WILLIAM HOLDEN                  1918 - 1981

            Acteur Américain

 

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William Franklin Beedle jr, plus connu sous le nom de William Holden est né le 17 avril 1918 à O'Fallon dans l'Etat de l'Illinois. Sa mère était institutrice et son pére ingénieur. Son enfance est celle d'un jeune américain appelé à succéder à son père à la tête d'une entreprise florissante. Ayant fait la promesse à son père de devenir chimiste, le jeune William jr se rend à New York avec un ami y découvre l'univers  fabuleux de Broadway et se prend de passion pour le théâtre.

Remarqué par un talent scout  Milton Lewis, un découvreur de talents de la Paramount, alors que le jeune William Holden jouait avec le groupe théâtral du Pasadena Junio College, une pièce consacrée à Pierre et Marie Curie. On lui fait faire un bout d'essai et le jeune William se voit offrir un contrat de six mois à  à 50 dollars par semaine. Terry DeLapp, le chef du service de presse de la Paramount, trouvant le nom de Beedle peu publicitaire le remplace par celui de Holden. Quelques semaines plus tard, Rouben Mamoulian fait de William Holden le héros remarqué de "L'Esclave aux mains d'or" (Golden Boy,1939), un jeune violoniste que l'on oblige à devenir boxeur, comme le furent : Kirk Douglas (Le champion), Paul Newman (Marqué par la haine), Sylvester Stallone (Rocky). Ce privilège lui offre la possibilité de donner la réplique à celle qui restera son amie Barbara Stanwyck.

Jusqu'en 1942, il pourra dès lors perfectionner son jeu dans des rôles de jeunes premiers qui ne lui permettront pas encore de connaître la célébrité, mais qui lui vaudront une indéniable considération professionnelle. La Columbia rachète la moitié de son contrat ce qui l'oblige de travailler pour deux studios simultanément et le plus souvent dans des rôles secondaires, on peut citer "Notre Village" (Our Town,1940) de Sam Wood, "L'escadrille des jeunes" (I Wanted Wings,1941) de Mitchell Leisen et "L'Escadre est au port" (The Fleet's In,1942).

Le 13 juillet 1941, il épousa Brenda Marshall mais, le jour de son vingt-quatrième anniversaire, alors que l'Amérique est entrée en guerre quelques mois plus tôt, il s'engage dans l'aviation. Nommé lieutenant, il est chargé d'un travail de relations publiques. Le 18 novembre 1943, son fils Peter Westfield naît et en décembre 1945, William Holden retourne à la Paramount après avoir passé trois ans et huit mois sous les drapeaux. 

Entre 1945 et 1950, William Holden ne joue comme il l'avouera lui-même, que des rôles mineurs dans des films oubliés, à l'exception peut-être de "La Fin d'un tueur" (The Dark Past,1949). Le 2 ami 1946, un second fils naît, Scott Porter.  Mais son image change du tout au tout lorsqu'il incarne dans "Boulevard du Crépuscule" (Sunset Boulevard,1950), ce jeune scénariste qui devient le gigolo de la vieille star déchue du muet (Norman Desmond- Gloria Swanson), et meurt assassiné dans une piscine. Avec cette interprétation. Si cette peinture véritablement terrifiante du déclin des gloires hollywoodiennes n'a pas recueilli un  grand succès commercial, elle aura permis à William Holden, en revanche, de donner toute la mesure de son talent. Sa simplicité naturelle va lui attirer la sympathie des metteurs en scènes les plus exigeants, qui apprécieront son authenticité dans l'expressions des sentiments les plus subtils. A noter sa présence au côté de Grace Kelly dans "Midi Gare Centrale" (Union Station,1950) de Rudolph Maté. Considéré par beaucoup de cinéphiles et de critiques comme l'un des meilleurs westerns militaires, "Fort Bravo" (1953) est le second western de John Sturges avec Eleanor Paker au côté de William Holden.

William Holden sera ainsi très convaincant dans "Comment l'esprit vient aux femmes" (Born Yesterday,1950) de George Cukor, dans "Stalag 17" de Billy Wilder, dans "La Lune était bleue" (The Moon Is blue,1953) d'Otto Preminger, dans "La Tour des ambitieux" (Executive Suite,1954) de Robert Wise (la première séquence du film est entièrement tournée en caméra subjective : la scène est vue et vécue par le personnage lui-même sans que l'on y voit jamais sans visage), dans "Sabrina" (1954) encore de Billy Wilder, ou dans ce bouleversant et délicat mélodrame de la guerre et d'un amour déchirant qu'est "La Colline de l'adieu" (Love Is a Many Splendored Thing,1955) d'Henry King avec Jennifer Jones. Ce fut l'un des plus gros succès de la Fox. Il faut souligner également la prestation de William Holden dans le sublime film de Joshua Logan "Picnic" (1955). Carol Reed décide de réunir William Holden, Sophia Loren et Trevor Howard dans "La Clé" (The Key,1958).   

Acteur désormais des plus côtés, William Holden est alors loin d'avoir épuisé ses possibilités. Après "Le Pont de la Rivière Kwaï" (The Bridge on the River Kwai,1957) de David Lean, et "Les Cavaliers" (The Horse Soldiers,1959) de John Ford avec John Wayne, il saura gagner en épaisseur et en densité dramatiques. Au tout début des années 60, il contribue puissamment à la réussite de deux chefs-d'oeuvre méconnus : "Trahison sur commande" (The Counterfeit,1962) de George Seaton, et surtout "Une Histoire de Chine" (Satan Never Sleeps,1962) de Leo McCarey. Dans le premier film, William Holden est un homme d'affaires suédois qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, commerce avec les Allemands s'attirants la réprobation de son entourage. En réalité, le héros travaille pour le compte des Alliés, profitant de ses fréquents voyages en Allemagne pour les renseigner. Ce passionnant tableau de l'Allemagne en guerre, fort éloigné des conventions hollywoodiennes tourne à la tragédie, William Holden jouant avec une dignité poignante ce personnage pris au piège des passions idéologiques et nationales, et condamné à la plus cruelle des solitudes.

Mais le rôle le plus difficile et le plus profond de sa carrière, William Holden devait le trouver dans "Une Histoire de Chine" film qui fut parfaitement incompris en son temps. C'est en effet l'histoire d'un prêtre catholique qui, en pleine guerre civile chinoise, rejoint une mission et se heurte à l'intolérance de l'armée rouge, tandis que son coeur se trouve partagé entre sa vocation sacerdotale et les sentiments que lui inspire une jeune Chinoise. Le récit, qui devait s'achever par le sacrifice du prêtre, fut malheureusement dénaturé par les producteurs, Leo McCarey s'étant vu retirer la direction du film cinq jours avant la fin du tournage. Il n'en demeure pas moins que la foi naïve du grand cinéaste illumine le film de bout en bout et que William Holden assure avec une sincérité absolue ce rôle que tout autre acteur que lui aurait sous doute rendu grotesque.

Tout en s'adonnant à ses passions favorites telles que l'écologie, l'anthropologie et l'archéologie, William Holden allait poursuivre de la fin des années 60 jusqu'à sa mort, une carrière exemplaire. Cette dernière période avait débuté avec "La Horde sauvage" (The Wild Bunch,1969) de Sam Peckinpah, bientôt suivi de "Deux homme dans l'Ouest" (Wild Rovers,1971) où, sous la direction inspirée de Blake Edwards, il était un vieux cow-boy que lé démon de la liberté précipitait dans le gouffre de la tragédie. Sa lucidité professionnelle, alliée à une conscience courageuse et sereine de son vieillissement, lui permit ensuite de jouer avec une extrême élégance le quinquagénaire qui, dans le très surprenant "Breezy" (1973), première mise en scène de l'acteur Clint Eastwood, tombait sous le charme dune adorable nymphette sans se ridiculiser. C'est tout son poids, tout son capital d'expérience humaine et toute son intelligence que William Holden apportait dans ce conte sensible et clairvoyant. on peut citer "La Brigade du diable" (The Devil's Brigade,1968) d'Andrew V. McLaglen avec Cliff Robertson, "Le Lion" (The Lion,1962) de Jack Cardiff d'après le roman de Joseph Kessel, "La Septième Aube" (The Seventh Dawn,1964) de Lewis Gilbert avec Susannah York et Capucine; "Deux Têtes folles" (Paris - When it Sizzles,1964) de Richard Quine avec Audrey Hepburn. 

A Cinquante-huit ans, William Hodlen n'a sans doute plus rien à prouver. Et pourtant, en 1976, il trouve encore le moyen de nous impressionner avec "Network" (1976) de Sidney Lumet aux côtés de Peter Finch, Faye Dunaway et Robert Duvall. Cette fable virulente sur la télévision ou plus précisémment sur les médias en générales est une oeuvre majeure. William Holden y donne avec une distance pathétique l'image d'un type d'Américain en voie de disparition? C'est que l'univers cinématographique qui l'a révélé est, lui aussi en train de mourir, et tel est précisément le thème du film qu'il tourne ensuite avec son vieux complice Billy Wilder, l'impitoyable et cependant nostalgique "Fedora" (1978). L'acteur y est toujours aussi juste et aussi économe de ses moyens, comme il le sera encore, pour la dernière fois, dans "S.O.B." (1981) de Blake Edwards.  William Holden meurt accidentellement en chutant d'un escalier,  le 16 novembre 1981 à Santa Monica aux Etats-Unis. Il  était marié à l'actrice Stéphanie Powers qui avait une liaison avec l'acteur Robert Wagner qui à cette même période, se retrouva lui aussi veuf, sa femme et actrice Natalie Wood fut retrouvé noyé attaché à un zodiac. Une information judiciaire ayant été ouverte pour connaître les véritables raisons de la noyade de l'actrice. Meurtres ou accidents !. Quant à William Holden il restera dans la mémoire collective américaine le "Golden Boy".                     

 

                                              

                   

  

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                   Stalag 17 - 1953 - Billy Wilder

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                  Une Fille de la province - 1954 - George Seaton

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