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CINETOM
26 octobre 2010

SIMONE SIGNORET DE CASQUE D'OR A LA VIE DEVANT SOI (2ème partie)

        SIMONE SIGNORET           1921 - 1985     

               Actrice, écrivain Française

 

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              2ème partie             

            

       

Signoret a formé avec Gabin l'un des plus célèbres couples du cinéma français avec "Le Chat" (1971). Comment ne pas souligner la  magnifique performance de Signoret dans ce film de Pierre Granier-Deferre, qu'elle retouvera d'ailleurs la même année pour le tournage de "La Veuve Couderc" (1971). Tiré du roman de Georges Simenon avec Pascal Jardin comme dialoguiste. Alors qu'il tournait "Le Chat", Granier-Deferre comprit qu'il avait trouvé en Simone Signoret l'interprète idéale de "La Veuve Couderc", sujet qu'il désirait portait à l'écran depuis fort longtemps. "Elle est, dit-il, une immense actrice avec une étonnante dimension humaine. De plus elle est femme, femme comme je l'entends. Elle est coquette dans le bon sens du terme. Elle est drôle et passionnée".

Deux ans après "La Veuve Couderc", Alain Delon et Simone Signoret étaient à nouveau réunis, le temps d'un film : "Les Granges brûlées" (1973) de Jean Chapot. Cependant le film n'eut pas le succès escompté. Une pléiade d'acteurs entourent les deux monstres sacrés. Paul Crauchet, Catherine Allégret, Bernard Le Coq, Miou-Miou, Renato Salvatori, Fernand Ledoux, Jean Bouise et Christian Barbier.

Simone enchaîne dans le cinquième long métrage de René Allio, "Rude journée pour la reine"  (1973). Celui-ci a tout d'abord écrit une fable assez schématique à partir de souvenirs, de fantaisies, qu'il soumit à Bernard Chartreux et à d'autres collaborateurs. Puis chacun écrivit de son côté une série de textes qui constitua un solide dossier à partir duquel René Allio écrivit une première continuité ayant défini le contenu du film précisément.  René Allio, s'exprimant sur Signoret incarnant Jeanne, il déclara : une interprétation, mais une invention où il y avait toute l'épaisseur, les détails, les dessous, les contradictions que l'on ne trouve que dans la création romanesque et qui mettent en jeu les mêmes dons que le poète ou le romancier, avec abandon et maîtrise, avec naturel et avec art". (Libération). On notera la présence de Jacques Debary et Orane Demazis aux côtés de Simone Signoret.

1974-1975, elle participe à deux tournages sans avoir le rôle principal. "La Chair de l'orchidée" qui est la première réalisation de Patrice Chéreau avec Charlotte Rampling, Bruno Cremer, Edwige Feuillère et Alida Valli. Le second, mise en scène par Alain Corneau : "Police Python 357" avec Yves Montand et François Périer. En 1976, Simone Signoret publie son auto-biographie, "La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était". Elle tourne également une série pour la télévision où elle interprète un juge.

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Le 4 février 1978, un des plus grands cinéastes du monde, Orson Welles, avait remis à Simone Signoret le César de la meilleure actrice pour son interprétation de Madame Rosa dans "La Vie devant soi" (1977) du cinéaste Moshe Misrahi. Welles la présenta au public et aux millions de téléspectateurs comme "l'une des plus grandes comédiennes du monde". A noter que le roman dont le film est tiré obtint un énorme succès y compris le Prix Goncourt en 1975. Son auteur, Emile Ajar, s'est longtemps caché derrière son pseudonyme....mais en réalité ce fut l'écrivain Romain Gary qui en était l'auteur. Comédienne engagée, passionnée, militante des Droits de l'homme, elle milite pour "Le Chili, l'Argentine, les boat-people, la Turquie, le Salvador, la Pologne. Après son triomphe de Madame Rosa, Simone incarna "Judith Therpauve" (1978), propriétaire d'un journal en difficulté. Pour que ce film, plaidoyer en faveur d'une presse libre, puisse se faire, Simone abandonne son cachet :"Graine de battante, elle s'est toujours efforcée de mener à bien toutes ses entreprises, qu'elles soient cinématographiques, politiques ou bien humanitaires, avec un sens profond de la lutte et du combat" (Didier Sandre).

On ne serait pas complet si on n'évoquait le rôle public, tenu depuis tant d'années par le couple Montand-Signoret, au sein de la vie politique nationale. Longtemps proches du parti communiste, ils soutinrent ses prises de position, signant à tout propos pétitions et manifestes, comme cet autre couple célèbre Aragon-Elsa Triolet. Puis vinrent le XXème Congrès du parti, Budapest, la déstalinisation, les révélations sur le goulag par Soljenitsyne et les autres dissidents...

Ce fut le temps des désillusions que Simone Signoret a bien évoqué dans ses excellents mémoires... Resté fidèle à l'idéal de générosité de sa jeunesse, le couple est revenu de bien des erreurs, et avec beaucoup de bonne foi Yves Montand l'a rappelé en maintes occasions. Il sera facile de sourire de certaines naïvetés, on aimera même rendre hommage à cette forme d'honnêteté intellectuelle. Avec autant d'enthousiame que jadis, le couple continua à s'enflammer pour des causes mieux choisies, comme la Pologne de Lech Walesa, et à mettre à leur service le crédit considérable que leur valait leur réputation cinématographique. Ce phénomène moderne, dont nul plus qu'eux n'a bénéficié et n'a su se servir, appartient aussi et pour une part qui n'est pas mince, à l'histoire d'Yves Montand et Simone Signoret.

En 1977, elle s'oriente vers l'écriture, femme de lettres dont tous les écrits connurent la faveur de la critique et de centaines de milliers de lecteurs. Après le succès de "La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était" (1976), "Le Lendemain elle était souriante" (1979) poursuit, avec le même bonheur, son autobiographie; son premier roman "Adieu Volodia", est un "best-seller" de l'année 1985.

"Il y a certainement plein de gens que j'agace, soulignait Simone Signoret - que j'emmerde avec mes prises de position. D'ailleurs, je ne suis pas loin, de temps en temps, de les comprendre, ces gens. Mais c'est un engrenage. Vous ne pouvez plus vous arrêter, vous ne pouvez plus dire : "Je ferme la boutique, plus rien de ce qui se passe dans le monde ne m'intéresse", alors qu'il y a des jours où on a envie de tout envoyer balader", 27 mars 1982.

Simone Signoret, comédienne, écrivain, citoyenne : "Une reine. On dira "l'époque de Signoret" pour parler de celle qui part des années 50 jusqu'aux années 80. Le plus grand ambassadeur français du XXème siècle. Elle a sorti la France de ses gonds, elle l'a faite internationale. Elle a crié les droits de l'homme partout. Impossible de remplacer Signoret." (Marguerite Duras, in "Le Quotidien de Paris", 1er octobre 1985).

Signoret fut dirigé par l'actrice Jeanne Moreau, dans "L' adolescente" (1979) avec Francis Huster, Jacques Weber, Jean-François Balmer, Hugues Quester, Roger Blin, Maurice Baquet, Michel Blanc, Jacques Rispal et Isabelle Sadoyan. Après le succès de "La Vie devant soi", le réalisateur Moshe Misrahi retrouva son interprète favorite : Simone Signoret aux côtés de Jean Rochefort et Delphine Seyrig dans "Chère Inconnue" (1980). Le thème du roman étant dramatique, le réalisateur accentua la drôlerie des situations et essaya de gommer leur aspect mélodramatique sans toutefois enlever l'émotion. Moshe Misrahi fit appel à Gérard Brach pour étoffer certaines scènes. Le film fut tourné en Bretagne à Sainte-Anne-la-Palud.

Simone Signoret tournera deux autres films pour le cinéma : "L'étoile du Nord" (1982) de Pierre Granier-Deferre avec Philippe Noiret et "Guy de Maupassant" (1982) du réalisateur Michel Drach avec Claude Brasseur dans le rôle titre aux côtés de Miou-Miou et Jean Carmet. Elle décède le 30 septembre 1985, à l'âge de 64 ans, dans sa propriété d'Autheuil-Anthouillet. Elle venait d'achever le tournage , pour la télévision de "Music-hall", sa dernière apparition devant la caméra. Il y aura plus de cinquante films à son actif.    

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             Simone, Bernard (Kouchner) et Yves

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Jean Rochefort et Simone Signoret récompensés par le César du Meilleur Acteur "Le Crabe-Tambour" et Meilleure Actrice "La vie devant soi"

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               Catherine Deneuve - Jeanne Moreau - Simone Signoret

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