JOHN FORD                 1895 - 1973     

        Cinéaste Américain d'origine Irlandaise

 

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John Ford pseudonyme de Sean Aloysius O'Fearna né à Cape Elisabeth dans l'Etat du Maine, le 1er février 1895. Le réalisateur de "La chevauchée fantastique" meurt le 31 août 1973.

Cadet de treize enfants d'une famille d'origine irlandaise, il séjournera en Irlande  pendant quelque temps et on retrouvera le goût de ce pays et de ses habitants dans nombre de ses films. Le père O'Fearna tient un saloon à Portland. C'est au collège de cette ville que le jeune Sean fait ses études avant d'échouer au concours d'entrée de l'Académie Navale.

A l'âge de 18 ans, il rejoint son frère Francis, de treize ans son aîné, qui a trouvé du travail comme acteur et comme réalisateur à Hollywood sous le nom de Francis Ford. Pendant quatre ans il va l'aider; il sera accessoiriste, assistant, acteur. Il joue même le rôle d'un membre du Ku-Klux-Klan dans "Naissance d'une Nation" de David Wark Griffith.

C'est en 1917, qu'il réalisa son premier film : "The Tornado".  Il le signe Jack Ford et gardera ce prénom jusqu'en 1923. Il touna par la suite de nombreux westerns de moyen métrage dont la vedette était Harry Carrey (Cheyenne Harry). Quand le cinéma devient sonore, ce metteur en scène de trente-trois ans à déjà inscrit plus de soixante titres à sa filmographie, c'est déjà un vieux routier du cinéma. John Ford s'est marié en 1920, deux enfants sont nés de cet union (Patrick en 1921 et Barbara  en 1922)  

En 1934, John Ford réalisez "Judge Priest" avec Will Rogers. Ecrit conjointement par Dudley Nichols et Lamar Trotti, deux des scénaristes attitrés du cinéaste, le film est empreint d'un mélange d'émotions et d'humour bourru, de drames et de petits faits quotidiens dans la veine de Ford....

L'année suivante, c'est l'acteur Victor Mc Laglen et Preston Foster qui sont les principaux interprètes du film "Le Mouchard" (The Informer,1935). C'est par ailleurs le premier film de John Ford à obtenir un accueil critique triomphal, le film reçut quatre Oscars, celui de la meilleure mise en scène, du meilleur scénario, de la meilleure musique et de la meilleur interprétation masculine pour Victor Mc Laglen.

John Ford n'aimait pas son film "Révolte à Dublin" (The Plough and The Stars,1936), à cause des interférences du studio qui avait imposé Barbara Stanwyck et tourné des scènes à son insu pour la version américaine.  Tiré d'après la pièce "La Charrue et les étoiles" de Sean O'Casey. Ce long métrage se rattachait à sa veine irlandaise et, donc, à ses origines, comme "Le mouchard"...

Dès la fin des années 30, John Ford avait déjà une centaine de films à son actif mais il était loin d'avoir tout dit. Son "âge d'or" couvre environ trois décennies. Il commence en 1939 avec deux films, "La Chevauchée Fantastique" (Stagecoach) avec John Wayne, Claire Trevor, Thomas Mitchell (le docteur), John Carradine (le joueur) et George Bancroft (le shérif), et "Vers sa Destinée" (Young Mr. Lincoln) avec Henry Fonda. La carrière cinématographique de John Ford compte plus d'un Chef-d'Oeuvre où l'émotion la plus intense se conjugue avec le spectaculaire.

On attribue souvent à "La chevauchée fantastique" le mérite d'avoir contribué à la réhabilitation du western au cours des années 40. Ce n'est qu'en partie vrai puisque la sortie de ce film coïncida avec le regain du genre. Authentique chef-d'oeuvre, "La chevauchée fantastique" allait servir de modèle au nouveau western... 

Dans "Vers sa destinée", il sut donner, avec l'appui d'Henry Fonda, une image d'Abraham Lincoln. Ces moments sublimes, dans les films de John Ford montrent mieux que toute critique a posteriori le caractère spécifiquement méditatif et l'on pourrait même dire messianique de son art. Sa nature contemplative ne fut que rarement comprise. Bien souvent, en effet, notamment en France, les titres donnés à ses films en déformaient l'esprit : "charge héroïque", "poursuite infernale", "chevauchée fantastique" les rattachaient au genre épique alors que Ford était avant tout un pacifiste et un humaniste. L'affirmation de Voltaire sur la nécessité, chez un auteur épique, de porter son choix sur un héros dont le nom est déjà gravé dans l'esprit du lecteur,, ne peut s'appliquer qu'à quelques uns de ses films comme "Vers sa destinée" entre autres .

Pendant cette période, il reçois à trois reprises, l'Oscar du meilleur réalisateur pour "Le Mouchard", "Les Raisons de la colère" et "Qu'elle était verte ma vallée". Après avoir réalisé "Sur la Piste des Mohawks" (Drums along the Mohawks,1939) avec Henry Fonda et l'actrice d'origine française, Claudette Colbert, que John Ford mit en scène "Les Raisins de la Colère" (The Grapes of Wrath,1940). C'est en souvenir de la terrible famine qui ravagea l'Irlande, sa seconde patrie; dans le film de Ford on voit des paysans qui abandonnent les terres arides de l'Oklahoma. 

Eugene O'Neill  prétendait que de toutes les versions cinématographiques de ses oeuvres, seul "Les Hommes de la mer" ( (The Long Voyage,1940) lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces.  Les principaux interprètes sont John Wayne, Thomas Mitchell, Barry Fitzgerald et Ward Bond.   Dana Andrews et Gene Tierney avaient l'un et l'autre interprété leur premier film en 1940. Ils étaient donc encore débutants lors du tournage du film "La Route du tabac" (Tobacco Road,1941) réalisé par John Ford  qui déclara n'avoir pu traduire à l'écran, le réalisme brutal, l'érotisme débridé de l'écrivain (Eskine Caldwell) : "J'ai aimé faire ce film. Je l'ai revu à la télévision et j'y ai pris plaisir". 

Dans "Qu'elle était verte ma vallée" (How green was my valley,1941), les combats menés par les travailleurs entraînent la désagrégation de la communauté et de l'idyllique existence des Morgan dans le petit village gallois où il sont installés. Le plu jeune fils, Huw (incarné par Roddy McDowall) dont l'enfance constitue le noyau de toute l'histoire, doit à la fin suivre ses frères à la recherche de nouveaux pâturages. Les personnages crées par John Ford s'efforcent de rester fidèles à eux-mêmes et à leur mode de penser même lorsque de grands bouleversements historiques les menacent. Sous cet angle, Ford est proche du grand metteur en scène soviétique Mark Donskoï. Après avoir reçu l'Oscar du meilleur réalisateur pour "Qu'elle était verte ma vallée" (How green was my valley,1941), John Ford est mobilisé en 1942, le Lieutenant-Commander Ford, U.S.N.R., participe à la guerre du Pacifique et dirige une équipe de cinéastes de l'U.S Navy. Blessé à Midway, il perd l'usage de son oeil gauche, titulaire de nombreuses décorations dont le Purple Heart. Il sera nommé amiral, à titre honorifique, en 1954.

En 1945, après la fin de la guerre, il reprend le chemin des studios avec "Les Sacrifiés" (They Were Expendable), un drame situé dans le Pacifique en 1941, avec John Wayne et Robert Montgomery; commencé par John Ford, celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation, le film fut terminé par l'acteur Robert Montgomery. Dans "La Poursuite infernale" (My Darling Clementine,1946), Ford ne présente nullement le légendaire shérif Wyatt Earp (Henry Fonda) comme un être d'exception. Il ne cherche pas à l'exalter, mais le plongeant dans la réalité quotidienne, il lui donne consistance et vérité. Wyatt Earp n'est pas la proie d'une haine aveugle contre la famille Clanton qui a tué son frère et qu'il renonce à faire justice lui-même et choisit la voie de la légalité. Dans ce dernier film, le sens de la communauté naissante est mis en èvidence par un certain nombre de scènes comme le bal donné sur les lieux où s'élevera la chapelle et les monologues shakespeariens d'un acteur itinérant. Ford, dans ses films, ne s'abandonne jamais à la violence ; il n'y a recourt que lorsqu'il ne peut faire autrement, sans complaisance.

Il n'est pas sans intérêt de comparer le héros type de John Ford, qui agit en fonction d'une conscience sociale, à celui du western classique dont les motivations sont au contraire rigoureusement personnelles et dont la vision du monde est presque toujours égoïste. Le western tire sa force dramatique de la violence avec des confrontations, oppositions, détachements. Des films de Raoul Walsh à ceux de Delmer Daves, le héros de western choisit délibérément de prendre part au combat qui lui permettra d'atteindre son objectif mais dont, s'il survit, il restera marqué pour toujours. Même sans chevauchées ou affrontements sanglants, la structure dramatique du western classique repose toujours sur des moments d'extrême tensions. Avec John Ford, au contraire, le mobile principal est plus flou, plus ténu.  Il naît rarement d'une émotion individuelle ou d'une force inexorablement négative et destructrice comme la vengeance. Voyages, pérégrinations, lente odyssée d'un convoi, missions de reconnaissance d'un escadron de cavalerie, traversée du désert par une dilligence ou fuite d'un groupe de bandits dominent ses westerns. 

Ses films, généralement se présentent comme l'odyssée d'un groupe, qu'il s'agisse des passagers de la diligence dans "La chevauchée fantastique", des paysans qui abandonnent les terres dans "Les Raisins de la colère", des détachements de cavalerie en mission dans "Le Massacre de Fort-Apache" (Fort Apache,1948), dans "La Charge Héroïque", dans "Rio Grande" (1950) et dans "Les Cavaliers" (The Horse Soldiers,1959, des colons normons dans "Le Convoi des Braves" (Wagon Master,1950). ce film ne fut distribué en France que 15 ans plus tard. Pourtant, il fut tourné à la même époque que la trilogie sur la cavalerie américaine...John Wayne était l'interprète principal dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième.

On peut constater sur le générique du film de John Ford, que "Le Fils du désert" (Three Godfathers,1948) comporte une dédicace : "A la mémoire de Harry Carrey, une grande étoile au firmament des premiers westerns. Les quatre principaux interprètes sont John Wayne, Pedro Armendariz, Harry Carey Jr et Ward Bond.

L'univers de John Ford est, en outre peuplé de déracinés, d'hommes sans but, comme les marins du "Long Voyage", ou les commanches de "La Prisonnière du désert" qui, privés de territoire, errent sans fin. A cette classe appartiennent égalezment le boxeur américain Sean Thornton incarné par John Wayne, héros de "L'Homme tranquille" (The Quiet Man,1952), qui retourne dans son pays après avoir tué accidentellement un homme sur le ring  

En 1953 sort sur les écrans , le film préféré de John Ford "Le Soleil brille pour tout le monde" (The Sun Shines Bright),  n'hésite pas à compromettre sa propre réputation pour empêcher le lynchage d'un enfant noir. Ford déclara : "C'est mon film préféré, je l'adore. Et tout y est comme dans la vie. Je savais bien qu'il ne ferait pas un succès, comme  "Le convoi des Braves", mais j'ai réalisé l'un et l'autre pour mon plaisir"   

                                         Trois Sublimes canailles (1926)

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                                             Maman de mon coeur (1928)

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                                                  1929 (The Black Watch)

 

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                               Le Monde en marche (The World moves on,1934)

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                            The Informer, 1935 Premium Poster  

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                                      Révolte à Dublin (1936) 

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                                     VERS SA DESTINEE

             

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                                   QU'ELLE ETAIT VERTE MA VALLEE

                            

    

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Avec "Mogambo" (1953), John Ford réalise le remake du film de Victor Fleming (La Belle de Saïgon) avec Clark Gable, Jean Harlow et Mary Astor. L'année suivante, Ford réalise une partie des scènes d'action de "Hondo, l'homme du désert" (Hondo,1954), le complément du film est restitué par John Farrow. Dans "Les Deux Cavaliers" (Two Rode Together,1961), le shérif McCabe incarné par James Stewart ne tire que deux coups de revolver, les deux seuls d'ailleurs, de tout le film. Le recours à la violence n'est jamais motivé par de simples ressentiments personnels, il ne constitue pas une fin en soi ou une affirmation de sa personnalité : il est à la rigueur dicté par le devoir, ou par le la necessité.

Les véritables protagonistes du cinéma de John Ford sont donc, par conséquent moins les individus que la communauté : soldats anonymes qui pacifient l'Ouest pionniers traversant le pays pour bâtir de nouveaux Etats etc. En résumé, il s'agit de tous ceux qui ont contribué à construire les Etats-Unis, mais dont les visages et les noms sont oubliés. C'est leur oeuvre que ces films célèbrent, une oeuvre faite d'héroïsme quotidien et que Ford exalte avec souffle et grandeur.

John Ford propose de tenir les deux rôles principaux à Tyrone Power et Maureen O'Hara dans "Ce n'est qu'un au revoir"  (The Long Gray Line,1955), tiré du roman de Marty Maher et N. Reeder Champion "Bringing Up the Brass". C'est la Columbia qui acheta les droits cinématographiques de ce livre autobiographique qui était un hymne aux traditions et aux valeurs de l'Amérique éternelle. Les souvenirs du véritable Marty Maher, qui demeura tout sa vie simple sergent, composent une chronique familiale qui s'étend sur 50 années de vie à l'Académie militaire. Sa moralité est commune à bien des oeuvres de John Ford qui s'attache ici à rendre hommage aux "humbles", à ceux qui ne sont jamais les héros de hauts faits d'armes...   

Ford co-réalise avec Mervyn Leroy : "Permission jusqu'à l'aube" (Mister Roberts,1955) avec  pléiade d'acteurs : Henry Fonda, James Cagney, William Powell et Jack Lemmon. C'est la biographie romancée de Frank W. Weade, paralysé, il devint écrivain et un scénariste à succès. C'est ainsi que John Ford adapta les mémoires de ce commandant relatant son histoire dans "L'Aigle vole au soleil" The Wings of Eagles,1957) avec John Wayne, Maureen O'Hara, Dan Dailey et Ward Bond. "Quand se lève la lune" (The Rising of the Moon,1957) avec Tyrone Power fait partie de la veine irlandaise de l'oeuvre de John Ford; il déclara, à propos de ce film : "Je l'ai fait rien que pour m'amuser et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Il n'en disait pas plus mais c'était clair.

A propos de "La Dernière Fanfare" (The Last Hurrah,1958), John Ford a déclaré, dans le long entretien recueilli par Peter Bogdanovitch (Studio Vista,1967) : "Jai beaucoup aimé faire ce film. C'était une bonne étude de caractère. Et c'est merveilleux de diriger Spencer Tracy" au côté de Jeffrey Hunter l'un des protagonistes de "La prisonnière du Désert". Cette même année c'est "Inspecteur de service" (Gideon's Day,1958) avec Jack Hawkins, que met en scène Ford et qui restera l'un de  ses trois films anglais, les deux autres étant "Quand se lève la lune" et "Le Jeune Cassidy".  En 1960, John Ford réalise "Le Sergent noir" (Sergeant Rutledge" avec Jeffrey Hunter, Constance Towers et Woody Strode. Les extérieurs furent tournés à Monument Valley, lieu fordien par excellence depuis "La chevauchée fantastique". Ce film fait partie de la dernière période de Ford et se situe entre "Les Cavaliers" (The Horse Soldiers,1959) avec John Wayne et William Holden (ce film de 1959 contait l'odyssée d'un groupe de soldats nordistes engagés à l'intérieur des lignes sudistes) et "Les Deux Cavaliers" (Two rode together,1961) avec James Stewart et Richard Widmark

La production cinématographique de John Ford se reconnait aux grands thèmes qui l'ont inspiré : celui de la propriété, entre autres que l'on retrouve jusque dans son dernier western "Les Cheyennes" (Cheyenne Autumn,1964) fuite dramatique d'une communauté de Cheyennes hors de leur réserve pour reconquérir la terre de leurs aïeux. Le mobile principal est moins sans doute l'aspiration à "construire" quelque chose en portant à bon terme un projet que d'arriver à posséder "quelque chose" qu'il s'agisse d'un lopin de terre, d'une maison, d'un foyer ou plus modestement d'une simple chaise à bascule signe pathétique de propriété à laquelle aspire Mose Harper dans "La Prisonnière du Désert"  (The Searchers,1956). Mais c'est seulement en luttant pour défendre les terres conquises sur l'ennemi et contre les forces hostiles de la nature, que les héros" de Ford prennent conscience des vraies valeurs.  Les principaux interprètes sont  John Wayne, Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Vera Miles et Ward Bond; les extérieurs furent tournés à Monument Valley en Arizona, paysage convoité par Ford qui peut prétendre avoir tourné dix-sept films avec John Wayne, un véritable record!.  "Cheyenne Autumn" est le dernier western de John Ford. L'odyssée de la grande tribu Cheyenne, qui firent près de 2400 kilomètrees pour aller de l'Oklahoma; où le gouvernement américain les avait parqués après leur reddition au Général Miles en 1877. Ford avait déclaré qu'il était très fier de ce film, parce qu'il s'agit d'une histoire vraie et parce qu'il a traitée tout à fait comme un film muet: "Ce sont les images et pas les mots qui devraient raconter l'histoire. 

Souvent les héros des films de John Ford parviennent le plus souvent à dominer la crise qui les menace, il leur en coûte souvent cher. Dans "L'homme qui tua Liberty Valance"   (The Man Who Shot Liberty Valance,1962) Tom Doniphon (interprété par John Wayne) tue le hors-la-loi Liberty (Lee Marvin mais fait en sorte de laisser croire que le mérite revient à Ransom Stoddard (James Stewart). Par ce geste noble, Doniphon sacrifie à Stoddard sa gloire personnelle, la fille qu'il aime et choisit la solitude et la mort. Dans ses dernières réalisations, le désir du metteur en scène de célé l'éffort collectif s'est quelque peu altéré et, avec les années, son comportement se fait parfois cynique et amer. Un abîme, en effet, sépare la sereine simplicité d'une oeuvre comme "Sur la piste des Mohawks" -le tribut de Ford à l'Amérique des pionniers à la veille de la guerre d'Indépendance - de "La Charge héroïque", où s'insinue le germe du doute : Nathan Brittles, le héros se penche une nouvelle fois sur sa vie d'officier et commence à se poser des questions. Il doute de la mission dont il est chargé (il doit soumettre les Indiens) mais la poursuit quand même.   

Après avoir contribué au tournage de "La Conquête de l'Ouest" (How the West was won,1962) aux côtés de deux autres cinéastes : Henry Hathaway et George Marshall. Ford proposa une reflexion mélancolique sur le passé mais non dépourvu d'humour dans le cadre paradisiaque d'une île du Pacifique dans "La Taverne de l'Irlandais" (Donovan's Reef,1963) Ses deux derniers films furent "Le Jeune Cassidy" (Young Cassidy,1965), à noter que le cinéaste Jack Cardiff remplaça John Ford en plein tournage, qui tomba malade. Cette même année sortit sur les grands écrans son dernier film "Frontière chinoise" (Seven Women,1965) avec Anne Bancroft.

Premier représentant de toute une tradition cinématographique, John Ford a donné, par son oeuvre, un témoignage grandiose sur l'art de porter fidèlement à l'écran l'histoire de son propre pays. Le 31 août 1973, John Ford meurt dans sa maison de Palm Desert en Californie.

 

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                                               PIERRE LARQUEY