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CINETOM
11 décembre 2011

VIVIEN LEIGH, IMMORTELLE SCARLETT O'HARA

               VIVIEN LEIGH                      1913 - 1967    

                  Actrice Américaine   

 

   

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La Légendaire montée au zénith hollywoodien de Vivien Leigh commença le soir du 10 décembre 1938, alors quue l'on filmait l'incendie d'Altlanta reconstitué dans les studios de la Selnick International Pictures avec une série de de vieux décors d'autres films sommairement restaurés pour la circonstance. Le tournage d'Autant en emporte le vent (Gone With the Wind,1939), différé pendant longtemps,commençait enfin. Et pourtant, on ne connaissait pas encore celle qui incarnerait Scarlett O' Hara. 

                     

Vivien Mary Hartley plus connu sous le nom de Vivien Leigh est née le 5 novembre 1913 à Darjeeling, en Inde. Elle fut séparée encore enfant de sa mère. Devenue Vivien Leigh par son mariage avec l'avocat Herbert Leigh Holman. Elle fait ses débuts au cinéma en 1934, comme figurante dans "Things are Looking Up" d'Albert de Courville.

Vivien Leigh tourne son premier rôle en vedette dans "Gentleman's Agreement" (1935) de George Pearson. Alexander Korda lui signe un contrat de cinq ans qui commence en 1936 par "L'invicible Amanda" (Five over England) de William K. Howard, avec celui qui deviendra quelques temps plus tard son époux : Sir Laurence Olivier. En 1938, elle partage l'affiche de "Vedette du Pavé" (St. Martin's Lane) de Tim Whelan avec Charles Laughton. Abandonnant, sur un coup de tête, son rôle dans "Le Voleur de Bagdad". Vivien Leigh part à Hollywood rejoindre Laurence Olivier.

C'est Victor Saville, le metteur en scène anglais bien connu, qui avait dirigé Vivien Leigh dans "Le Mystère de la Section 8" (Storm in a Teacup,1937), qui lui aurait téléphoné un jour à Londres pour lui dire, en substance, ceci : "Je viens tout juste d'achever la lecture d'un livre, d'un très beau livre dont dont on pourrait faire un film, et dont l'héroïne est la plus grande peste que la terre ait jamais portée..." Ajoutant qu'il avait pensé à elle comme l'actrice la mieux placée pour incarner ce rôle. Décidée à tenter sa chance, elle suivit Laurence Olivier, avec lequel elle était déjà très liée et qui plus tard deviendra son mari, jusqu'en Californie où il devait interpréter le rôle de Heathcliff dans "Les Hauts de Hurlevent" (Wuthering Heights,1939) produits par Samuel Goldwyn. Il semble qu'à cette occasion elle ait été remarquée par Selznick aussi bien que par Cukor qui ne l'oublièrent pas. On dit même, en réalité, que le choix était arrêté mais qu'on le tint secret afin de ne pas compromettre la vaste campagne publicitaire lancée aux Etats-Unis, pour trouver la Scarlett idéale. Ensuite, le moment venu, on fit apparaître Vivien Leigh comme la découverte de Myron Selznick.

David O' Selznick courait le risque de déchaîner l'ire des financiers éjà exaspérés par la lenteur des préparatifs et anxieux de retirer quelques profits de leurs investissements. Toutefois, la longue et inquiéte recherche de Scarlett O' Hara dans "Autant en emporte le Vent" (Gone With the Wind,1939) était sur le point d'aboutit, précisément ce soir-là. Tandis que se préparaient les prises de vues, Myron Selznick, un des plus importants agents de Hollywood s'approcha de son frère David. Il était accompagné d'une jeune femme mince, aux yeux magnifiques. "Dave" fit Myron, en prononçant la phrase que tous les attachés de presse, tous les cinéphiles passionnés, tous les amateurs d'anedoctes répéteraient et propageraient au cours des futurs décennies : "Dave, je veux te présenter à Scarlett O'Hara."

La recherche de l 'oiseau rare, soutenue par une active campagne publicitaire de trois années,  venait de prendre fin, une actrice anglaise qui n'avait que quelques films seulement à son actif, interpréterait le rôle de Scarlett, l'héroïne du best-seller de Margaret Mitchell. Que Vivien Leigh ne fût pas Américaine ne constitua pas une offense pour les nombreux admirateurs de la belle sudiste Scarlett. Impardonnable, en revanche, aurait été de faire interpréter le rôle par une "Yankee" !.   

Grâce à des professeurs de diction Vivien parvint à ajouter "juste ce qu'il fallait de douceur" à son accent très anglais. Elle fut également "prise en main" par George Cukor, officiellement tant qu'il assura la mise en scène du film, puis à titre personnel après que Victor Fleming l'eut remplacé au bout de trois semaines. De nombreux problèmes surgirent d'ailleurs entre l'actrice et le nouveau metteur en scène; tout n'alla pas pour le mieux aussi avec Clark Gable, son partenaire; ses nerfs craquèrent à plusieurs reprises sur le plateau et hors des studios. Tout cela ne l'empêcha pas de "décrocher" un Oscar. Son succès a résisté au temps, même si des doutes subsistent toujours sur la façon dont elle obtint le célèbre rôle de Scarlett. Il existe une autre version sur la manière dont se déroulèrent les faits.  

A vingt-six ans, Vivien Leigh devint un produit commercial d'une inestimable valeur. David O'Selznick, qui s'en était assuré l'exclusivité n'accorda sa participation qu'avec parcimonie : d'abord à la MGM, pour "La Valse dans l'Ombre" (Waterloo Bridge,1940) de Mervyn LeRoy avec Robert Taylor, (mélodrame sur fond de guerre), puis à Alexander Korda (auquel revenait le mérite de l'avoir découverte en Angleterre) pour "Lady Hamilton" (That Hamilton Woman!,1941).

La Seconde Guerre mondiale et une maladie tinrent Vivien Leigh éloignée des studios pendant un certain temps. On la revit dans le rôle de Cléopâtre dans "César et Cléopâtre" (Caesar and Cleopatra,1945). Refusant les offres d'Hollywood, elle part en tournée avec l'Old Vic en compagnie de son mari. Tennessee Williams la choisit personellement pour le rôle de Blanche Du Bois dans "Un Tramway nommé Désir" (A Streetcar Named Desire,1951) qui fut ensuite adapté à l'écran, en 1951, par Elia Kazan. Son interprétation remarquable lui valut d'obtenir à Venise la Coupe Volpi pour la meilleure actrice. L'auteur de la pièce, Tennessee Williams dira : "Elle a apporté à son personnage tout ce que j'ai souhaité et même plus que je n'aurais jamais osé espérer". En dix ans, elle ne tourna que trois films dans lesquels elle s'enlaidit volontairement.

Plusieurs bouts d'essai pour le rôle de Scarlett ont été conservés. Celui de Vivien Leigh a probalement abouti dans quelque collection privée mais il nous reste le témoignage de Cukor. Selon lui, personne pas même l'actrice anglaise elle-même au cours du tournage du film, n'égala jamais l'incroyable spontanéité avec laquelle, dans ce bout d'essai, elle affronta, pour la première fois, son rôle.

Par plus d'un point la personnalité de Vivien Leigh rejoignait celle du personnage de Scarlett. En incarnant de façon si parfaite le tempérament passionnel de l'héroïne, l'actrice confirmait ses aptitudes à exprimer les sentiments les plus forts mais aussi les plus subtils comme elle l'avait déjà fait dès 1937 dans "L'invicible Armada" (Fire Over England). Une intensité dramatique qu'on retrouve plus tard dans "L'autre homme" (The Deep Blue Sea,1955) et dans d'autres productions plus mineures comme "Le Visage du plaisir" (The Roman Springs of Mrs Stone,1961) et dans "La Nef des Fous" (Ship of Fools,1965), son ultime film, où on l'a retrouve en divorcée amére et alcoolique

La vie de Vivien Leigh fut particulièrement tourmentée, elle fut victime de crises d'hystérie et de dépression avant d'être atteinte de tuberculose en 1945. Après avoir lutté toute sa vie contre la maladie, elle succomba le 8 juillet 1967 à Londres, elle fut incinérée, ses cendres ont été dispersées.  

    

                             L'Invincible Armada (Fire Over England,1936) 

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                           Le Mystère de la section 8 (Dark Journey,1937)

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              Tempête dans une tasse de thé (Storm in a teacup,1937) de Victor Saville

 

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                                   Vivent les étudiants - 1938 

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                                                          1939 

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Autant En Emporte Le Vent - Bande Annonce

 

 

                   La Valse dans l'ombre" (Waterloo Bridge,1940) de Mervyn Leroy

               

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                           César et Cléopâtre -      1945  

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                                                     1951

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                      L'autre homme - 1955 de Anatole Litvak  

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                                                    1965

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FILMOGRAPHIE

1935 : The Village Squire de Reginald Denham : Rose Venables
1935 : Things are Looking Up de Albert de Courville : Etudiante
1935 : Look Up and Laugh de Basil Dean : Marjorie Belfer
1935 : Gentlemen's Agreement de George Pearson : Phil Stanley
1937 : L'Invincible Armada (Fire Over England) de William K. Howard : Cynthia
1937 : Le Mystère de la Section 8 (Dark Journey) de Victor Saville : Madeleine Goddard
1937 : Tempête dans une tasse de thé (Storm in a Teacup) de Ian Dalrymple et Victor Saville : Victoria 'Vickie' Gow
1938 : Vive les étudiants (A Yank at Oxford) de Jack Conway : Mrs. Elsa Craddock
1939 : Vedettes du pavé (Sidewalks of London) de Tim Whelan : Liberty Libby
1939 : Autant en emporte le vent (Gone With the Wind) de Victor Fleming : Scarlett O'Hara
1940 : 21 Jours Ensemble (21 Days) de Basil Dean : Wanda
1940 : La Valse dans l'ombre (Waterloo Bridge) de Mervyn LeRoy : Myra Lester
1941 : Lady Hamilton (That Hamilton Woman) de Alexander Korda : Emma Lady Hamilton
1945 : César et Cléopâtre (Caesar and Cleopatra) de Gabriel Pascal : Cleopatre
1948 : Anna Karenine de Julien Duvivier : Anna Karenine
1951: Un tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) de Elia Kazan : Blanche DuBois
1955 : L'Autre Homme (The Deep Blue Sea) de Anatole Litvak : Hester Collyer
1961 : Le Visage du plaisir (The Roman Spring of Mrs. Stone) de José Quintero : Karen Stone
1965 : La Nef des fous (Ship of Fools) de Stanley Kramer : Mary Treadwell

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