DÉCÈS DU COMÉDIEN PHILIPPE NICAUD

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1926 - 2009

L'acteur Philippe Nicaud est décédé à l'âge de 82 ans dans la nuit de samedi 18 au dimanche 19 avril 2009.

Le comédien Philippe Nicaud est né le 27 juin 1926 à Paris, il était le fils de Raymond Nicaud, administrateur de sociétés, il fait ses études à Saint-Louis de Gonzargues, obtient le bac, puis entre à l'Ecole de Direction, se destinant à une carrière commerciale. C'est là qu'il joue un spectacle de fin d'année, "Les jours heureux", et qu'il prend goût à l'art dramatique. Il s'inscrit au cours Simon, fait son service militaire avant d'être engagé par le cinéaste Henri Decoin aux côtés de Louis Jouvet et Dany Robin dans "LES AMOUREUX SONT SEULS AU MONDE" (1947). On obligea le cinéaste à modifier la fin du film, que l'on estima trop dramatique pour un film commercial.

Philippe Nicaud enchaîne successivement avec deux grands cinéastes : Jean Delannoy dans "AUX YEUX DU SOUVENIR" (1947) avec Jean Marais et Michèle Morgan, puis avec Henri-Georges Clouzot dans "MIQUETTE ET SA MERE" (1949) aux côtés de Louis Jouvet, Bourvil et Daniele Delorme.

Pendant les années 50, on finira par se familiariser avec ce visage représentant les jeunes premiers des années 50/60. Philippe Nicaud fut au générique, de deux  films avec Fernandel pour principal interprète : "MEURTRES" (1950) de Richard Pottier, (le film ne fut pas un énorme succès, le sujet étant tabou, l'euthanasie), "Le Printemps, l'automne et l'amour" (1955). 28044

Avec Brigitte Bardot, il avait interprété en 1959 un travesti dans "Voulez-vous danser avec moi ? "de Michel Boisrond. Philippe Nicaud avait aussi partagé l'affiche avec Jeanne Moreau dans "LE DOS AU MUR" (1957) d'Edouard Molinaro.

On peut citer également sa participation dans un film de Sacha Guitry : "LES TROIS FONT LA PAIRE" (1956). Ce fut le dernier film réalisé de son vivant par Sacha Guitry, qui devait mourir quelques semaines après sa sortie. Très malade, l’auteur se contentait, au tournage, de donner de son fauteuil roulant des indications à son producteur (et interprète) Clément Duhour, qui co-signa donc la mise en scène.

Philippe Nicaud donna la réplique à quelques uns des plus grands acteurs français, Bernard Blier dans "EN LEGITIME DEFENSE" (1958), Jean-Claude Brialy dans "Le gigolo" (1960), mais aussi Louis de Funès dans "POUIC-POUIC" (1962) de Jean Girault, il interpréte le faux mari de Mireille Darc.

Il était devenu une figure marquante du théâtre, du cinéma et de la télévision, cette dernière lui ayant permis d'être la vedette avec "L'inspecteur Leclerc enquête", l'une des premières séries. Au théâtre, il a joué dans une quarantaine de pièces. Il avait aussi écrit une chanson pour France Gall, Allô, Monsieur là-haut.

  Son dernier engagement au cinéma remonte à 2000, sous la direction de Georges Batagne pour un court-métrage, "Le Mélomane".

Au théâtre, Philippe Nicaud a joué dans une quarantaine de pièces dont "Trois hommes sur un cheval", avec Robert Dhéry et Colette Brosset, à l'affiche du Théâtre Antoine pour 300 représentations.

En 1956, Philippe Nicaud rencontre l'actrice Christine Carrère, qu'il épouse l'année suivante. Elle décéde fin 2008. Depuis, l'état de santé du comédien s'était dégradé.

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Décès du comédien et humoriste

                         BERNARD HALLER

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Le comédien et humoriste suisse Bernard Haller, mort vendredi 24 avril 2009 à Genève à l'âge de 75 ans à la suite d'un problème pulmonaire, n'a jamais été une véritable star mais fut un impeccable artisan du comique, sorte de funambule sur le fil du rire.

Il a offert à la France des années 80 de grands "one man shows" dans lesquels il était à la fois poète, mime, artiste de cirque et acteur. "Comme Raymond Devos (ndr: qu'il admirait), je suis un clown de l'absurde", disait cet amuseur solitaire au crâne lisse, au regard brillant et au rire aigre-doux et tendre, inquiétant parfois. Ces dernières années, Bernard Haller s'était fait discret, acceptant juste de petits rôles au cinéma. Le mois dernier, il avait toutefois sorti son premier DVD, "Haller hilare", regroupant les moments forts d'une longue carrière pluridisciplinaire.

Né le 5 décembre 1933 à Genève, il entame des études de vétérinaire puis débute au cabaret "Chez Gilles" à Lausanne avant de s'installer à Paris en 1958 pour devenir comédien. "J'ai été chauve très tôt et ça m'a empêché d'être un jeune premier. Je me suis réfugié dans le cabaret", expliquait-il. Il galère longtemps, croise de loin Barbara ou Brel, participant même au cirque Spirou dans des tournées en province.

Un soir de 1971, Pierre Fresnay, alors patron du théâtre de la Michodière l'auditionne: à la fin, les deux hommes parlent. Soudain, le grand homme s'écrie: "Yvonne !" et part à toutes jambes. Depuis plus d'une heure, sa femme, Yvonne Printemps, l'attend dans leur voiture. C'est gagné pour Haller, alors à deux doigts de tout plaquer: Fresnay n'a pas vu le temps passer. Il va enchaîner les tournages et, surtout, se faire un nom dans le domaine très restreint du spectacle solo. 160.000 spectateurs de 95 villes l'applaudissent durant sa première tournée.

Les années suivantes, il interprète avec succès (parfois hors de France) des spectacles intitulés "Et alors?", "Un certain rire incertain", "Salmigondivers", "Vis-à-vie" (en 1982, à Bobino) etc. Le public est ravi d'entendre son fameux sketch à allitération, "Le concasseur de cacao", ou ses piques sur l'actualité: "les politiciens sont de bien mauvais acteurs, je les observe afin de connaître les erreurs à ne pas commettre. Le seul bon comédien était le général de Gaulle: lorsqu'il prenait la parole, il vidait les salles de théâtre"

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Bernard Haller s'illustre également au théâtre ("Fregoli" à Chaillot en 1991, de Jérome Savary ou "Volpone" en 2001), au cinéma ("Je ne sais rien, mais je dirai tout", "Signé Furax", "La Soif de l'or", "Bonjour l'angoisse", "Max, mon amour", "Coup de jeune" etc), à la télévision (Maigret, Nestor Burma etc).508482383_L

 

Selon lui, les comédiens ne sont que des gens de passage et doivent être particulièrement modestes. "Les honneurs, si j'en ai, ne griseront que mes tempes", assurait-il en estimant que "l'humour, c'est un petit garçon qui traverse une cave très sombre et qui sifflote pour se donner du courage". Marié et père de deux enfants, Bernard Haller avait été un passionné de plongée sous-marine.295986560_Lhallerdutoitphoto_1240569367308_4_0

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