LINO VENTURA                1919  - 1987     

                                    Acteur  français

 

                       0001

               42_20318704

              42_16820701

Il restera l'un des acteurs préférés des français. Après avoir été longtemps cantonné dans les rôles de "dur", ce populaire acteur de cinéma français a su en effet prouver qu'il peut être un grand comédien.-   Lino Ventura disait : -"Etre un homme, c'est d'abord assumer complètement un certain nombre de responsabilités qui font partie complètement de la vie d'un homme. Mais je pense qu'il faut une grande part de dignité pour être un homme tel que je le considère, moi. La dignité, ça englobe beaucoup de choses...Je ne suis pas du tout intimidé par une position dans la hiérarchie des hommes, par exemple président, vice-président, peu importe. Pour moi, l'homme n'a de valeur en tant qu'homme que quand il assume quelque chose...C'est vrai que j'ai un goût prononcé pour les personnages de "solitaire", de "silencieux"", c'est peut être mon caractère, mais j'aime bien les gens qui assument..." L.Ventura

                                         hgc3oz56

C'est ainsi que Lino Ventura a pris une place à part dans le cinéma français. Il a été l'un des acteurs français les plus appréciés du public, mais il n'est jamais devenu une "star". Car  une "étoile" est lointaine...l'immense popularité de Ventura n'est pas due à cette inaccessibilité qui fascine les foules et façonne les mythes. Elle tient au contraire à une extraordinaire proximité avec son public. Lequel sympathisait immédiatement avec ce personnage si familier, auquel il pouvait s'identifier. Sous le costume de l'acteur, on devinait un homme sans artifices, généreux et discret, fidèle à ses conceptions, à ses racines et aux siens, grande gueule sans prétention, tendre sous ses airs renfrognés, amateur de repas intimes entre amis, plutôt que des coktails mondains. Un homme qu'on aimerait compter parmi ses amis.

                              444b_1

             18842728

f7aa_1  304309579

                        1861532515_small_1

 

 

Lino Ventura, de son véritable nom Angiolino Ventura (Angelo Borrini), est né le 14 juillet 1919, à Parme (Italie). Il quitte l'Italie à l'âge de sept ans, en compagnie de mère, Luisa Ventura, née Borrini, qui comptait rejoindre son mari à Paris. La jeune femme issue d'une famille très modeste, avait 19 ans à la naissance de son fils unique. Elle avait épousé Giovanni Ventura, originaire du Sud de l'Italie, qui s'était expatrié peu après leur mariage. Lino Ventura résumait ainsi la situation familiale : "Mon père était parti pour des raisons mi-politiques mi-financières d'Italie. Nous l'avons rejoint ici, en France. Quelques temps plus tard, il a disparu".

Une disparition qui, sans aucun doute, a profondément marqué son fils, car ce dernier n'aimait guère évoquer ce père volage qu'il ne revit jamais. Il n'en parlait que très rarement et très brièvement, même à son épouse. Par contre Ventura fut toujours extrêmement attaché à sa mère, une femme au caractère bien décidé et à la personnalité haute en couleurs. Et malgrè l'absence du père, la famille était là, protectrice et soudée.

De son enfance, on ne sait rien ou presque tant cette antistar, venue accidentellement au cinéma, fut peu loquace sur sa vie privée.Ses parents sont exportateurs et, en 1927, quittent l'Italie pour s'installer à Paris. Le petit Lino fréquente l'école du quartier mais son tempérament de bagarreur se révèle déjà et il est renvoyé à sa famille. Il quitta l'école à lâge de quatorze ans, il n'avait guère de goût pour les études et, très jeune, exercera plusieurs métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau, on le retrouve finalement entrepreneur de bonneterie pour enfant.

Mais dès cette époque, il manifesta deux passions: la lutte gréco-romaine, dont il dira plu stard qu'elle fut pour lui "une école d'humilité extraordinaire" (pour José Giovanni, futur durecteur de l'acteur, il ne fait aucune doute que c'est là que Ventura apprit son métier de comédien et acquit sa "présence physique"), et le cinéma dont ces acteurs favoris ont alors pour nom : Humphrey Bogart, Gary Cooper, Spencer Tracy, et, surtout, James Cagney, qu'il s'amuse à imiter.

C'est finalement dans une activité plus accordée à son tempérament et à sa carrure qu'il semble trouver sa voie : il devient lutteur professionnel. En 1950, il est champion d'Europe de lutte. Malheureusement, un accident survenu au cours d'un combat l'oblige à abandonner le ring. Mais, conquis par le milieu du sport et pour lui rester fidèle, il décide d'organiser des matches. Il devient un habitué de la salle Wagram à Paris. En 1953, alors qu'il s'occupe de son affaire de bonneterie, le cinéma va faire appel à lui. C'est là que Jacques Becker le remarque et l'engage pour un rôle important dans "TOUCHEZ PAS AU GRISBI", celui d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. C'est ainsi, sous le double parrainage du film policier et de son aîné, Jean Gabin, qu’il admire et qui le prend en amitié, que Lino Ventura débute dans un métier auquel il était, de toute évidence, destiné. Non seulement par un physique dont la virilité convient aux personnages du genre, qu'ils soient policiers ou gangsters, mais par son aisance, un naturel et un talent qui n'attendaient qu'une occasion pour se révéler. Ventura se taille un honnête succès personnel.

L'année suivante, le cinéaste Henri Decoin lui donne une nouvelle chance, toujours avec Jean Gabin, dans "RAZZIA SUR LA SCHNOUFF" (1955). Tourné en grande partie en décors naturels, le film passionna le public par son aspect documentaire, montrant sans détours les effets de la drogue sur le comportement des intoxiqués -ce qui ne s'était encore jamais vu à l'écran.Scandalisée par cet "étalage des tares de notre société", la critique s'insurgea de voir "tant de crimes et de vices complaisamment décrits". Les autres protagonistes du film aux côtés de Jean Gabin et Lino Ventura furent Magali Noel, Albert Rémy, Jacqueline Porel, Marcel Dalio, Armontel, Paul Frankeur, Lila Kedrova et Pierre-Louis.

touchez_pas_au_grisbi01   touchez_pas_au_grisbi

               touchez_pas_au_grisbi02

              touchez

             2076590772_720110bd29

                         2ef5_1

               touchez_pas

 

razzia_sur_la_chnouf razzia_sur_la_chnouf03

                     razzia

        razzia_chnouf          razzia_sur_la_chnouf01

              razia

               razia

                    razia3

              razzia_sur_la_chnouf2

 

                razzia_sur_la_chnouf_1955_reference

Bien que voué aux rôles de deuxième couteau, Lino Ventura retient pourtant l'attention par son gabarit, très inhabituel dans le cinéma français de l'époque. Il enchaîne successivement plusieurs tournages de films dont "La Loi des rues" (1956) de Ralph Habib,"Le Feu aux poudres" (1957) d'Henri Decoin, "Action immédiate" (1957) de Maurice Labro, Puis deux autres films avec Gilles Grangier "LE ROUGE EST MIS" (1957) de Gilles Grangier (à nouveau avec Jean Gabin), et "TROIS JOURS A VIVRE" (1958) aux côtés de Jeanne Moreau et Daniel Gélin.

Le public découvre au milieu des années 50, les classiques américains du film noir et de la littérature policière, Lino Ventura, avec son physique à la fois puissant et clame, va tout naturellement incarner les policiers, truands ou agents secrets à la française, ce qui lui vaut d'emblée une très grande popularité. Une popularité bientôt encombrante d'ailleurs : Ventura aura en effet quelque mal à se défaire de l'étiquette du "Gorille", héros bien français de toute une série de films d'espionnage auquel le public l'identifie bien malgrè lui.

Depuis sa première apparition dans "TOUCHEZ PAS AU GRISBI" en 1954, l'ascension de Lino Ventura a été rapide et régulière. Il a très vite prouvé qu'il savait être autre chose qu'un "bagarreur" LE GORILLE VOUS SALUE BIEN" (1958) de Bernard Borderie et, "LE FAUVE EST LÂCHÉ" (1959) de Maurice Labro pour passer, grâce à son incontestable instinct de comédien, à des rôles plus complexes. Son véritable grand départ lui est donné par Claude Sautet, qui lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo, en 1960, dans "CLASSE TOUS RISQUES". Un film qui marquait également sa première rencontre avec un auteur de la "Série Noire", José Giovanni. Ce constant élargissement du registre du comédien, le métier acquis et le poids qu'il sait donner à ses personnages vont permettre à Lino Ventura de s'affirmer définitivement comme l'un des meilleurs interprètes du cinéma français. Dans le rôle traditionnel du truand – ou du policier – vieilli, fatigué, de l'homme d'expérience sensible à l'amitié virile.

la_loi_des_rues   crime_et_chatiment

                           action_immediate

                action_immediate2

              action_immediate

                               32162609_p

                           le_rouge_est_mis

 

              le_rouge_est_mis_2

             le_rouge_est_mis_3

              le_rouge_est_mis_6

               le_rouge_est_mis_7

               rouge_est_mis_1957_01_g

              rouge_est_mis_1957_03_g

              le_rouge_est_mis_5

                le_rouge_est_mis_1957_reference

                                   l_etrange_monsieur_steve

                               le_gorille_vous_salue_bien01

le_gorille_vous_salue_bien    le_gorille_vous_salue_bien02

              le_gorille2

                       le_gorille

              le_gorille3

              le_gorille5

                            le_gorille8

              le_gorille4

                                  trois_jours_a_vivre01

1959_Montparnasse_19     montparnasse_19

    ces_dames_preferent_le_mambo          maigret_tend_un_piege01

Avec "ASCENSEUR POUR L'ECHAFFAUD (1957) de Louis Malle, Ventura s'essaye donc à un autre registre ce qui lui vaut l'attention des critiques qui signale son excellent prestation dans le rôle du commissaire Cherier. Il en est de même avec "MONTPARNASSE 19" (1958) ou, à nouveau dirigé par Jacques Becker, il compose un portrait tout à fait ambigu de spéculateur en oeuvres d'art. Promu tête d'affiche, Ventura peut désormais choisir ses rôles : il le fera avec prudence et circonspection, ce qui l'amènera trop souvent hélas à opter pour une certaine facilité. C'est ainsi qu'il restera totalement en marge de la "Nouvelle Vague" dont les cinéastes admirent pourtant, comme lui le cinéma américain.

Ainsi, après avoir échappé à l'image du "Gorille" et à la suprématie de Jean Gabin, Lino Ventura s'enferme de film en film dans un nouveau stéréotype : le dur au coeur tendre. Si cette image lui confère un surcroît de popularité auprès du grand public.

Il faut signaler aussi sa prestation dans le film de Julien Duviver en 1959 dans "MARIE-OCTOBRE", un véritable huit-clos ou de nombreux prestigieux acteurs vont s'en donner à coeur joie pour connaître l'assassin qui se trouve autour des invités, interprétés par Danielle Darrieux, Bernard Blier, Paul Meurisse,Paul Frankeur, Serge Reggiani, Noel Roquevert, Robert Dalban,Paul Guers, Daniel Ivernel et Jeanne Fusier-Gir. Puis avec Michel Boisrond "LE CHEMIN DES ECOLIERS" (1959) avec Bourvil, Alain Delon, Jean-Claude Brialy et Françoise Arnoul.

Avec Edouard Molinaro ce fut "UN TEMOIN DANS LA VILLE" (1959), une intrigue policière donnant l'occasion de décrire, à travers de nombreux éléments quasi-documentaires, le milieu des chauffeurs de taxi, plus spécialement ceux équipés de radio-téléphones reliés à un standard, relative nouveauté alors. Lino Ventura  y jouait un de ses rares rôles antipathiques.

Egalement en 1959, il tourne sous la direction de Gilles Grangier "125, Rue Montmartre",  qui fut l'adresse des Messageries de la Presse Parisienne, tiré du roman d'André Gillois sur des dialogues d'Audiard. Le film fut tourné en partie en extérieurs, rue Montmartre, de jour comme de nuit...

 

                              aadfr23

                 113942583_tp

le_fauve_est_lache01     le_fauve_est_lache02

              le_fauve_est_lache

                aa32245734_p

sursis_pour_un_vivant01  sursis

                                 12_heures_d_horloge

                                 marie_octobre

                            28814414_p

            

              28813150_pmarie_octobre

                       28813201_p

                28814452_p

                                   un_temoin_dans_la_ville

              un_temoin_dans

                      un_temoin_dans2

                       un_temoin_dans3

125_rue_montmatre 125_rue_montmartre01833835085_L

              125rue

              125rue5jpg

               125rue7jpg

               125rue

                        125rue9jpg

              125rue

              125rue

              125rue

le_chemin_des_ecoliers02 le_chemin_des_ecoliers

                             le_chemin_des_ecoliers01

             chemin_des_ecoliers_3_1_g

              chemin_des_ecoliers_1959_04_g

"CLASSE TOUS RISQUES" est le premier vrai film de Claude Sautet. Celui-ci avait remarqué Lino Ventura quelques années auparavant dans "Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker, où il avait un petit rôle. Il fit sa connaissance en écrivant pour lui, ensuite, le scénario du "FAUVE EST LÂCHÉ" (1958) et c'est Ventura qui lui donna à lire le roman de José Giovanni et lui proposa de le tourner. Quant à Jean-Paul Belmondo, il n'était pas encore une vedette. Sautet eut des difficultés à terminer son film. Les producteurs, à cause de la censure, ne voulaient pas de la fin du livre, que Sautet aimait beaucoup. Il ne voulait pas non plus que son personnage se rende à la police. Le tournage ne fut pas terminé. Deux mois après, il eut l'idée du dernier plan : Abel marche dans la foule, pendant qu'une voix off conclut : "Quelques jours plus tard, Abel Davos fut arrêté, condamné et exécuté."

                        classe_tous_risques01

                        classe

              classe_tous_risques_1960_reference

              classe_tous_risques_3

              classe_tous_risques_2

              classe2

              classetousrisques

                  classe_tout

                     18889337_w434_h_q80

                     18889338

                classe3

             18811217

               classe2

En 1960, il participe au tournage d' "UN TAXI POUR TOBROUK" de Denys de la Patellière, ce huit clos dans le désert est dialogué par Michel Audiard, et interprétés en dehors de Ventura par Charles Aznavour, Maurice Biraud et Hardy Kruger. Amitié, solidarité, absurdités de la guerre sont dépeintes avec précision tout au long des 175 minutes du film.Le tournage se déroula en Espagne dans la région d'Almeria. Du roman à succès de l'écrivain-comédien René Havard, Denys de La Patellière a tiré un film fort spectaculaire dont le scénario original était titré : "Commando perdu". "Ce scénario fut modifié car il prônait un peu trop, déclare La Patellière, la solidarité entre militaires." A la demande des producteurs, le film fut projeté en avant-première à des officiers qui ne trouvèrent rien à lui reprocher. 

                          a32170463_p

               32009457_p

               32009482_p

              32009522_p

              32009557_p

              32009592_p

             32009615_p

                           32009642_p

                          32009689_p

              32009711_p

              32009752_p

                           32009732_p

Lino Ventura tourna son premier film avec le cinéaste Henri Verneuil, en 1961 dans "Les Lions sont lâchés" aux côtés de Michèle Morgan, Danielle Darrieux, Claudia Cardinale et Jean-Claude Brialy, puis enchaîne à nouveau avec Denys de la Patellière dans "LE BATEAU D'EMILE", d'après une nouvelle de Georges Simenon, avec une pléiade d'acteurs, Annie Girardot,Pierre Brasseur, Michel Simon, Jacques Monod, Edith Scob.(Et toujours Michel Audiard, comme dialoguiste...Sa sortie au cinéma eut lieu le 3 mars 1962. Lino Ventura et Annie Girardot s'étaient côtoyés dans "LE ROUGE EST MIS" (1957) et "MAIGRET TEND UN PIEGE" (1958).

Après une escapade avec le Maître de la comédie italienne Vittorio de Sica, dans  "Le jugement dernier", il participe au tournage d'un film à sketches de Julien Duvivier dans "LE DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS"  (1962) ou l'on peut voir quelques uns des plus grands noms du cinéma français, d'Alain Delon à Fernandel, de Louis de Funès à Michel Simon, de Micheline Presle à Charles Aznavour, de Françoise Arnoul à Claude Dauphin, et bien d'autres...

les_mysteres_d_angkor la_fille_dans_la_vitrine

                              les_petits_matins

                               les_lions_sont_laches

               28813484_p

                               le_bateau_d_emile

               le_bateau_d_emile2

               le_bateau

               le_bateau1

                 le_bateau7

                  le_bateau4

              le_bateau6

 

le_bateau8

                          8c05_12

                            le_diable_et_les_10_commandements

                le_diable

                               carmen_63

Un film culte qu'on ne se lasse pas de voir ou revoir, celui de Georges Lautner avec "LES TONTONS FLINGUEURS" (1963), Ventura rencontre un certain bonheur à faire de la comédie. En travaillant avec Albert Simonin, dont son roman s'intitulait "Grisbi or not grisbi"  et auquel Lautner utilisa l'ecrivain en tant que dialoguiste, étant donné qu'il était spécialiste de la "langue verte" ou "argot du milieu". Aux côtés de Ventura, Bernad Blier, Francis Blanche, Claude Rich, Robert Dalban,Jean Lefebvre et Venantino Venantini. Pourtant étrillé par la critique. "Les tontons flingueurs" séduit le public : 470 935 entrées en première exclusivité sur Paris-périphérie. A tout majeur du film, les dialogues au vitriol d'Audiard.Georges Lautner récidiva avec "LES BARBOUZES" en 1964, mais le film ne rencontra pas le même succès que le précèdent.Ventura, Blier, Francis Blanche et Robert Dalban se retrouvèrent à nouveau, à l'affiche de ce film, aux côtés de Mireille Darc qui allait être "Galia" dans un film de Lautner. Il y eut au total trois films sous la direction de Georges Lautner, trois des plus grands succès de sa carrière. Le troisième fut "NE NOUS FACHONS PAS" (1965) avec la même équipe Ventura-Lefebvre-Darc-Audiard.

A propos de "NE NOUS FÂCHONS PAS" Louis Chauvet (in "Le Figaro", 22 avril 1966) écrivait : "Lino Ventura, dont les mines accablées les colères - contenues - et les colères moins bien contenues - forment un récital des plus réjouissants (...). Lautner s'offre une parodie personnelle de James Bond : Lino Ventura contre les Beatles du crime(...). Georges Lautner a décidément un style très personnel, cursif et joyeux. Depuis l'anglais Mackendrick (TUEURS DE DAMES), aucun auteur de film n'a pratiqué l'humour noir avec plus de malice."

                               les_tontons_flingueurs

                     les_tontons

               18881984

              18881952

               18881959

                       06cf_1

                         _B_0Foy__2k___KGrHgoOKiwEjlLmDn3YBKtMhlM_vw___12

 

                    _Bcqm4rw_2k___KGrHqIOKiwEq4bSsd8jBK1fcO73rw___12

               les_tontons_flingueurs_1963_reference

              18881962

les_barbouzes441392930_L

              les_barbouzes

               les_barbouzes3

                              ne_nous_fachons_pas01

  ne_nous_fachons_pas02  ne_nous_fachons_pas

              ne_nous_fachons_pas0_3

              ne_nous_fachons_pas_1965_reference

              ne_nous_fachons_pas_2

                    ne_nous_fachons_pas_1

                  18818151_w434_h_q80

              18818164

              ne_nous_fachons_pas_5

              ne_nous_fachons_pas_3

"CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL" d'Henri Verneuil fut choisi pour représenter officiellement la France au Festival de Cannes 1964, ce qui provoqua un tollé général de la part de la critique non seulement française mais également étrangère. En Italie, le journal «Paesa Sera» le qualifia de «sorte de sous-Clouzot qui s'adresse aux plus bas instincts», à Londres, le "Guardian" déplora «Si c'est là un exemple du goût populaire français, que Dieu sauve la France». Et en France, Pierre Billard s'étonna. «Comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l'Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste hons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques '» in « Cinéma 64» n° 86). Toutefois, le public fut loin de partager cette opinion puisque le film totalisa la meilleure recette de l'année avec 447 000 entrées à Paris en 18 semaines d'exclusivité. Ventura retrouva le Belmondo de "Classe tout risques",le Blier des "Tontons flingueurs" et les dialogues d'Audiard.

Après le coup de maître de "CLASSE TOUS RISQUES", unanimement salué par la critique comme un grand film noir; les cinéphiles s'étonnèrent de ne pas voir un autre film de Claude Sautet. À cette époque, il était surtout scénariste et adaptateur. “Entreprendre un film comme je le fais, devait-il déclarer dans une interview en 1970, c'est se consacrer toute une année à ce film, sacrifier.sa vie privée, et il faut vraiment que ça en vaille la peine. Alors je préférais aider les autres à faire leurs films”.

Jusqu'au jour où “l'angoisse de ne pas tourner a été la plus forte”. Sautet jeta alors son dévolu sur un roman de Charles Williams, “Ont-ils des jambes ?” (“Aground”),pour certains aspects qui l'intéressaient plus particulièrement : le fait que le héros était passif durant la majeure partie de l'histoire, l'idée d'un bateau “immobile sur la mer”. La construction du film est celle de l'attente, de l'accumulation de force et de haine, avant une explosion de violence retardée au maximum et qui ne peut manquer de se produire. Ce fut "L'ARME A GAUCHE" (1965).Ce fut une année importante dans la vie de Lino Ventura. Elle correspond, en effet, à la création du Comité "Perce-Neige" pour l'aide à l'enfance inadaptée et au mariage, en mars de sa fille ainée, Milène, avec Claude Lasserre. Enfin, le mois de décembre voit l'organisation de lap remière opération grand public au profut de "Perce-Neige".

                              cent_mille_dollars_au_soleil

                             cent_mille_dollard_au_soleil01

            833927441_L

              cent_mille_dollars_au_soleil_3

              cent_mille_dollars_au_soleil_5

               1602_p_20020425_00QZ49_0JPURBNX

               cent_mille_dollars_au_soleil_1963_reference

                cent_mille_dollars_au_soleil_6

              100000_dollars

              cent_mille_dollars_au_soleil_2

                         100000_dollars2

 

                              l_arme_a_gauche

              l_arme

               l_arme2

 

Lino Ventura tourna trois films avec le cinéaste Pierre Granier-Deferre qui mit en scène  "LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES" (1965) avec à l'affiche Aznavour, Maurice Biraud, Françoise Rosay, Pierre Brasseur et Irina Demick. Puis "ADIEU POULET" en 1975, Ventura donna la réplique au grand acteur qu'était Patrick Dewaere. Puis "LA CAGE" (1975), un huit-clos entre Ventura et Ingrid Thulin.

                                                                  Pierre Granier-Deferre

                                la_metamorphose_des_cloportes

                          la_m_tamorphoseaff

              la_metamorphose_des_cloportes5

              la_m_tamorphose

              la_metamorphose_des_cloportes_3

              la_metamorphose_des_cloportes_4

                      la_m_tamorphose2

               la_metamorphose_des_cloportes_1965_reference

              la_metamorphose_des_cloportes_5

              la_metamorphose_des_cloportes_1965_reference

 

                              adieu_poulet

             n11278998601_450355_7632

              adieu_poulet

              18835202

              adieu_poulet2

                     n11278998601_450356_7870

                         32010075_p

              la_cage_1975_2

              la_cage_1975_reference

              la_cage2

                   f53d_1_b

Avec "LES GRANDES GUEULES" tourné au printemps 1965 et sorti en octobre, Lino Ventura signe son quarantième film. Dans ce film réalisé par Robert Enrico d'après le roman "Le haut-fer" de José Giovanni; il retrouve Bourvil avec qui il avait tourné "Le chemin des écoliers", six ans plus tôt. Figurent également au générique Marie Dubois, Michel Constantin, Jess Hahn, Paul Crauchet et Jean-Claude Rolland. Robert Enrico affirma qu'il s'agissait d'un projet de Lino Ventura. À l'origine José Giovanni avait écrit une nouvelle sur les libérés conditionnels embauchés dans un haut-fer (une scierie). Sur les conseils de Lino, Giovanni a transformé la nouvelle en scénario. Puis, comme personne ne voulait le tourner, il a repris son scénario et cette fois l'a transformé en roman." (Nouvelles Littéraires, 28 octobre 65). Le producteur Michel Ardan s'intéresse alors au sujet et envisage d'en confier la réalisation à Jean Becker, puis à Claude Sautet.
Le film a été tourné sur les lieux où Giovanni a situé son roman, dans la clairière de Cellet, près de Gérardmer.

L'action du roman de Gilles Perrault se déroulait pendant la guerre froide, autour du mur de Berlin qui a disparu de l'adaptation de José Giovanni car, raconta celui-ci, ni Lino Ventura, ni Jacques Deray, ni Eugène Tucherer, le producteur, ne voulaient d'un film « politique ». « Je prends la température chez Lino, heureux de tourner un film d'espionnage. Et il aime bien Deray. J'ai besoin d'un ancrage. Jacques pense à Vienne. Nous partons en repérage pour que je m'imprègne. Je travaille sur le registre majeur de Lino, qui est également le mien : l'amitié. J'invente un deuxième agent secret. Je livre un premier scénario. Je n'aime pas replâtrer. Je recommence tout. Le film s'intitulera "AVEC LA PEAU DES AUTRES" (1966). Deray apportera son style. » (José Giovanni, in "Mes Grandes Gueules", Fayard, 2002).

                                    les_grandes_gueules

                        526c_1

                     2eaa_1

              les_grandes_gueules_2

                     1216_1

              les_grandes_gueules_1965_reference

               les_grandes_gueules

              les_grandes_gueules_5

              les_grandes_gueules_3

              les_grandes_gueules_4

              les_grandes

               les_grandes_gueules_1

 

                          avec_la_peau_des_autres

                      avec_la_peau

                             avec_la_peau2

               avec_la_peau3

               avec_la_peau4

              18814905

              avec_la_peau5

              18814891

              18814895

 

"LE DEUXIEME SOUFFLE" (1966) de Jean-Pierre Melville d'après un roman de José Giovanni, avec notamment Lino Ventura, Raymond Pellegrin et Paul Meurisse. Un fleuron du film noir français. Une des plus belles réussites de Lino Ventura.Dès sa parution en 1958, le livre de José Giovanni intéresse producteurs et réalisateurs, dont Jacques Becker, Melville faillit tourner le film en 1964. La distribution était alors la suivante: Serge Reggiani (Gu), Simone Signoret (Manouche), Lino Ventura (Blot), Roger Hanin (Jo Ricci), Raymond Pellegrin (Paul Ricci). Dans le projet de Denys de La Patellière, Gabin interprétait Gu et Ventura gardait celui de Blot.

Avec "LES AVENTURIERS" (1967), Robert Enrico emprunta à José Giovanni le sujet de son nouveau film, mais ne garda que certains épisodes du roman. De plus, il supprima un personnage masculin pour le remplacer par une femme. Il pensa tout d'abord confier le rôle à Bibi Andersson mais finalement le donne à une jeune actrice canadienne, Joanna Shimkus.Le film fut tourné à Djerba, en Lozère et au Fort Boyard, au large de La Rochelle. Huit ans après "Le chemin des écoliers", Lino Ventura retrouve Alain Delon dans ce film d'aventures qui fonctionna à merveille.

"LE RAPACE" (1968) fut tourné au Mexique, avec des acteurs locaux dont Rosa Furman."La réussite de José Giovanni me paraît assez exceptionnelle pour mériter un hommage (..). LE RAPACE est un défi délibéré à ceux qui doutent d'un cinéma français capable d'aborder des sujets réservés au western (..). A mon sens, LE RAPACE est l'un des meilleurs films d'aventures de classe internationale qu'on ait faits en France depuis le temps qu'on s'évertue à imiter le cinéma étranger" (Henry Chapier in "Combat" 24 avril 1968). Paraît-il que Ventura considérait ce film, comme son préféré dans sa filmographie.

le_deuxieme_souffle2 Deuxieme_20souffle_20_le_

                         le_deuxieme

                                 le_deuxieme_souffle_4

 

                                      le_deuxieme_souffle_5

               le_deuxieme11

              le_deuxieme_souffle5

              le_deuxieme

              le_deuxieme8

              le_deuxieme5

               le_deu

               le_deuxieme10

                  le_deuxieme2

               le_deuxieme_souffle_3

              le_deuxieme_souffle_1966_reference

              le_deuxieme3

              le_deuxieme9

              le_deuxieme_souffle_2

              le_deuxieme6

              le_deuxieme4

              le_deuxieme7

 

                              les_aventuriers

                  42_24656536

              0000275669_003

              les_aventuriers

              0000275669_008

              18824910

              18824918

 

le_rapace01 le_rapace

              18842724

              le_rapace

              le_rapace_6

              le_rapace_4

              le_rapace_5

              le_rapace_3

                    le_rapace_2

              le_rapace_1967_reference

               le_rapace_7

 

Retour devant les caméras du cinéaste Jean-Pierre Melville dans "L'ARMEE DES OMBRES" (1969), Lino Ventura est l'ingénieur Gerbier, membre de la résistance de "l'armée des ombres" et partage l'affiche avec Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet, Christian Barbier et Serge Reggiani. Le film est, bien sur, l'adaptation à l'écran du célèbre roman de Joseph Kessel. A propos de ce film, Melville déclara "Je l'ai porté en moi 25 ans et 14 mois exactement. Il fallait que je le fasse et que je le fasse maintenant, complètement dépassionné sans le moindre relent de cocorico. C'est un morceau de ma mémoire, de ma chair." (Cinéma 69. No 140). Ce fut un véritable chef d'oeuvre.

30864622_p  30864642_p

              30867315_p

                    30865728_p

              30867436_p

                30867930_p

             30866020_p

              30867895_p

              30867922_p

 

              30884815_p

              30884846_p

               30867988_p

               30949711_p

              30949741_p

              30868222_p

 

"LE CLAN DES SICILIENS" fut une superproduction à "l'américaine". Avec 829 580 entrées en première exclusivité sur Paris-périphérique, le film sorti le 5 décembre 1969 fut un immense succès populaire. Comment aurait-il pu en être autrement avec, à l'affiche, le trio Gabin-Ventura-Delon ?.Le film sera d'ailleurs l'une des vedettes de la 25ème Nuit du Cinéma qui se déroula le 18 décembre 1970. Henri Verneuil, pour la réalisation, et Lino Ventura, pour l'interprétation, y recevront chacun un "triomphe" des mains de Denise Fabre.

le_clan_des_siciliensle_clan_des_siciliens01

               le_clan_des_siciliens_1

              18839857

              18839864

                        18839867_w434_h_q80

              clan_des_siciliens_1969_31_g

                       Pendant le tournage du "Clan des siciliens"

               18839863

               18839861

              clan_des_siciliens_1969_tou_02_g

                                                                                                              Avec Henri Verneuil

            18839855

"Car la vie est un bien perdu quand on n'a pas vécu comme on l'aurait voulu"... Cette phrase du poète roumain Mihai Eminescu, José Giovanni l'a placée en conclusion de son film, à propos duquel il déclarait : "L'idée m'avait passionné de montrer un flic qui marchait à pied dans la ville, qui ne prenait pas de bagnole rapide, ni tout ce folklore qu'on voit dans les films. Je l'ai fait pour cette raison, ce film, en contrepoint de tout ce qui existait." DERNIER DOMICILE CONNU" (1969) est devenu depuis un classique du cinéma policier français. les principaux interprètes furent Lino Ventura,Marlène Jobert et Michel Constantin.

"BOULEVARD DU RHUM" (1971) de Robert Enrico avec Brigitte Bardot et Lino Ventura donnait l'impression d'une affiche a priori alléchante, et pourtant ce fut un résultat médiocre. Le courant d'ailleurs, ne passa pas du tout entre le sex-symbol national et l'acteur le plus discret du cinéma français. Il fut très choqué par le tapage médiatique fait autour de la star. Tous deux se regardent en chien de faience et selon le réalisateur, cette anthipathie aurait nuit au succès du film...

 

32010107_pdernier_domicile_connu01

                        18835706_w434_h_q80

              dernier_domi

               18842717

              dernier

               dernier_domi2

              18842734

                                 Pendant le tournage avec José Giovanni et Marlène Jobert

               18842738

fantasia_chez_les_ploucs01 fantasia_chez_les_ploucs

                             fantasia3

                              fantasia2

               fantasia

                             boulevard_du_20rhum

              31816487_p

              31743766_p

             31743798_p

                            31832356_p

                         31832383_p

              31798458_p

              31789023_p

                        Robert Enrico -Brigitte Bardot -Lino Ventura

836005877_L18907443

Au début des années 70, Lino Ventura fait de nouvelles rencontres, lie de nouvelles amitiés. Ainsi, il s'embarque dans une extraordinaire aventure, celle de Lelouch, en compagnie de Jacques Brel. Le 10 novembre 1971, remise des Etoiles de Cristal de l'Académie du Cinéma. Outre Marie-José Nat et Marina Vlady, sont récompensés Lino Ventura et Charles Denner qui vont tourner ensemble dans "L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE" en 1971 sous la direction de Claude Lelouch, ils partageront la vedette avec Jacques Brel, Charles Gérard et Aldo Maccione. Un film qui viendra à point pour redorer le blason de Ventura. 

Ventura tourna un deuxième film avec Lelouch,"LA BONNE ANNEE" (1973), on le retrouve ensuite en voyageur de commerce, tueur à gages à ses heures perdues affligé d'un encombrant candidat au suicide (Jacques Brel) dans "L'EMMERDEUR" toujours en 1973, noire comédie d'Edouard Molinaro. Ce fut un succès qui repose entièrement sur la comique association de deux personnages opposés : Brel, tendre et pitoyable rêveur, s'accroche aux basques de ventura, tueur cynique, méticuleux et glacial, et l'empêche d'exécuter sa mission. Mais si à l'écran, les deux hommes, semblaient totalement antagonistes, dans la vie, ils se rejoignaient sur bien des points : On avait les mêmes principes sur les hommes, sur la dignité, sur la liberté.

Claude Lelouch

         l_aventure_c_est_l_aventure

GYU

BNH

 

l_aventure_c_est_l_aventure002

18815005

l_aventure_c_est_l_aventure_001

l_aventure_c_est_l_aventure_1971_diaporama_portrait

l_aventure_c_est_l_aventure_0003

l_aventure_c_est_l_aventure_3

Jacques Brel -Lino Ventura -Claude Lelouch

l_aventure_c_est_l_aventure_1971_reference

mir_72_aventure

bonne_anneela_bonne2

18967938

la_bonne

l_aventure_c_est_l_aventure_002

Claude Lelouch - Lino Ventura - Françoise Fabian

bonne_annee_1973_tou_04_g

          a32174889_p

l_emmerdeur2

 

18453590jpg_2ead_f3b20

l_ememrdeur

n11278998601_450364_9419

32209636_p

18844577

 

18453589_w434_h_q80

18453588_w434_h_q80

Enfin, Lino Ventura apparait par amitié dans des films beaucoup plus confidentiels : "La raison du plus fou" écrit par Raymond Devos (1972), et "Le Far-West" (1973) réalisé par Jacques Brel. En 1972 c'est "LE SILENCIEUX" de Claude Pinoteau, l'histoire d'un homme traqué tiré d'un roman de Francis Ryck "Drôle de pistolet". Trois autres succès de Claude Pinoteau, viendront encore couronner sa collaboration avec Ventura : "LA GIFLE" (1974), "L'HOMME EN COLERE" (1979) et "LA SEPTIEME CIBLE" en 1984.

Dans "LA GIFLE", l'acteur interprète avec maestria un rôle inhabituel d'intellectuel (un prof de géographie) et de père inquiet, face à la jeune Isabelle Adjani. "Le sujet    m'a plus car Dabadie (qui écrit les dialogues,) Pinoteau et moi-même, avions des filles. Nous avons voulu faire une comédie inter-générations en faisant appel à nos propres expériences de pères". Isabelle Adjani raconte avec amusement : "Lino était plein de gentillesse et de chaleur. A tel point qu'il finissait par se prendre pour mon père, et qu'il n'était pas d'accord sur la scène d'amour un peu déshabillée au moment ou je cède à Jacques Spiesser..."

Dans "L'HOMME EN COLERE", Lino se bagarre avec son fils interprété par Laurent Mallet. (Ventura manqua de mettre K.O, le jeune acteur !) Ce fut la première fois que Lino Ventura fit un véritable baiser sensuel à l'actrice américaine Angie Dickinson.

"LA SEPTIEME CIBLE" , Lino est, aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari, Elizabeth Bourgine et Jean-Pierre Bacri. Le film fut à l'affiche au cinéma le 19 décembre 1984'.Ce fut véritablement son dernier grand film français à Lino, mise à part son apparition au film de son ami Roger Hanin dans "LA RUMBA" (1987).  Après, on le vit que dans un film de TV de Michael Anderson  "Vengeance" et au final, un film inédit italien "Maladetto ferragosto" en 1987, l'année de sa disparition.

A propos du scénario de "LA SEPTIÈME CIBLE", le réalisateur a déclaré qu'il ne voulait pas "écrire seul" - son ambition étant "purement cinématographique" - et qu'il avait besoin d'un excellent scénariste.. ceux-ci étant rares dans le cinéma français. "Avec Dabadie, a ajouté Pinoteau, "nous avons essayé de donner au "thriller" une couleur un peu différente. Ainsi, le film est construit comme le concerto de Vladimir Cosma qui l'illustre, avec des andante, des vivace des alternances de sourires et de violence... Nous voulions aussi que le "héros" ne soit ni un truand ni un policier, mais un homme de tous les jours, avec un entourage, une famille, des amis..."

la_raison_du_plus_fou le_far_west

Claude Pinoteau

       le_silencieux

 

       laffaire_valachi

cosa

cosa_nostra_valachi_papers_3

42_22481611

cosa_nostra_valachi_papers_1972_reference

cosa_nostra2

       a32175114_p

la_gifle

la_gifle

la_gifle6

la_gifle_1974_5

18859350

la_gifle

la_gifle_3

la_gifle_1

42_18983734

ndvd001zz5

la_gifle_19

la_gifle2

 

l_homme_en_colere

l_homme_en

l_homme_en2

 

a32175437_p

Francesco Rosi décida de confier le rôle principal de "CADAVRES EXQUIS" (1976) à Lino Ventura. Rosi à qui l'on demandait de justifier ce choix, répondit "Il me fallait un héros solide, un homme qui n'ait rien d'un naif mais qui soit honnête." Et c'est bien ce que fut le populaire acteur français dans le rôle de l'inspecteur Amérigo Rogas chargé d'enquêter sur des mystérieux assassinats de juges italiens. Après cette expérience concluante, unaniment saluée par la critique, Lino Ventura se voit proposer des rôles plus fouillés dans lesquels la nuance prime enfin sur la puissance physique. "Jusqu'à maintenant dans mes films j'avançais les  mains pleines de mitraillettes. Pour la première fois j'avance les mains nues", déclara Ventura après "UN PAPILLON SUR L'EPAULE" (1978) de Jacques Deray, ou il compose le rôle d'un vacancier anonyme en villégiature à Barcelone, est embringué dans une véritable machination. Tout commence par la découverte d'un cadavre ensanglanté  dans sa propre chambre d'hôtel, puis son réveil dans un lit d'hôpital, après qu'il ait été assommé par des inconnus. Ce film est un thriller haletant. Au cours d'un " Grand échiquier " à la télévision, le 31 mai 1979, Lino Ventura disait avoir été choqué par l'indifférence des gens, constatée lors du tournage de la dernière scène, où il s'effondre, devant la gare, filmé en caméra invisible, au téléobjectif. Il est ainsi resté plusieurs dizaines de secondes, gisant par terre, sans que personne n'intervienne.

a32210546_pa7e1_1

cadavres

cadavres3

cadavres2

cadavres4

 

00cadavres-exquis

un_papillon_sur_l_epaule

le_papillon

le_papillon2

un_papillon_sur_l_epaule_1

un_papillon_sur_l_epaule_4

un_papillon_sur_l_epaule_1978_reference

un_papillon_sur_l_epaule_3

un_papillon_sur_l_epaule4
   

Dans "La Grande Menace" (1978) de Jack Gold, Lino cotoie un autre grand nom du cinéma américain : Richard Burton. A partir des années 80, Lino Ventura prend d'ailleurs ses distances avec le cinéma : Après "ESPION LEVE TOI" (1981) un thriller  d'espionnage d'Yves Boisset, qui permet à Lino Ventura de retrouver un de ces rôles d'homme traqué tels qu'il les affectionne et dans lesquels il excelle. Les autres interprètes du film sont Michel Piccoli, Bruno Cremer, Bernard Fresson et Krystina Janga.

       a32211536_p

         l_a_grande_menace

la_grande_menace6

la_grande_menace_the_

la_grande_menace_the_medusa_touch_2

la_grande_menace_the_2

          la_grande_menace_the_medusa_

la_grande_menace_

espion_toi espion

espion_leve_toi_6

espion_leve_toi_1981_reference

espion_leve_toi_4

espion_leve_toi_5

espion_leve_toi_3

espion_leve_toi_2

espio_

espion2

espion13

9983_1A0007933

 

                ______en restructuration_____