venir en aide aux anciens comédiens retraités qui n'avait pas sa chance... de vivre  dignement...Katharine Hepburn s'éteint le 29 juin 2003 à l'âge de 96 ans.

          

                         Mademoiselle Gagne-Tout (Pat and Mike,1952) de George Cukor          

                         Whisky, Vodka et Jupon de fer (The Iron Petticoat,1956) de Ralph Thomas           

                         Une Femme de tête (The Desk Set,1957) de Walter Lang

              

                                                                    1959

                     

                                                                              1967

                   

                

                                                               1968

                    

  

                    Les Troyennes (The Trojan Women,1971) de Michael Cacoyannis

     

                   Affiches-Ciné * Cinetom                                        

 

                                                             

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