Canalblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Publicité
CINETOM
24 juin 2012

FRED ASTAIRE, GENIE DE LA DANSE ET DE LA COMEDIE MUSICALE

               FRED ASTAIRE                   1899 - 1987     

                        Acteur, Danseur Américain 

 

             

AA01FA2

AA01FA1

 

AA01FA5                                

 

La longue carrière de Fred Astaire est désormais entrée dans la légende; son exceptionnel génie de danseur ne l'a toutefois pas empêché d'être aussi un excellent acteur.

Fred Astaire ne devient pas célèbre du jour au lendemain. Son vrai nom était Frederick Austerlitz et il était né le 10 mai 1899 à Omaha dans le Nebraskra., pour satisfaire ses ambitions, sa mère l'avait inscrit à l'âge de quatre ans et demi à une école de danse avec sa soeur Adèle, de deux ans son aînée. La passion de la danse ne le quitta plus jamais. Après avoir travaillé dans un music-hall à Broadway en 1917, Fred et Adèle furent les interprètes principaux de "The Bunch and Judy" en 1922. Quatre succès éclatants suivirent qui rendirent le couple célèbre : "Lady Be Good", et "Funny Face", mis en musique par Geshwin, "Smiles" de Vincent Youmans et "The Band Wagon" de Dietz et Schwartz.  

Le mariage d'Adèle, qui abandonna la scène en 1932 après "The Band Wagon", en épousant un artistocrate anglais, coïncida avec une période de crise profonde dans la carrière de Fred Astaire. Le succès avait été, jusque-là, assuré par le couple et Fred se demandait s'il allait pouvoir continuer seul. Ses craintes furent balayées par le spectacle dans lequel Fred apparaissait à côté de Clare Luce : il s'agissait de "Gay Divorce" où Fred obtint un succès personnel. Il était désormais prêt pour la gloire; c'est alors que Hollywood lui offrit une chance inespérée.

Restait à résoudre un grave problème : trouver une partenaire. Bien que Fred eût un goût naturel pour le solo, le clou de ses spectacles était toujours les numéros où il se produisait avec sa soeur qui, au dire de tous, représentait son complément en audace, en personnalité et en technique. Il était donc impératif et nécessaire de trouver quelqu'un pour son deuxième film (le premier étant "Dancing Lady,1933" de Robert Z. Leonard avec Joan Crawford)) "Carioca" (Flying Down to Rio,1933). fred occupait seulement la cinquième place sur l'affiche de ce film RKO, après le nom de Dolorès del Rio (qui figurait en gros caractères) et, en lettres plus petites, ceux de Gene Raymond, Raul Roulien et Ginger Rogers, qui devait devenir l'inoubliable partenaire de Fred à ses débuts. "Carioca" tînt l'affiche de nombreuses semaines 

A ce moment-là le nom de Ginger Rogers était peu connu; engagée depuis peu à la RKO, Ginger venait du music-hall. Elle avait déjà interprété quelques petits rôles dans des films médiocres et légers puis, "prétée à la Warner, elle avait recueilli des avis favorables pour l'interprétation d'une chorus-girl dans "42ème Rue" (42nd Street,1933) et dans "Chercheuses d'or" (Gold Diggers of 1933). C'était une professionnelle infatigable et teance, mais personne ne pensait qu'elle pût être autre chose qu'une excellente chorus-girl. Cependant elle était disponible et elle interpréta un numéro avec Fred Astaire dans "Carioca". C'est ainsi par hasard, que se forma l'u l'un des couples les plus célèbres du cinéma des années 30. Contre toute attente, l'énorme succès de "Carioca" ne fut pas dû à l'intrigue sentimentale mais à ce couple d'acteurs de complément qui se produisit dans un numéro de Vincent Youmans, "The Carioca".

C'était l'époque où Hollywood répondait promptement au réactions du public. Au flot de lettres et de commentaires favorables quis e déversa sur Astaire et Ginger Rogers une seule réponse s'imposait : le couple devait, en vedette cette fois, interpréter au plus vite un film. Et, en effet, "La Joyeuse Divorcée" (The Gay Divorce,1934) de Mark Sandrich est une transposition cinématographique du succès théâtral de Fred (avec plus de 250 représentations à Broadway et plus d'une centaine à Londres). Ce film est le second des dix films qui réunirent le tandem Fred Astaire-Ginger Rogers entre 1933 et 1949.

"Top Hat" (1935) reprend tous les "ingrédients" nécessaires au succès comme le fut "La Joyeuse Divorcée"; "Top Hat" comporte quelques numéros célèbres :"No strings", "Top Hat", "Cheek to Cheek" et le "Piccolino", il faut souligner que le film pulvérisa tous les records de recette et demeura le plus célèbre des films de Fred Astaire et Ginger Rogers. Il fut présenté en France sous le titre "Le Danseur du Dessus".

Après "Top Hat", l'activité de Fred Astaire se poursuivit à un rythme frénétique. Dans le film réalisé par Mark Sandrich "Suivons la flotte" (I'd Rather Lead a Band,1936), il se déguise en marin et exécute un numéro de claquettes endiablé. Fred Astaire enchaîna avec "Roberta" (1935) de William A. Seiter avec Irene Dunne, Ginger Rogers et Randolph Scott. Suivront "Sur les Ailes de la danse" (Swing Time,1936) du réalisateur George Stevens avec Ginger Rogers, "L'Entreprenant Monsieur Petrov" (Shall We Dance,1937) de Mark Sandrich avec Ginger Rogers et "Amanda" (Carefree,1938) de Mark Sandrich avec Ginger Rogers et Ralph Bellamy.  Pendant toutes ces années, les films de Fred Astaire et Ginger Rogers firent affluer l'argent dans les caisses de la RKO.

Astaire et Gingers Rogers étaient aidés par des collaborateurs extraordinaires, notamment pour leurs numéros de danse exécutés sur des partitions (souvent écrites spécialement pour eux) de Youmans, Cole Porter, Jerome Kern, des Gershwin et d'Irving Berlin, lequel créa ses meilleurs compositions pour "Top Hat", "Suivons la flotte" et "Amanda". Au coeur du spectacle se tenaient Fred et Ginger, unis par le même amour professionnel. En dehors des studios ils se fréquentaient peu mais ils travaillaient ensemble en parfait accord. Les trames de leurs films respectaient toujours la même formule : un jeune homme rencontre une jeune fille, il  la déteste (ou vice versa) mais dès cet instant, ils se sentent fortement attirés l'un vers l'autre et, invévitablement, tout se termine par un happy-end. Quelqu'un (peut-être l'actrice Katharine Hepburn, l'autre grande étoile de la RKO) observa que le grand succès du couple provenait du fait que  Fred conférait de la classe à Ginger, laquelle en retour, lui "inoculait" un peu de sex-appeal.   

En effet, la splendide exubérance de Ginger Rogers contrastait de manière parfaite avec le charme élégant, contrôlé et ironique de Fred. Il créait lui-même les numéros de leurs films et passait des semaines entièrement à mettre au point les figures, les répétant et les faisant répéter à Ginger et à tous ceux qui devaient apparaître dans le film pour atteindre la perfection. Ginger Rogers était une excellente élève et, avec sa ténacité et son intelligence, elle pouvait mettre en relief n'importe quel pas, apportant ainsi une importante contribution au tandem qu'elle formait avec Fred Astaire. De cet accord jaillirent des films remarquables basés sur deux thèmes constants, le romantisme et le rapport amour-haine.    

  

                                   

L'élégance et l'harmonie du couple : Fred Astaire-Ginger Rogers se poursuivit jusqu'à leur dernière apparition dans "Entrons dans la danse" (Barkleys of Broadway,1949) de Charles Walters. Ce fut dans "Demoiselle en détresse" (A Damsel in Distress,1937) qu'on le vit avec une actrice qui n'était pas danseuse, Joan Fontaine, avec des résultats peu convaincants. Aussitôt après, il reforma un duo avec Ginger Rogers jusqu'à "La Grande Farandole" (The Story of Vernon and Irene Castle,1939) de H.C. Potter.

Fred, resté seul, put alors choisir entre de nombreuses partenaires et envisager de nouvelles possibilités de travail. Eleanor Powell dans "Broadway qui danse" (Broadway Melody of 1940) de Norman Taurog et Rita Hayworth dans "L'Amour vient en dansant" (You'll Never Get Rich,1941) de Sidney Lanfield et dans "O toi, ma charmante" (You Were Never Lovelier,1942) montrèrent que Fred ne devait pas nécessairement avoir une compagne fixe mais que, au contraire, il acquérait, en changeant, une nouvelle vitalité.  Fred Astaire avait longtemps hésité avant d'accepter Rita Hayworth. Ce n'était pas un problème de talent mais à cause de leur différence d'âge...(24 ans -43 ans).

En 1943, Fred Astaire tourna pour la RKO, un dernier film "L'Aventure inoubliable" (The Sky's the Limit,1943) avec Joan Leslie et Robert Ryan. Ce film musical dérouta par son contexte dramatique, certains considèrent qu'il s'agit d'un des meilleurs films de guerre jamais tournés. Dans le numéro final "One For My Baby", les verres cassés par Astaire auraient dû être en sucre filé, mais en raison des restrictions budgétaires, la RKO utilisa du vrai verre, ce qui cause de multiples coupures aux chevilles de l'acteur.  

En 1946, Fred Astaire voulait se retirer mais cette "tentative" échoua : en 1948, on l'appela pour remplacer Gene Kelly, son unique rival comme danseur à Hollywood, dans "Parade du Printemps" (Easter Parade,1948) avec Judy Garland. Entre la fin des années 40 et le début des années 50, il se laissa entraîner dans une vaste opération de la MGM qui cherchait alors à redonner aux musicals leurs splendeurs du passé, grâce notamment à la dernière innovation en date : le Technicolor; il apparut aisni dans "Ziegfield Follies" (1946), supervisé et co-réalisé par Vincente Minnelli avec de nombreux cinéastes en collaboration  dont Norman Taurog et George Sidney. C'est ainsi que l'on vit les deux rivaux s'affichaient ensemble dans un numéro inoubliable...Fred Astaire et Red Skelton aux côtés de Vera-Ellen dans "Trois petits mots" (Three Little Words,1950) de Richard Thorpe, retrace la carrière de deux grands artistes, Bert Kalmar et Harry Ruby, figures de proue du music-hall américain. 

Ce fut le cas aussi pour "Mariage Royal" (Royal Wedding,1951) de Stanley Donen avec Jane Powell, "Tous en scène" (The Band Wagon,1953) de Vincente Minnelli avec la sublime Cyd Charisse et "La Belle de Moscou" (Silk Stockings,1957) de Stanley Donen avec Audrey Hepburn, de connaître la nouvelle technologie cinématographique qu'est le Technicolor. "Tous en Scène" restera l'une des plus belles prestations de Fred Astaire pendant la période des années 50.  Fred Astaire avait reçu un Oscar spécial pour ses films musicaux. "La Belle de New York" (The Belle of New York,1952) de Charles Walters, considéré aujourd'hui comme plein de charme et de poésie, est rejeté par la presse et le public.

AA01FA3

 

Son contrat avec la MGM arrive à terme, Astaire envisage la retraite. La Fox orchestra spécialement pour lui "Papa longue jambes" (Daddy Long Legs,1955) réalisé par Jean Negulesco avec Leslie Caron, engagée par Zanuck, cette jeune actrice française venait de triompher avec "Un Américain à Paris"...Fred Astaire, dont ce fut le seul film pour la Fox, dut interrompre les répétions dans le courant de l'été 1954 car son épouse Phyllis mourut en septembre d'une tumeur au cerveau. Ensuite, de son propre aveu, c'est en s'investissant totalement dans le travail qu'il parvint à surmonter son immense chagrin, il était marié depuis 1933 et avaient eu un garçon et une fille nés respectivement en 1936 et 1942.  

Puis les années passant, Fred Astaire eut de moins en moins d'occasions d'apparaître à l'écran : l'âge d'or du musical avait vécu. La télévision lui consacra cependant quelques séries où il put montrer qu'il avait conservé intact son brio de danseur; à soixante-dix-sept ans, il exécuta encore ses numéros les plus célèbres dans le film "Hollywood, Hollywood" (That's Entertainment, Part 2,1976), Astaire présente lui-même avec Gene Kelly le deuxième volet de cette anthologie. Mais démontra surtout, dans les années 70, son excellent talent d'acteur entre autres dans le film d'Yves Boisset, "Un Taxi mauve" (1977) aux côtés de Philippe Noiret et Charlotte Rampling.

De 1959 à 1981, Fred Astaire tournera quelques longs métrages divers, Stanley Kramer lui confie son premier rôle dramatique de sa carrière dans "Le Dernier Rivage" (On The Beach,1959) aux côtés de Gregory Peck, Ava Gardner et Anthony Perkins et le spectre de la bombe atomique...Par la suite, il apparaît dans deux comédies, Francis Ford Coppola le tire de sa semi-retraite et lui donne Petula Clark pour fille dans "La Vallée du Bonheur" (Finian's Rainbow,1968). Astaire donna la réplique à Jack Lemmon et Kim Novak dans "L'inquiétante dame en noire" (The Notorious Landlady,1962) de Richard Quine. Il formera avec l'actrice Jennifer Jones un couple charmant de vieux comédiens dans "La Tour infernale" (The Towering Inferno,1974) de John Guillermin.

En 1981, ultime film pour Fred Astaire, avec pour originalité, d'avoir réunis de vieux acteurs américains, des "vétérans" de l'Age d'Or d'Hollywood : Melvyn Douglas, Douglas Fairbanks Jr, John Houseman et Patricia Neal dans "Le Fantôme de Milburn" (Ghost Story,1981) de John Irvin.  Fred Astaire meurt le  22 juin 1987 d'une pneumonie à Los Angeles, il avait 88 ans. Son corps fut inhumé à Chatsworth en Californie.

                         La Joyeuse divorcée - 1934 

AA01FA19

AA01FA20

                                                   1935 

AA01FA22

 

 

AA01FA14 

AA01FA15

 

                                                  1936 

AA01FA23 

AA01FA24 

                   Sur les ailes de la danse - 1936 de George Stevens

AA01FA18

 

AA01FA16     

          

             

 


AA01FA17

             L'Entreprenant Monsieur Petrov (Shall We Dance, 1937) de Mark Sandrich   

    AA01FA30     

                                                        1938 - Amanda         

         AA01FA31   

 

         Une demoiselle en détresse - 1937 de George Stevens

 

AA01FA34

 

 

 

       La Grande Farandole (The Story of Vernon and Irene Castle,1939) de H.C. Potter

           

                          

swing_romance,0         swing_romance,0

 

AA01FA32

 

                L'Amour vient en dansant (You'll Get Rich,1941) de Sidney Lanfeld

           

            

         

                                                 1942

    

     

     

     

yolanda_et_le_voleur,1    yolanda_et_le_voleur,0

 

AA01FA29

                                             1946 

aa01fa28

 

                 Parade de printemps - 1948 de Charles Walters

 

AA01FA26

 

 

AA01FA27      

     

      

    

             Entrons dans la danse (The Barkleys of Broadway,1949) de Charles Walters

                             

                           trois_petits_mots,0

               

 

                     

                 La Belle de New York (The Belle of New York,1952) de Charles Walters

   

                                                1953                    

               

                      papa-longues-jambes01

 

 

  

                                                                     1957                       

           

          

          

la_vallee_du_bonheur,0 la_vallee_du_bonheur,1

 

                         

          

                                       1974

 

 

 

     ________________A Suivre prochainement___________________________

                

 Sophia Loren 

           

Publicité
Publicité
Commentaires
CINETOM
Publicité
Visiteurs
Ce mois ci 1 549
Depuis la création 1 706 610
Pages
Newsletter
8 abonnés
CINETOM
Derniers commentaires
Publicité