AUTANT

        EN EMPORTE

                   LE VENT 

 

      Coup de Coeur *****

     de George Cukor,Victor Fleming, Sam Wood  1939

 

 

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  C'est le producteur David Selznick qui acquérit les droits du roman de Margaret Mitchell pour la somme de 50 000 dollars. C'était pour l'époque,une somme astronomique; elle représentera peu de chose au regard du bilan général du film. Après s'être assuré les droits, Selznick, selon sa coutume, se lança la tête la première dans ce projet auquel il se consacra avec une énergie qui ne se relâcha pas au cours des trois années qui suivirent. La première eut lieu à Atlanta le 15 décembre 1939.

L'auteur dramatique et scénariste bien connu Sidney Howard fut le premier écrivain engagé par Selznick pour travailler à l'adaptation d'"Autant en emporte le vent" (Gone With the Wind). Pour la mise en scène, il fit appel à George Cukor, puis il les envoya l'un et l'autre à Atlanta pour discuter du film avec Margaret Mitchell. Avant même la rédaction du scénario, William Cameron Menzies fut chargé des décors et quant le scénario fut au point, il eut à préparer les maquettes de tout le film, scène par scène, y compris les instructions à donner sur le mouvement des caméras, les éclairages, et surtout la couleur.

Lee Garmes se vit confier la direction de la photographie pour laquelle un budget de 1,5 million de dollars fut prévu : La Selznick International se limita à cette somme pour la porter, à l'automne 1938, à 2,25 millions de dollars quand la MGM, à la suite du désir exprimé par Selznick d'avoir Clark Gable à l'affiche, intervint dans la production.

Pendant plus d'une année après en avoir acquis les droits, Selznick se consacra à l'adaptation complète de l'ouvrage et mit sur pied un plan de travail détaillé. Mais il fut bloqué dans la plupart des autres secteurs de l'organisation. Au mois de mai 1938, en raison de certaines difficultés financières de sa société, il fut tenté d'accepter la proposition de Louis B. Mayer qui offrit de lui racheter tous les droits, en laissant à la Selznick International Pictures un bénéfice confortable et en lui assurant, en même temps, le rôle de producteur à la MGM. Toutefois, le manque de confiance qu'il avait en Mayer (lequel était cependant son beau-père) et la crainte de perdre son indépendance, l'amenèrent à refuser.

La MGM aurait pu faciliter grandement la production et elle disposait, en outre d'une prestigieuse écurie de vedettes, Clark Gable, en tout premier lieu, que le public avait désigné pratiquement à l'unanimité pour le rôle de Rhett Butler et qui était lié avec elle par contrat. Pourtant, chose assez surprenante, ce n'est pas à Clark Gable que Selznick avait pensé tout d'abord mais à Gary Cooper, alors sous contrat avec Samuel Goldwyn, parce qu'ainsi on aurait pu également distribuer, le film par l'intermédiaire de l'United Artists. Goldwyn ignora complètement cette démarche. Selznick songea alors à d'autres interprètes au nombre desquels Errol Flynn, qui était sous contrat avec la Warner. Après avoir gardé quelque temps le silence, la Warner se déclara disposée à ce prêt, à la seule condition que le rôle de Scarlett fût attribuée à Bette Davis.

Celle-ci dans son autobiographie, reconnaît avoir été séduite par cette idée, mais que  la seule pensée d'avoir pour partenaire Errol Flynn la terrorisait. On ne sait pas très bien quelles divergences d'opinion se manifestèrent entre Selznick et la Warner mais, en fin de compte, le projet tomba à l'eau et Bette Davis reçut en compensation un rôle assez approchant dans "L'insoumise" (Jezebel,1938), un film de William Wyler, qui offrait tant de points communs avec "Autant en emporte le vent" que Selznick accabla la Warner de lettres de protestation indignées.  Pour s'assurer la participation de Clark Gable; Selznick, cédant aux pressions exercées par le public, passa avec la MGM un accord dont les termes représenteraient, d'ailleurs, le tourment de sa vue. En échange de l'acteur et de 1,25 millions de dollars, la MGM obtiendrait les droits de distribution ainsi que 50 % des bénéfices.262190

S'il est vrai que le choix de Scarlett fut beaucoup plus complexe et déchaîna une véritable "chasse" à la vedette, la distribution des autres rôles ne fut pas plus facile. Leslie Howard, aujourd'hui semble parfait dans le rôle d'Ashley Wilkes et il fut, en effet, un des premiers acteurs engagés. Toutefois, de son côté, il hésita à l'idée d'interpréter le rôle "d'un personnage sans force de caractère" et avant d'obtenir sa signature on dut lui offrir un rôle dans un autre film de Selznick, "Intermezzo" (1939). Parmi les acteurs pressentis, citons encore : Ray Milland, Melvyn Douglas et même Humphrey Bogart.

Nombreuses furent également les actrices susceptibles d'interpréter le rôle de Mélanie Hamilton. Après de longues recherches, Cukor trouva en Olivia de Havilland (évocation de l'actrice américaine vivant à Paris, prévue en 2011)  la personne qu'il cherchait. Restait toutefois à surmonter l'obstacle de son contrat avec la Warner qui, après l'affaire Bette Davis et les ennuis dus à "L'insoumise" ne voulait absolument plus entendre parler du film tiré du roman de Margaret Mitchell. L'actrice, toutefois insista, et le studio finit par donner son accord, accord intéressé d'ailleurs par la contreproposition de Selznick qui offrait de prêter James Stewart en échange...Les rôles secondaires du Docteur Meade, d'Ellen O'Hara, de Bella Watling et de Carren O'Hara, avaient été primitivement prévus pour Lionel Barrymore, Lillian Gish, Tallulah Bankhead et Judy Garland.

Mais ce fut le choix de Scarlett qui souleva les plus gros problèmes, lesquels valurent en revanche à Selznick une incroyable publicité. Il dépensa 50 000 dollars pour la découverte d'une Scarlett idéale, tandis que tout le pays parlait du film.  Le producteur était sincèrement animé du désir de trouver une actrice capable de plaire à tous ceux qui avaient lu le roman.

Quand la nouvelle se répandit que le rôle serait dévolu à Norman Shearer, ce fut un déluge de lettres et de télégrammes de protestation : les fans de la star, en effet, ne pouvaient admettre de la voir s'identifier à un personnage si éloigné de ses rôles habituels de "grande dame". Toutes les grandes actrices d'Hollywood furent passées en revue, d'autres acceptèrent un bout d'essai. Katharine Hepburn, bien décidée à se voir attribuer le rôle, s'y refusa cependant, ce qui lui valut d'être écartée. Ce qui arriva d'ailleurs à d'autres et non des moindres qui s'y soumirent : Susan Hayward, Lana Turner, Lucille Ball. Furent prises en considération les participations éventuelles de Joan Bennett, Miriam Hopkins, Joan Crawford, Margaret Sullavan, Jean Arthur, Ann Sheridan et Carole Lombard.

Selznick s'était presque décidé pour Paulette Goddard, quand son frère, Myron, lui présenta Vivien Leigh. L'actrice lui plut immédiatement. Il lui fit faire aussitôt un bout d'essai et quand il eut acquis la certitude de son talent, qu'elle n'avait pas la moindre difficulté à prendre l'accent du Sud et que la couleur de ses yeux correspondait parfaitement à celle des yeux de Scarlett O'Hara, lui fit signer un contrat de sept ans. 

Le choix du metteur en scène fut encore plus difficile. George Cukor avait été engagé dans la première phase de la production. En fait, il tourna pendant trois semaines puis fut licencié. Plusieurs hypothèses furent émises pour expliquer son remplacement et sans doute y a-t'il quelque choses de vrai dans chacune. Il est certain que Clark Gable avait protesté parce que Cukor, déjà réputé "le metteur en scène des femmes", prêtait plus d'attention à Vivien Leigh et à Olivia de Havilland qu'à lui.249841

Quant à Selznick, il avait parfaitement remarqué, pour sa part que si Cukor faisait preuve d'une parfaite maîtrise dans les aspects sentimentaux de l'intrigue, il était moins brillant dans les scènes épiques ou de foule. Le producteur se plaignait encore de voir le metteur en scène modifier les dialogues de la version "définitive". Cukor abandonna "Autant en emporte le vent" pour une autre production : "Femmes" (The Women,1939), tout en continuant à prodiguer secrètement des ses conseils à Vivien Leigh et à Olivia de Havilland tandis que le tournage se poursuivait.

Le nouveau metteur en scène fut Victor Fleming, choisi par Gable lui-même sur une liste que le producteur lui présenta. Son ferme propos était de faire du film un mélodrame, ce qui correspondait d'ailleurs parfaitement aux vues de Selznick.

Les prises de vues se déroulèrent sans incident majeur pendant quelques semaines. Le tournage avait commencé le 26 janvier 1939 (la scène clé de l'incendie d'Atlanta ayant été filmée dès le 10 décembre 1938, le soir même où Vivien Leigh avait été engagée). Le 1er juillet, tout le film était en bobine et Selznick put alors se consacrer à l'organisation de la campagne publicitaire. Toutefois, le rythme épuisant du travail sur le plateau, la nécessité de s'engager à fond et le sentiment de prendre part à une superproduction d'un coût extrêmement élévé, avaient soumis les acteurs aussi bien que le metteur en scène à une tension nerveuse permanente .

Selznick était préoccupé par la santé de Fleming. Il pria le réalisateur Sam Wood de se tenir prêt à le remplacer. Fleming eut en effet une défaillance. Pendant son absence qui dura deux semaines, Wood le remplaca et continua à la seconder par la suite. Parfois, les acteurs trouvaient Feling sur le plateau le matin et Wood l'après-midi. Selon une estimation de Selznick, 33 minutes de tournage reviennent à ce dernier dans la version définitive du film. Parallèlement, trois autres équipes s'occupaient de tourner les scènes secondaires et les raccords, aussi bien en studio qu'en extérieur.

Pour avoir sans relâche veillé personnellement aux moindres détails, Selznick peut être considéré comme le véritable auteur de cette réalisation et "Autant en emporte le Vent" comme le premier exemple d'un film dont l'artisan est le producteur.   

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Scarlett O'Hara
Vivien LEIGH
Rhett Butler
Clark GABLE
Ashley Wilkes
Leslie HOWARD
Mélanie Hamilton
Olivia DE HAVILLAND
Gérald O'Hara
Thomas MITCHELL
Mammy
Hattie MC DANIEL
Réalisateur : George CUKOR - Sam Wood -Victor Fleming  

D'après le roman de Margaret MITCHELL

 

Scénario et Adaptation : Sidney HOWARD

 

Montage

 
Directeur de la photographie : Ernest HALLER  
Décors et costumes : Walter PLUNKETT  
Musique : Max STEINER  
   
Producteur : David O. Selznick  
   
Co-Producteur  

Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer

Date de sortie : 1939

Durée & synopsis : 219mn / USA / DRAME

 

 

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En Georgie, en 1861, la guerre de Sécession est sur le point d'éclater mais la belle et volontaire Scarlett O'Hara, qui vit sur le domaine de Tara, en refuse l'idée. Aidée de sa gouvernante "Mammy", Scarlett se prépare pour la fête donnée aux "Douze Chênes", la propriété des Wilkes où elle est sûre de rencontrer Ashley dont elle est tombée amoureuse.

Au cours de la réception sont annoncées les fiançailles d'Ashley et de Mélanie Hamilton. Au nombre des invités se trouve également le brillant et bel aventurier Rhett Butler qui suscite l'indignation des gentilhommes présents en soutenant que le Sud ne pourra jamais gagner la guerre.

Pendant un tête à tête, Scarlett se déclara à Ashley mais celui-ci repousse ses avances. La guerre éclate soudain, Ashley et Mélanie décident de se marier immédiatement. De dépit, Scarlett épouse le très jeune Charles Hamilton, frère de Mélanie. Très vite veuve, Scarlett rend visite à sa tante "Pittypat" et à Mélanie à Atlanta, où un bal est organisé pour recueillir des fonds destinés à l'armée sudiste. Elle y retrouve Rhett qui lui fait une cours flatteuse et Ashley, alors en permission et dont elle est toujours amoureuse. Alors qu'il repart pour le front, elle lui promet de s'occuper de Mélanie alors affaiblie par sa grossesse.

Peu après, la famille apprend la disparition d'Ashley. A présent les troupes du général Sherman attaquent Atlanta. Les civils fuient la ville incendiée. Rhett survient juste à temps pour sauver Scarlett, Mélanie et l'enfant de celle-ci, qui vient de naître. Puis il les quitte sur la route de Tara pour rejoindre l'armée confédérée alors en déroute. A Tara, la mère de Scarlett vient de mourir du typhus laisson son mari, Gerald, fou de douleur. La propriété est presque entièrement dévastée, mais les deux jeunes femmes sont saines et sauves.

Ashley réapparaît à Tara où il retrouve sa femme mais aussi l'impossible amour de Scarlett. refusant de céder Tara à l'aventurier nordiste Wilkerson, elle met tout en oeuvre pour sauver la domaine de la ruine, n'hésitant pas à entreprendre elle-même les épuisants travaux des champs. Se taillant une robe dans une tenture pour cacher sa pauvreté, elle gagne Atlanta afin de solliciter un prêt de Rhett Butler.

Elle épouse ensuite, par intérêt, un négociant en bois, Frank Kennedy, et s'installe à Atlanta. Elle parvient, avec le concours de Mélanie, à persuader Ashley d'entrer dans l'entreprise de son mari. La conduite libre de Scarlett suscite de nombreux commérages. Alors qu'elle manque d'être violée, elle n'est sauvée que par l'intervention de Big Sam, un ancien esclave de la famille. Frank et Ashley décident de purger la ville de ses voyous. Rhett intervient et sauve Ashley sur le point d'être arrêté mais Frank est tué au cours d'une rixe. Scarlett accepte d'épouser enfin Rhett et d'habiter dans la luxueuse demeure qu'il a fait construire grâce à la fortune qu'il a amassé pendant la guerre. Le couple est fraîchement accueilli par la bonne société locale ce qui provoque de violentes disputes entre les deux époux.......

 

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*Carole Lombard

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