MICHEL SERRAULT           1928     2007

Acteur Français

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Une étoile s'éteint

On peut lire sur la préface de son livre autobiographique : ...Vous avez dit Serrault ? aux Editions Florent Massot. "Je veux faire rire, donner du bonheur, offrir des émotions. Donner, voilà le mot le plus important et je continue de le faire, après plus de cinquante-cinq ans de théâtre et de cinéma."

Michel Serrault a mis très longtemps à s'imposer depuis ses lointains débuts dans "Les Diaboliques" en 1955, réalisé par Clouzot. C'était l'époque où il faisait au cabaret un célèbre duo à succès avec Jean Poiret. Après de très nombreux rôles secondaires, on commence à le remarquer dans "Le Viager" (1972) de Pierre Tchernia et "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1972) de Jean Yanne. Mais c'est surtout avec "L'argent des autres" (1978) de Christian de Chalonge qu'on découvre ses talents dramatiques, confirmé par "Buffet froid" (1979) de Bertrand Blier, avec une note d'humour noir. Toutefois la consécration universelle lui viendra avec le rôle comique de "La Cage aux Folles" (1978) d'Edouard Molinaro, d'après le triomphe théâtral de son vieux complice Jean Poiret, et sa suite "La Cage aux Folles II" (1980) des mêmes auteurs.

Sa carrière cinématographique fut exceptionnelle, il enchaîna avec quelques uns des plus grands films du cinéma français : "Malevil", "Les Quarantièmes Rugissants", "Garde à vue", "Mortelle randonnée", "Les Fantômes du Chapelier", "A mort l'arbitre", "Le bon plaisir", "On ne meurt que deux fois", "En toute innocence", "Docteur Petiot, La vieille qui marchait dans la mer", Nelly et Monsieur Arnaud", "Bonsoir", "Le Bonheur est dans le pré", "Les enfants du Marais" et "Une Hirondelle ne fait pas le printemps avec la sublime Mathilde Seigner et le regretté Jean-Paul Roussillon.

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Michel Serrault est né à Bruno le 24 janvier 1928 à Brunoy dans l'Essonne. Son père eut plusieurs métiers : représentant en soieries, contrôleur au théâtre...sa mère, femme au foyer. Le premier film que Michel Serrault aura vu au cinéma fut "Golgotha" de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Harry Baur. Serrault n'avait que six ans.;

A l'âge de dix ans, il part s'installer à Paris, à la demande de ses parents. Il gardera longtemps une passion pour le cirque, et surtout les clowns, ce reflet de l'amuseur; lui donna l'envie d'en faire de même. A peine installer dans sa demeure parisienne que la guerre éclata. Michel Serrault et sa petite famille hormis son pere, s'en allèrent en Dordogne, son père à Paris.

Michel Serrault devint enfant de choeur à Argentat en Corrèze et c'est ainsi que l'ensemble des éléments qui ont façonné la personnalité du jeune Serrault à porter en lui une foi qui ne le quitta en aucun moment, jusqu'à sa mort le 29 juillet 2007 à Equemauville dans le Calvados. La dernière personne qui fut à ses côtés lors de son dernier soupir, fut un prêtre.

De retour sur Paris en 1941, le jeune Michel Serrault fut enrollé en tant que pensionnaire au Petit Séminaire de Paris à Charenton le Pont, avec l'accord de ses parents et sa foi naissante. Il entre dans la classe de Jean Le Goff, qu'il proclama son maître de théâtre. Refusé au conservatoire au terme de deux années d'études au centre du spectacle de la rue Blanche, il signe son premier contrat en 1946, pour une tournée en Allemagne. Il y joue notamment "Les Fourberies de Scapin" et une pièce d'André Obey : "Revenu de l'étoile" avec Valentine Tessier, au Petit Théâtre de Baden-Baden .

En 1948, Michel Serrault fait son service militaire à Dijon. De retour à Paris, il apparaît dans "Dugudu" le second spectacle de Robert Dhéry après "Les Branquignols". C'est en 1952 qu'il rencontre Jean Poiret aux matinées classiques du théâtre Sarah Bernhardt. Ils sont engagés tous les deux au théâtre dans "Les vivacités du Capitaine Tic et leur premier sketche de compères dont l'un incarnait la curiosité et l'autre la conviction naïve s'intitulait : "Jerry Scott, vedette internationale".

A cette même époque, Michel Serrault fit la rencontre de quelques uns de ces premiers complices amuseurs : Jean Carmet, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Jean Richard, Yves Robert, Raymond Devos....Michel Serrault débute au cinéma en 1954 dans "AH! LES BELLES BACCHANTES" de Jean Loubignac avec Robert Dhéry dans le rôle du metteur en scène de théâtre, Jacqueline Maillan, Louis de Funès incarnant un inspecteur, Colette Brosset, Francis Blanche, Jacques Legras, Raymond Bussières et Annette Poivre son épouse. Puis parallèlement à cette nouvelle orientation de carrière, il passe avec Jean Poiret à l'Olympia, Bobino, l'Alhambra. Pendant longtemps leurs noms restent associés aussi bien au théâtre qu'au cinema ou au cabaret.

Serrault fut engagé par Clouzot pour incarner un pion dans un pensionnat dans "LES DIABOLIQUES" (1955) aux côtés de Simone Signoret, Paul Meurisse; Charles Vanel, Vera Clouzot, Pierre Larquey. On peut lire dans les mémoires de Michel Serrault (Vous avez dit Serrault ?) : Jusqu'à l'été de 1954, je n'avais aucune idée de ce qu'était réellement un plateau de cinéma. Le tournage des "Diaboliques" avait lieu en partie en studio, en partie dans une institution de la banlieue chic, un de ces collèges privés avec par arboré que l'on trouve entre Le Chesnay et Maisons-Laffite. J'avais vingt-six ans et aucune expérience de jeu devant la caméra.....Clouzot était un grand metteur en scène, exigeant, tyrannique, qui ne détestait pas user d'un fond de perversité pour obtenir le résultat qu'il souhaitait devant l'objectif. Avec moi, il se montra agréable mais je n'eus que peu de rapports avec lui.

"Les Diaboliques" sortirent dans les salles parisiennes en janvier 1955, puis Serrault conforté par le succès d'une pièce de théâtre : "L'ami de la famille" mise en scène par son deuxième "professeur", Bernard Blier; et en tandem avec Jean Poiret. 1955 -1956, il enchaînera pas moins de quatre films dont "Cette Sacré Gamine" de Michel Boisrond avec Brigitte Bardot, "La Terreur des Dames" de Jean Boyer, d'après une nouvelle de Maupassant avec Noël-Noël et Yves Robert, "La Vie est belle" de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault avec de nombreux artistes qui avaient l'habitude de les entourer  (Jean Richard, Jean Poiret, Michel Serrault, Philippe Clay, Jacques Dufilho Noël Roquevert, Francis Blanche, Robert Rollis, Darry Cowl.... Et enfin pour conclure "Adorables démons" de Maurice Cloche avec Jean Poiret et Rellys.

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Sacha Guitry les découvre à la télévision et leur donne les deux principaux rôles d'"ASSASSINS ET VOLEURS" en 1957, mais la terrible maladie dont souffre Sacha Guitry ne lui permet pas de réaliser lui-même le film. Il dû se résoudre à donner son accord afin que son fidèle collaborateur Clément Duhour puisse mener à bien les différentes prises de vues du film de Guitry ou comme à son habitude le maître avait selectionné quelques uns des plus illustres comédiens français : Poiret et Serrault, Magali Noël, Darry Cowl, Clément Duhour, Lucien Barroux, Pierre Larquey, Jacques Varennes, Marcel Vallée et Pauline Carton. Michel Serrault écrivit dans ses mémoires (Vous avez dit Serrault ?) : "Le tournage d'"Assassins et voleurs" fut, hormis cette première journée, une suite de beaux moments. Ce qui nous assombrissait, c'était de voir Sacha Guitry à bout de forces, de plus en plus rongé par la maladie, prisonnier de la souffrance. On lui faisait jusqu'à trois ou quatre piqûres de morphine par jour, il se nourrissait comme un oiseau d'un peu de riz à l'eau et de quelques grains de raisin. Mais il tenait. Superbe. Volontaire. Il nous impressionnait aussi pour cela" -Editions Florent Massot.

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Les cabarets parisiens devenaient qu'un lointain souvenir, puisqu'au fur et à mesure que l'on avançait au début des années 60, les cabaret disparaissaient les uns après les autres. Entretemps, Serrault tourne de nombreuses et légères comédies tels que "Le Naïf aux 40 enfants" (1957) de Philippe Agostini aux côtés de Jean Poiret, Sylva Koscina et Darry Cowl, sur des dialogues d'Odette Joyeux. Contrairement au film de Guitry, le personnage principal est Serrault, Poiret  un second rôle. Il poursuit avec "Nina" (1958) réalisé par Jean Boyer avec Sophie Desmarets, Jean Poiret et Olivier Hussenot.    Pendant la fin des années 50, les tournages de films se succèdent pour Michel Serrault. Certes la plupart d'entre eux sont connus du grand public mais ne sont pas catalogués comme de grandes oeuvres tel que "Les Diaboliques". On peut citer "Oh ! Que Mambo" (1958) de John Berry avec Dario Moreno, Jean Poiret, Jean Carmet et Magali Noël. "Vous n'avez rien à déclarer" (1959) avec Darry Cowl, Jean Richard, Jean Poiret, "Candide ou l'optimisme du XXème siècle" (1959) d'après l'oeuvre de Voltaire sur une mise en scène de Norbert Carbonnaux et une pléiade d'acteurs : Jean-Pierre Cassel, Pierre Brasseur, Michel Simon, Louis de Funès, Jean Poiret, Jacqueline Maillan, Robert Manuel....

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Poiret et Serrault incarnèrent deux avocats dans un des sketches de "LA FRANCAISE ET L'AMOUR" , celui qui concerne nos deux acolytes est signé par Christian Jaque "Le Divorce". Avec la complicité de Pierre Tchernia et Robert Dhéry à la réalisation, ils donnèrent naissance à la merveilleuse comédie "LA BELLE AMERICAINE"  qui eut un succès mérité, Michel Serrault incarnant un clochard et le reste n'était autre que la troupe des Branquignols ( De Funès, Colette Brosset, Jean Richard, Robert Rollis, Jacques Legras, Pierre Dac, Jean Carmet, Roger Pierre, Jean-Marc Thibault....

En 1962, on peut souligner sa prestation dans le film de Marcel Bluwal "Carambolages" aux côtés de Jean-Claude Brialy, Sophie Daumier, Alfred Adam et Henri Virlojeux (quant à De Funès, il meurt avant qu'entre en scène l'inspecteur de police interprété par Michel Serrault); et dans "LE REPOS DU GUERRIER" de Roger Vadim avec Brigitte Bardot et Robert Hossein. Serrault poursuit sa carrière cinématographique avec Yves Robert qui réalise la suite de "La Guerre des boutons", "Bebert et l'Omnibus" (1963) mais aussi dans sa première collaboration avec le cinéaste Jean-Pierre Mocky qui réalisa "LES VIERGES" (1962), Serrault dans le rôle d'un banquier, Charles Aznavour, Gérard Blain, Francis Blanche et Jean Poiret dans les rôles principaux.

Puis Pierre Tchernia lui présente Audiard qui signe les dialogues du film de Lautner "Des Pissenlits par la racine" (1963) avec la fameuse bande de copains qu'étaient Louis de Funès, Francis Blanche et Darry Cowl. 1964 fut  la dernière année de Poiret et Serrault au théâtre de Dix-Heures, à cette même époque, Serrault ne change pas "son style" et continue dans la comédie parfois loufoque, d'autres fois burlesque...Michel Drach réalisa "LA BONNE OCCASE (1964) sur des dialogues de Michel Serrault et Jean-Loup Dabadie (de l'Académie Française) avec de nombreux artistes, pour en citer quelques uns :  Francis Blanche, Jacques Charrier, Darry Cowl, Edwige Feuillère, Jacqueline Maillan, Jean-Pierre Marielle, Marie-José Nat, Poiret et Serrault, Jean-Louis Trintignant,  Jean Richard....

1964, l'année des copains, des amusements, de l'insouciance peut-être, il n'en reste pas moins qu'il faudra bien tôt ou tard, que l'on découvre ou redécouvre quelques unes de ces comédies à la française auxquels plusieurs grands noms du cinéma et du théâtre ont défilé, parfois ont donné de magnifiques prestations même si les scénario peuvent prétendre une certaine légereté tels que : "Les Combinards" de Jean-Claude Roy avec Darry Cowl, Maria Pacôme, Nöel Roquevert et Mary Marquet. "Moi et les Hommes de 40 ans" de Jack Pinoteau avec Dany Saval, Paul Meurisse, Michel Serrault et Michel Galabru. Puis "Cent briques et des tuiles" de Pierre Grimblat avec  Jean-Claude Brialy, Marie Laforêt, Sophie Daumier et Jean-Pierre Marielle.

Il y eut également "Les Baratineurs" réalisé par Francis Rigaud avec nos deux complices, Michel Serrault et Jean Poiret, Darry Cowl et Francis Blanche. Avec "LA CHASSE A L'HOMME" (1965) qu'a mis en scène Edouard Molinaro, la ruse des femmes à l'égard des hommes fonctionne, il y a ceux qui sont piégés et les autres qui tirent les ficelles.  Jean-Claude Brialy, Claude Rich, Françoise Dorléac, Catherine Deneuve, Jean-Paul Belmondo, Bernard Blier, Mireille Darc, Bernadette Lafont, Michel Serrault, Francis Blanche....

Au cours de cette décennie, Michel Serrault semble accorder plus d'intérêt à sa carrière théâtrale qu'aux personnages que le cinéma lui proposa d'incarner. C'est ainsi qu'il joue "Monsieur Dodd" (1966) d'Arthur Watkin, "Opération Lagrelèche" (1967) écrit et mise en scène avec son compère Jean Poiret, puis "Gugusse" en 1968 de Marcel Achard  qui connut un succès non negligeable, "Le Vison voyageur" (1969) de Jean-Loup Dabadie, "Les Bonhommes" (1970) de Françoise Dorin aux côtés d'Edwige Feuillère et enfin "Le Tombeur" (1972) de Neil Simon.

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Michel Serrault enchaîne avec le même style de film que les précèdents, des comédies loufoques tels que "LA TETE DU CLIENT" (1965) de Jacques Poitrenaud avec Danny Saval, Paul Meurisse, Sophie Desmarets et Michel Galabru. "Le Lit à deux places" (1965) du cinéaste Jean Delannoy avec Darry Cowl, Jean Richard et Sylva Koscina.

"QUAND PASSENT LES FAISANS" (1965) réalisé par Edouard Molinaro sur des dialogues de Michel Audiard, imaginé par Albert Simonin conserve ce style propre à Audiard, que l'on retrouvera dans quelques uns des films devenus cultes comme "Les Tontons flingueurs" ou "Les Barbouzes". Ils réunient les mêmes compéres : Paul Meurisse, Bernard Blier, Michel Serrault et Jean Lefebvre.

1966 marque le début de la collaboration  entre Michel Serrault et Jean-Pierre Mocky, cela a permis au comédien de développer des rôles atypiques mais également des satires sociales de la vie courante. Dans "LES COMPAGNONS DE LA MARGUERITE" (1967) Serrault incarne  un inspecteur de la Brigade des Us et Coutumes aux côtés de Francis Blanche, Claude Rich, Jean Tissier, Michaël Lonsdale et Marcel Pérès. Le tournage s'effectua en octobre 1966, Mocky se résigna à tourner hors des mairies de Yerres, joinville, Robinson et de Paris 10ème, après le refus de celles-ci. En effet, le sujet traitant ouvertement de la falsification des regisres de l'Etat Civil.

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Serrault enchaîna deux autres tournages, le premier réalisé par Louis Grospierre : "Du Mou dans la gâchette" avec Bernard Blier et Jean Lefebvre et "Le Fou du labo 4" de Jacques Besnard avec Pierre Brasseur entre autres. Une période s'achève, une autre commence, plus intéréssante car plus personnelle, plus révélatrice, car on va enfin découvrir les multiples facettes de Michel Serrault. Entretemps, il a joué à trois reprises sous la direction de Raoul André, entre 1967 et 1969 : "Le Grand Bidule" (1967) avec Francis Blanche, Jean Poiret, Darry Cowl et Micheline Dax, puis ce fut "Ces Messieurs de la famille" (1967) avec le même trio que celui précèdemment mais Jean Yanne, Michel Galabru et Annie Cordy sont venus compléter la distribution. Et enfin, le dernier "Ces Messieurs de la gâchette" (1969). On peut aussi ajouter "UN MERVEILLEUX PARFUM D'OSEILLE" (1969) du réalisateur italien Renato Bassi avec Françoise Rosay,Poiret -Serrault, Michel Galabru, Jacques Dufilho, Noël Roquevert...

Pour conclure la première partie consacrée du grand comédien Michel Serrault, il faut souligner sa prestation dans le film de Michel Audiard "LE CRI DU CORMORAN LE SOIR AU-DESSUS DES JONQUES" (1970), d'après le roman de Evan Hunter : "Le paumé".  Serrault incarnait Alfred le paumé, il donna la réplique à un jeune débutant qui n'était autre que Gérard Depardieu, à ses côtés : Paul Meurisse, Bernard Blier, Jean Carmet et Maurice Biraud. Il s'agissait du quatrième film d'Audiard, précurseur d'une comédie qui annonce le fameux film de Pierre Tchernia et un succès mérité.

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En 1972, il trouve enfin un rôle à sa mesure dans "LE VIAGER" dont ce fut le premier long métrage réalisé pour le cinéma par Pierre Tchernia. C'est en travaillant au scénario du dessin animé tiré des aventures de "Lucky Lucke" que son ami René Goscinny et lui eurent l'idée d'un film sur le viager, sujet que, jusqu'alors, le cinéma n'avait pas traité. Il s'agissait d'un personnage à transformations allant du quadragénaire au centenaire. Autour de Michel Serrault, de nombreux amis comédiens : Michel Galabru, Jean-Pierre Darras, Rosy Varte, Odette Laure, Yves Robert, Claude Brasseur,Jean Carmet, Gérard Depardieu, Jean Richard et la dernière prestation au cinéma de Noël Roquevert.

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Cette même année, Serrault interpréta un commissaire de police antipathique et peu scrupuleux quant aux moyens à mettre en oeuvre pour démasquer un assassin dans "UN MEURTRE EST UN MEURTRE" réalisé par Etienne Périer. Un polar au climat pesant, un rôle dramatique pour l'acteur du "Viager", à ses côtés, Jean-Claude Brialy, Stéphane Audran et Robert Hossein. Serrault a accepté de jouer dans les deux premières réalisations de Jean Yanne, le premier "TOUT LE MONDE IL EST BEAU, TOUT LE MONDE IL EST GENTIL" (1972), satire sociale qui fut l'un des plus beaux succès de l'année 72, une pléiade d'artistes défilent tout au long du film : Bernard Blier, Jean Yanne, Daniel Prevost, Marina Vlady, Jacques François, Jean-Marie Proslier, Jean-Roger Caussimon, Les frères ennemis...

Yanne réitère en 1973 avec "MOI Y'EN A VOULOIR DES SOUS", la plupart des comédiens cités dans le précèdent film du cinéaste Jean Yanne avaient acceptés de figurer dans cette nouvelle satire, et un rôle d'écclésiastique pour Serrault....

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_______A SUIVRE PROCHAINEMENT__________

Michel Serrault (2ème partie)

Jean Vigo (avril 2010)

Festival de Cannes (mai 2010)

Michel Simon ( mai 2010)

Joséphine Baker (mai 2010)